Editoriaux - Environnement - 27 juin 2019

Ecolos-bobos… les nouveaux Tartuffe !

L’écologisme est devenu la nouvelle religion avec ses grands prêtres et ses dévots. De plus en plus répandue parmi notre « élite », elle est une pratique sectaire qui joue sur les peurs en instrumentalisant le moindre phénomène météorologique ou le moindre aléa climatique. On dramatise, on projette à n+50 et on légifère. Gare, alors, aux contrevenants, car dans ce domaine, la répression est féroce. Sous un vernis de grande cause, l’écologisme radical est un totalitarisme qui avance masqué.

Parmi les scientifiques dissidents et les spécialistes, la moindre hypothèse hétérodoxe déclenche les anathèmes et les condamnations. Sur les plateaux de télévision, les déviants sont livrés à la vindicte comme au temps des pires répressions. Les portes claquent. On ne débat pas avec ces gens-là !

L’écolo-bobo tendance pastèque, vert à l’extérieur et rouge à l’intérieur, s’inquiète de l’équilibre global de la planète et de son climat. Il pointe du doigt le rôle prédateur de l’homme sur la biodiversité. Antinucléaire avéré ou militant du cannabis sans frontières, il se targue d’une vision à long terme sur l’avenir de la planète. En soutenant la construction de champs éoliens sur terre et sur mer, il se dit soucieux des générations futures, alors que l’exemple allemand dément catégoriquement l’efficacité de cette politique. Ce grand brassage de vent n’en est pas à une contradiction près et s’accommode très aisément de moultes incohérences.

Car leur duplicité dépasse largement le cadre de l’écologie. L’écolo-bobo prône la mondialisation et le métissage… tant qu’il est majoritaire dans son quartier. Il donne des leçons de partage et de tolérance alors qu’il a fait le vide autour de lui et ne se soucie que de son petit univers. Il est un fervent promoteur du mondialisme alors qu’il est avéré que la circulation anarchique des biens et des personnes est aujourd’hui l’une des causes de pollution les plus objectives.

Son arrogance n’a d’égale que la surface de son appartement parisien. Car l’écolo-bobo nomade et indéterminé, sans sexe ni origine, sans patrie ni religion, ne tait rien de son aisance financière. Il s’accroche à son 4×4 Mercedes et part en vacances aux Seychelles, en consommant deux fois plus de kérosène qu’un automobiliste moyen pendant toute l’année. L’écolo-bobo clame partout qu’il est écolo et promeut une image de la campagne qui n’existe pas ou plus. Il achète, d’ailleurs, une longère en province et se plaint du bruit des cloches. Il prétend être un zélé défenseur de la nature et de sa diversité mais ne supporte ni le chant du coq, ni l’odeur du fumier et s’en va le faire savoir. Pour se faire pardonner de respirer, à défaut de se suicider, il explique éviter de se reproduire.

« Mais Tartuffe, il y a ici des gens qui travaillent et aimeraient pouvoir continuer à en vivre ! Durs au mal et taiseux, ils n’ont que faire de ta journée sans viande, de tes problèmes de trottinettes et de circulation alternée. Ils savent bien que pour avoir un veau, il faut un mâle et une femelle. Ils n’ignorent rien du rythme des saisons ni des secrets d’une alimentation équilibrée. Ils ont appris à respecter la nature et à ne pas se croire plus malins que les autres… Alors, passe ton chemin ! »

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