[CHRONIQUE] La démographie, reine des batailles : LFI l’a bien compris
Pour Mathilde Panot, « la France blanche et chrétienne » n’a jamais existé et ne serait qu’un fantasme d’extrême droite. Cette nouvelle provocation ne mérite pas de s’y attarder. Elle prouve simplement que l’idéologie révolutionnaire se complaît dans le mensonge. Depuis 1792, les Français en ont lourdement payé le prix mais, pour beaucoup, sans en tirer les leçons. Ajoutons que, de surcroît, cette idéologie rend stupide.
Là où il convient de s’attarder, c’est sur « le concept très puissant de nouvelle France » abondamment repris par les ténors de LFI. La première réflexion qui s’impose est que la France ne se réduit pas à un simple territoire, à une expression géographique.
La France est à la fois une patrie, c'est-à-dire la terre des pères ; une nation, le flux des Français vivants au travers des siècles ; un État au sens royal du terme et non pas énarchique, c'est-à-dire une incarnation au service du bien commun ; et une culture fruit d’une civilisation qui en est l’esprit et qui l’anime au sens propre du terme, à savoir qui lui donne une âme.
L’arabe, seconde langue la plus parlée en France
Dès lors, la nouvelle France de Mme Panot et de Mélenchon, qui revendiquent désormais le Grand Remplacement, n’est pas, dans les faits, une « nouvelle France » mais une autre France, quelque chose d’autre sur le territoire de la France, comme l’Empire ottoman fut autre chose sur les terres de l’Empire byzantin défait.
M. Macron notait, il y a peu, et pour s’en réjouir, que l’arabe était la seconde langue la plus parlée en France. Or, la langue est par essence le moyen d’expression d’une culture et d’une nation. Certes, de grandes langues européennes - le français, l’espagnol ou l’anglais - ont été données à d’autres peuples, mais elles demeurent essentiellement la traduction du génie d’un peuple particulier qui s’est ouvert à d’autres peuples.
Un de mes amis, d’origine italienne, normalien, ancien élève de l’ENA, m’expliquait que son grand-père Pietro, venu d’Italie pour travailler dans la sidérurgie lorraine, avait interdit que l’on parlât italien dans sa maison dès lors qu’il avait été naturalisé français. Son fils fut instituteur puis directeur d’école et son petit-fils le normalien mentionné plus haut. Pour rendre hommage à son grand-père, il avait été prénommé Pierre. Non Pietro. Cette anecdote, que l’on pourrait sans doute étendre à d’autres histoires personnelles, démontre bien le changement de perspective qui accompagne le changement de la nature de l’immigration.
Le fait que nombre de Français d’origine arabe persistent à parler l’arabe comme une sorte de première langue avant le français, et ceci, à la deuxième et troisième génération, est signe d’une volonté de substitution et non pas d’agrégation. On objectera que cette langue est la langue sacrée de la récitation du Coran et qu’il est donc logique que les musulmans continuent à la pratiquer.
Volonté de substitution d’une civilisation par une autre
Précisément, la religion est toujours le fondement des civilisations. Le fait que la langue sacrée d’une religion tende à remplacer la langue française, dans les relations interpersonnelles de millions de personnes résidant en France est le signe de la volonté de substitution d’une civilisation par une autre. D’autant plus quand la religion en question a toujours été, historiquement, une religion de conquête qui distingue les terres d’islam et celles à conquérir par l’islam.
Mme Panot et ses amis savent bien que la démographie est la reine des batailles dans le temps historique. Les civilisations et les peuples lassés d’eux-mêmes se laissent mourir. Le précédent pape avait qualifié l’Europe de « grand-mère ayant perdu sa fertilité et sa vivacité ». Constat cruel mais réaliste, notamment pour l’Europe de l’Ouest. Mélenchon fonde sa stratégie politique sur l’implacable dureté des courbes démographiques. Le fait que fleurissent partout les magasins pour animaux de compagnie à la vitesse où ferment les magasins de puériculture, de même que la destruction des églises de campagne réponde à la construction des mosquées, est le symbole sinistre d’une civilisation fatiguée d’elle-même et de peuples taraudés par la haine de soi.
Si la démographie est l’arme de destruction massive de l’Histoire, la détermination d’un petit nombre peut renverser le cours de celle-ci. Mais le peuple français connaît-il encore le sens des mots « courage » et « détermination » ?
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41 commentaires
Le résultat de décennies d’immigration sans contrôle , voilà comment remplacer un peuple .
Pour qui croyez-vous que voteront les racailles que nous venons de voir à l’oeuvre ?