L’islamo-gauchisme n’a pas abdiqué, malgré l’horreur de la décapitation sauvage de Samuel Paty. Un billet de blog (c’est-à-dire n’émanant pas de la rédaction stricto sensu) paru, lundi soir, sur le site de Mediapart est tout simplement révoltant. Intitulé « Exécution sommaire du suspect : nouvelle norme en matière de terrorisme ? », il parle d’une violence policière inadmissible et de l’exécution sommaire d’un gamin n’ayant avec lui qu’un canif et un jouet (un pistolet à billes). La France aurait donc, selon ce texte, une nouvelle norme en matière de terrorisme : l’assassinat systématique des coupables ; deux barbaries se heurteraient : celle des policiers et celle du terroriste.

Ce texte laisse supposer (sans preuve !) que les policiers savaient que le bourreau de M. Paty était désarmé, si on excepte un petit canif ; comme il était cerné, il était facilement neutralisable. Or, lors d’une vidéo prise par un témoin, on entend distinctement, à plusieurs reprises, les policiers enjoindre le terroriste de poser ses armes à terre et de se rendre. Des efforts ont donc été entrepris avec constance pour prendre vivant Anzorov. En fait, les forces de l’ordre avaient peur que le terroriste ne soit porteur d’une ceinture d’explosifs, ce qui aurait pu provoquer un carnage dans leurs rangs lors de l’interpellation. Les policiers ont tiré lorsque le terroriste a mimé l’activation de cette fausse ceinture et on ne peut rien leur reprocher. Le seul coupable est bien Abdhoullakh Anzorov qui, par sa provocation insensée, a provoqué sa mort. Personne d’autre n’est à blâmer.

Ce billet a eu une diffusion très importante et a été abondamment critiqué. Devant le tollé, Mediapart a été contraint, ce mardi matin, d’apporter des précisions et de prendre quelque peu ses distances. Si le site maintient qu’on aurait pu neutraliser sans problème le terroriste (ce qui est vrai, mais les forces de l’ordre ne le savaient pas), il reconnaît que « parler de barbarie policière était une erreur », et indique qu’on ne peut pas mettre sur le même plan les deux violences, celle des forces de sécurité étant légitime.

Mediapart rappelle qu’on ne réserve pas le mot « terroriste » aux crimes de musulmans contre les non-musulmans et prend ses distances avec une théorie complotiste contenue dans le billet : la présence d’un « exécuteur » distinct de ses collègues, qui ne cherchait pas la reddition d’Anzorov mais avait pour but de l’éliminer. Cependant, le site se désolidarise d’une manière ambiguë en sous-entendant que, peut-être, cette thèse a un fond de vérité. Enfin, Mediapart termine ses commentaires en fustigeant la nébuleuse « islamophobe ou anti-islamo-gauchiste ».

Ce billet iconoclaste dit sans doute tout haut ce que d’autres pensent tout bas. En reprochant aux forces de l’ordre la mort d’Anzorov, en faisant poindre l’image d’un gamin désarmé massacré par une police avide de sang, le but est d’effacer l’horreur de la décapitation par une autre créée de toutes pièces et qui, progressivement, prendrait de l’importance dans l’opinion publique. Nous avons connu le même phénomène avec Mohammed Merah, où on a donné du crédit à des thèses invraisemblables, ce qui a permis à des esprits fragiles de gommer intégralement les crimes épouvantables du tueur de Toulouse. Nous ne sommes qu’aux prémices d’une offensive des islamo-gauchistes pour « aseptiser » l’effroyable crime de Conflans !

20 octobre 2020

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