Décès de BB : les LFI déchaînés contre Marianne

Aux yeux des Insoumis, Brigitte Bardot était d'extrême droite, et toute sa carrière se réduirait à cela.
@Vincent AMALVY / AFP
@Vincent AMALVY / AFP

La disparition de Brigitte Bardot, icône nationale et symbole de la France, aurait dû rassembler tous les Français dans un hommage respectueux. Mais à gauche, notamment chez LFI, certains ont choisi la polémique et la provocation, transformant ce moment de recueillement en déchaînement idéologique.

Misogyne, transphobe… N'en jetez plus !

Rima Hassan, eurodéputée LFI, a multiplié les tweets pour rappeler qu’« outre ses condamnations par la justice, elle a systématiquement fait le choix de défendre des hommes accusés d’agressions sexuelles affichant des positions ouvertement antiféministes ». Elle efface ainsi tout l’héritage culturel et militant de Brigitte Bardot. Dans la même veine, Gabrielle Cathala, députée insoumise du Val-d'Oise, dépeint Bardot comme une « admiratrice des Le Pen, avant de soutenir Zemmour puis Dupont-Aignan, anti-mouvement MeToo & soutien de Depardieu, transphobe ».

Emma Fourreau, députée européenne LFI, a également exprimé son rejet en tweetant : « Brigitte Bardot était une fervente supportrice du Front national, multicondamnée pour ses prises de position racistes. La cause animale n’est pas dissociable des autres combats pour l’émancipation. On ne compartimente pas les luttes. On n’érige encore moins des icônes. » Ces exemples reflètent de nombreux messages venus de LFI, à l’image d'Aly Diouara, député insoumis de la Seine-Saint-Denis, qui fustige : « À force de vouloir séparer l’artiste de la personne, on finit par banaliser l’inacceptable. L’admiration culturelle ne doit jamais servir de refuge moral, surtout quand les victimes, elles, sont oubliées. »

Dans le même registre, Olivier Faure, Premier secrétaire du Parti Socialiste, répondant à Éric Ciotti, a rappelé que si elle fut « solaire » et a marqué le cinéma français, elle « a aussi tourné le dos aux valeurs républicaines » et a été « multi-condamnée par la justice pour racisme ».

Aymeric Caron, la nuance prise pour faiblesse

Au milieu de ces invectives, Aymeric Caron a tenté une nuance salutaire en saluant « l’engagement précurseur de BB pour la cause animale ». Cette prise de position a été accueillie par une tempête de critiques virulentes, notamment de Sarah Legrain, députée LFI de Paris, qui lui a répondu sèchement : « Rappel : 5 condamnations pour injures racistes, soutien à Le Pen, Zemmour, Depardieu, homophobie et transphobie assumées… ne sont pas des polémiques. Ce sont des choix politiques. On ne peut saluer l’engagement (même pas le talent !) d’une personne et prétendre occulter ça. » Cette réplique illustre parfaitement l’intolérance au sein de LFI, où toute forme d’apaisement est perçue comme une trahison et un blanchiment idéologique.

Emmanuel Grégoire recule face à la tempête

Drame en deux actes, du côté de la gauche parisienne. Emmanuel Grégoire, candidat PS à la mairie de Paris, publie un hommage à Brigitte Bardot, soulignant sa « liberté, parfois pour le meilleur, et souvent pour le pire ». Confronté à la vague d’indignation, il finit par reculer et édulcore son message en supprimant la mention la plus injurieuse. Preuve que, face à la polémique, certains préfèrent jeter l’éponge plutôt que d’assumer un mépris affiché.

Fabien Roussel, fortement attaqué lui aussi pour son hommage, s’est démarqué avec son message : « Nous sommes tous d’accord pour affirmer que le cinéma français créa BB et elle le fit rayonner à travers le monde... cela, pour notre plus grand bonheur. » À ses côtés, Alexis Corbière s'autorise à être nuancé : « Elle fut le symbole puissant d’une forme de liberté nouvelle pour les femmes dans la France des années 60, et du sexisme dominant. Ses idées politiques n’étaient pas les miennes, même si son combat pour la défense des animaux était généreux. » Ils sont quasiment seuls, à gauche, à reconnaître la possibilité d'une complexité de l'actrice.

La fracture révélée par le décès de Brigitte Bardot

À l’inverse, à droite, la tonalité est tout autre. Bruno Retailleau rappelle que « Brigitte Bardot a porté bien au-delà de nos frontières un certain esprit français ». Jordan Bardella évoque, lui, une « ardente patriote, amoureuse des animaux qu’elle a protégés toute sa vie, elle incarna à elle seule toute une époque française ». Tandis qu’Éric Zemmour salue « cette incarnation parfaite de la femme française ». Cet épisode révèle une fracture profonde. D’un côté, une gauche qui milite jusque dans la mort, incapable de sortir du réflexe accusateur et de reconnaître une figure complexe hors de son prisme idéologique. De l’autre, une droite qui rappelle que la France ne se réduit pas à un verdict moral permanent, mais qu’elle est aussi mémoire, diversité et humanité. Brigitte Bardot disparaît. Et, avec elle, une part de la France populaire, libre, contradictoire. Face à cela, la plupart ont choisi la dignité. D’autres ont préféré cracher sur Marianne.

Picture of Yann Montero
Yann Montero
Journaliste Boulevard Voltaire

Vos commentaires

86 commentaires

  1. Je préfère de beaucoup un hommage à Brigitte Bardot que l’hommage et la mise au Panthéon de Badinter, ce type qui a marqué le début du laxisme judiciaire et l’on voit le résultat. Personne n’est mort suite aux actes de Brigitte Bardot, bien au contraire.

  2. Dans la bouche d’islamistes gochos, traitres à la France et pourtant entretenus par les Français, ces commentaires ne me semblent avoir aucun poids. Comme l’ensemble des petoriations de cette bande d’incultes d’ailleurs.

  3. Pauvres niaises de Rima Assan et autres LFistes, dans 100 ans on parlera encore de Brigitte Bardot mondialement connue alors que heureusement dans quelques temps ils seront oubliés.

  4. Elle aimait la France elle ! Quant aux valeurs républicaines (quelles sont-elles d’ailleurs ?) elles se révèlent incapables de protéger la nation.

  5. LFI, vous pouvez toujours critiquer BB, elle ne peut plus vous répondre. Je pense que de son vivant vous ne l’avez jamais attaqué en face, par peur, cela va de soi. Au moins c’était une vraie grande dame qui aimait son pays. On ne peut pas en dire autant de LFI

  6. Qu’ont apporté à la France ces enragés de l’extrême gauche, sinon l’opprobre et la haine au quotidien? Le problème est qu’actuellement ces limités des neurones vomissent leurs inepties avec force pour cacher leur nullité, et on entend qu’eux, évidemment.

  7. Tout à fait logique. Brigitte était divine et le propre de la gauche étant le culte de la médiocirté, normal qu’elle les ait énervé….et nargué même s’ils pensaient tenir tous les leviers de pouvoir….Brigitte et Delon des artistes qui ont fait leur carrière avant le cinéma subventionné, ne devant leur place qu’à leur talent, avaient la parole libre…..D’autres étaienttout aussi bons mais de gauche (Montand…) il y avait pluralité d’opinions laors chez les artistes…..A présent pour tourner dans un film financé de vos impôts, il faut aller surles palteaux TV réciter les versets de la propagande…..Résultat, peu de telents, aucun bénéfice pour la France, mais des guignols supposés « acteurs » qui ne contentent que l’extrême gauche

  8. Nous avons paraît-il la Droite la plus bête du monde . Ce qui est certain en revanche , c’est que nous avons la Gauche la plus anti patriotique du monde , qui est aussi la plus choyée , par des élus au plus haut niveau qui en ont peur . Comment pourrait-elle excécrer à ce point son pays , continuer d’insulter son peuple même dans de pareilles circonstances sans ce soutien invisible mais bien réel .

  9. Pour Emma Foureau, on ne compartimente pas les luttes…Bien, donc quand on souscrit au parti communiste, on souscrit à l’invasion soviétique de la Pologne en 1939 main dans la main avec les nazis ? Pour Aly Diouara, l’admiration artistique ne doit jamais servir de refuge moral, et donc, à cause d’Hitler,on oublie Mozart et Beethoven ? Quant à Sarah Legrain, elle rejette Bardot car condamnée pour soutiens et propos assumés, ce ne sont pas de polémiques, mais que penser d’autres gens emprisonnés pour leurs soutiens et convictions, tels Mandela, Ganghi ou encore Lula ( pas toujours seulement des convictions), ce ne sont pas non plus des polémiques ?

  10. B.B. aurait certainement revendiqué l’honneur d’être une cible pour ces gens qui  » ne sont rien  » ( pour plagier Macroléon 1er )

  11. Les « pôvres » petits , ils peuvent aboyer ,personne ne retiendra leurs noms et ils resteront dans l’anonymat jusqu’à la fin de leur vie !!!

Commentaires fermés.

Pour ne rien rater

Les plus lus du jour

Que les familles des victimes parlent est très compliqué pour le gouvernement
Gabrielle Cluzel sur CNews
Vidéo YouTube

Les plus lus de la semaine

Les plus lus du mois