Drag-queens au pied d’une basilique : pour la marche des fiertés, tout est-il permis ?

Des drag-queens au pied d'une basilique, uriner sur le logo du RN... L'édition 2026 multiplie les provocations.
© Affiche LFI Caen
© Affiche LFI Caen

« Offrez le droit à ces gens de jouir de leur liberté d’expression sans offenser la communauté chrétienne ! » En ce mois de juin, de nombreuses communes de France se parent des couleurs du drapeau LGBT. Des « marches des fiertés » s’organisent aux quatre coins du pays avec, parfois, le soutien affiché de certains partis politiques, notamment La France insoumise. Et comme chaque année, certains appels à manifester, très provocateurs, déclenchent la polémique.

Des drag-queens au pied d’une basilique

À Saint-Quentin, dans l’Aisne, l’organisation de la marche des fiertés, ce 6 juin, au pied de la basilique n’est pas du goût de tout le monde. Une pétition, qui a déjà recueilli plus de 500 signatures, appelle le maire Les Républicains de la commune à déplacer la manifestation. « Le square Winston-Churchill, plus communément appelé "square de la Basilique" par les Saint-Quentinois, sera [ce samedi] transformé en village associatif LGBT avec présence de différents stands. Il est également indiqué sur le flyer que des drag-queens seront présents cette année sur un char et qu'un "spectacle" est prévu après le défilé à la vue de tous, enfants compris ! », s’inquiètent les auteurs de cette pétition. Ils demandent donc à la mairie, non pas d’annuler l’événement, mais de le déplacer : « De nombreux lieux sont parfaitement adaptés pour accueillir l’événement […] Il n'y a donc aucune raison de ne pas satisfaire les deux parties. »

Un argument repris par l’opposition RN-UDR de la commune. Dans un communiqué, Claire Geronimi, vice-présidente de l’UDR et figure locale de l’opposition, écrit : « Nous estimons qu'un autre emplacement serait plus approprié. La basilique est avant tout un lieu de culte, de recueillement et de pratique religieuse. Nous soutenons fermement la liberté d'expression mais aussi la liberté de culte. » La jeune femme poursuit : « Une manifestation implique naturellement des rassemblements, des prises de parole et des nuisances sonores susceptibles de perturber les offices et les fidèles. Notre démarche vise donc à concilier le respect de la liberté de manifestation avec celui de la liberté de culte. Dans une ville attachée au vivre ensemble, nous pensons que ces deux principes peuvent et doivent coexister dans le respect mutuel. » Pour l’heure, la mairie s’est contentée de répondre qu’elle ne pouvait « restreindre ou déplacer une manifestation que s’il y a une menace grave à l’ordre public ».

« Uriner » sur le Rassemblement national

À Caen, la provocation ne vise, cette fois-ci, pas la communauté chrétienne mais le Rassemblement national. L’antenne locale de La France insoumise, qui entend « repolitiser » la marche des fiertés, appelle à manifester le samedi 13 juin. Sur l’affiche de l’événement, outre les traditionnelles incohérences de la lutte intersectionnelle - une femme voilée d’un keffieh et habillée aux couleurs de la Palestine arbore ainsi un drapeau de la cause LGBT -, un chien est représenté en train d’uriner sur un logo du Rassemblement national sur lequel il est inscrit : « Ouin-Ouin Land - Ma France - Mon saucisson ». Le message est clair…

Cette affiche n’est pas la seule à chercher la polémique. À Compiègne, sainte Jeanne d’Arc est ainsi devenue le porte-drapeau de la cause LGBT et palestinienne. Un détournement d’image dont BV se faisait l’écho, il y a quelques jours… L’an dernier, c’est l’affiche de la Gay Pride parisienne qui déclenchait un tollé. Sur cette affiche, des militants de la cause LGBT étaient représentés en train de pendre un homme blanc. Sous prétexte que l’événement est la marche des fiertés, tout est-il permis ?

Picture of Clémence de Longraye
Clémence de Longraye
Journaliste à BV

Vos commentaires

47 commentaires

  1. C’est quoi la fierté chez ces gens dont les moeurs sont très particulière ? Cela dit, le Curé de cette Basilique n’est certainement pas très satisfait de voir cette équipée se trémousser devant sa Basilique pour le narguer.

  2. Outre la bêtise et le mauvais goût de ces manifestations provocatrices on se demande ce que vient faire la notion de fierté dans cette affaire. On peut être fier d’une réussite, d’un exploit ou d’une création mais appartenir à un mouvement militant n’inspire aucune admiration. Ces gens sont fier de quoi ?

  3. Le 6 juin c’est surtout l’anniversaire du débarquement, tant de sang verser pour libérer un pays qui 84 ans après s’en fout complètement, noyé par ses gouvernants dans la dhimmitude, l’abandon d’une nation étouffée par l’ensauvagement du à une immigration haineuse de la France et des français qui fait sourire macron le machiavélique président

  4. Le problème de la démocratie poussée à l’extrême c’est que cela se transforme en décadence !! Et comme nous n’aurons pas de dictateur pour reprendre en main le pays , nous allons petit à petit disparaitre !! L’histoire est un éternel recommencement !! Ce sont les Chinois qui ont un bel avenir ,eux ils ont connu la dictature !!

  5. d’abord je ne comprends pas et je n’ai jamais compris cette expression  » marche des fiertés » fier de quoi exactement, d’être fonctionnellement un homme et de se travestir en femme, ou l’inverse ? d’être dans l’outrance vestimentaire ? D’être mal dans sa peau ? je pige pas – donc défiler pour exister en ne respectant pas le reste de la population, en s’attaquant systématiquement aux chrétiens, aux églises, ou au électeurs d’un parti désigné comme  » extrême » alors que les extrêmistes c’est eux ? IL y a vraiment urgence à remettre de l’ordre en France, à tout les niveaux !

Laisser un commentaire

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

⇨ Tous les vendredis de 17h30 à 19h30
avec Marc Baudriller et Boulevard Voltaire ⇦

Notre envoyé spécial à Belfast | Jean Bexon invité de CNews
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois