Voilà près d’un siècle, un écrivain britannique, Aldoux Huxley, dans son livre Le meilleur des mondes, imaginait une nouvelle civilisation avec, notamment, un État mondial, la fabrication d’enfants conditionnés en laboratoire, le bannissement de la famille, la suppression de tous regards sur le passé et donc sur l’Histoire, et, bien sûr une société fondée sur l’hygiénisme, où une élite médicale régnerait en maître sur le corps des humains.

Cent années se sont écoulées. À quoi assistons-nous ? Une remise en cause permanente de l’État-nation au profit de communautés supranationales, dont l’Union européenne est l’exemple type. La dislocation des nations est favorisée par des migrations incontrôlées de populations issues du sud de la planète, déstabilisant socialement, économiquement et culturellement les pays du nord, particulièrement européens. Sur la base de théories soi-disant antiracistes, notre Histoire occidentale est critiquée, les statues d’hommes célèbres déboulonnées et la repentance devient la norme, comme en attestent les sportifs mettant genou à terre. La famille traditionnelle, avec un père et une mère, est ringardisée. En France, la récente révision de la loi autorise, certes sous conditions, la création d’embryons chimères (par adjonction de cellules humaines à un embryon animal) ouvrant la voie à l’eugénisme.

Dans ce nouveau monde qui se construit, le débat est quasiment impossible. La démocratie s’en trouve altérée. Un dispositif de conditionnement idéologique des esprits, déployé par des médias complaisants, développe un climat anxiogène permettant d’installer insensiblement la population dans une servitude volontaire, renonçant ainsi à l’essentiel de ses libertés chèrement conquises par les générations précédentes. Le passe sanitaire mis en place ces jours-ci constitue une parfaite illustration de ces abandons consentis de libertés les plus précieuses.

Alors, s’il nous reste encore un soupçon d’esprit critique, il convient urgemment de nous interroger sur le monde que nous souhaitons transmettre à nos enfants et petits-enfants. Pour ce faire, raisonner avec les lunettes d’hier, en particulier en opposant droite et gauche, est complètement dépassé. Face aux pseudo-progressistes qui veulent nous entraîner vers ce terrible meilleur des mondes, il devient urgent que tous ceux désirant sauver notre civilisation se rassemblent autour d’un programme disant stop aux dérives en cours et s’appuyant sur des objectifs tels que :

– La préservation de l’État-nation en tant que communauté politique incontournable, permettant au peuple de retrouver sa souveraineté et redevenir maître de son destin ;

– L’arrêt de l’immigration de masse et incontrôlée ;

– La reconstruction de notre identité fondée sur le respect de notre histoire et sur la conservation de nos modes de vie ;

– La remise en cause des articles de la loi qui portent atteinte à la dignité humaine et à la famille, cellule de vie essentielle à l’épanouissement de nos enfants ;

– La revalorisation de notre dispositif de santé, désormais mis à l’abri des intérêts économiques et des lobbys pharmaceutiques ;

– La mise à niveau d’un système éducatif, élevant l’esprit et l’intelligence de nos enfants, et fondé sur la discipline et le mérite ;

– Le redéploiement d’une société démocratique où le débat et la pluralité des opinions redeviennent la règle ;

– Le rétablissement des libertés fondamentales d’opinion, d’expression, d’aller et venir, de commercer, sans oublier la liberté de prescription des médecins, tant mise à mal depuis l’apparition du Covid-19 ;

– La restauration de l’autorité de l’État afin, par exemple, de faire disparaître les zones de non-droit et reculer la violence et les trafics.

La question – dans quel monde voulons-nous vivre ? – devrait être au cœur de la prochaine élection présidentielle. Devant cette question, la division du camp des souverainistes défenseurs de notre civilisation n’est pas une option. Leur rassemblement autour d’une candidature unique une nécessité urgente.

25 juillet 2021

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