La gauche cherche depuis longtemps à restreindre la capacité d’action des forces de l’ordre républicaines considérées comme des forces répressives utilisées contre les siens. Les socialistes macroniens sont de la même veine, à moins que leur incompétence ne l’emporte. Revoyons la séquence, du retrait des grenades offensives des escadrons de gendarmerie mobile après l’accident du barrage de Sivens, en 2014, à l’emploi maladroit des LBD contre les gilets jaunes depuis 2018, jusqu’à la fin annoncée de l’emploi, par la police, de la prise dite « d’étranglement » aux fins d’immobilisation en 2020, et jusqu’à l’inénarrable Mélenchon et autres indigénistes de LFI demandant, carrément, le désarmement des policiers devant les racialistes, soutiens d’Adama Traoré mort accidentellement lors de son interpellation.

Suite aux manifestations contre la construction du barrage de Sivens, au cours desquelles un militant « zadiste » fut accidentellement tué, le 26 octobre 2014, par une grenade OF/F1 dite « à effet de souffle » lancée par les gendarmes mobiles, ces grenades ont été retirées hâtivement de l’arsenal disponible des escadrons de gendarmerie mobile par le ministre socialiste de l’Intérieur de l’époque Bernard Cazeneuve alors que l’enquête judiciaire a abouti à un non-lieu en faveur du gendarme lanceur de la grenade, qui n’a commis aucune faute. Ces grenades constituaient un ultime recours à la force, très utile, dans les situations extrêmes de plus en plus fréquentes, au maintien de l’ordre d’aujourd’hui. Je considère qu’il s’agit d’une faute grave de l’exécutif pour une question purement idéologique et sous le coup de l’émotion que nous allons continuer à payer lorsqu’il faudra reprendre, en force, possession des quartiers perdus de la République. Elles auraient aussi été très utiles contre les Black Blocs lors des manifestations que nous connaissons depuis deux ans.

Lors des manifestations des gilets jaunes, l’emploi des LBD comme arme palliative, conçus pour être utilisés contre un individu ou groupe d’individus agressifs, mais particulièrement inadaptés au maintien de l’ordre contre une foule de manifestants, a été une faute supplémentaire. Le non-respect des principes de notre doctrine du maintien de l’ordre et sa gestion idéologique par prenant les gilets jaunes pour de dangereux partisans de Marine Le Pen a fait des éborgnés et blessés graves parmi les manifestants. D’aucuns en ont, évidemment, profité pour relancer l’idée malsaine de lutte contre les violences policières alors qu’elles ne devraient être considérées que comme des violences légitimes. Le désarmement matériel s’est donc accompagné aussi d’un désarmement moral des forces de l’ordre.

Comme pour en rajouter encore, Christophe Castaner, ex-socialiste, lui aussi sous le coup de l’émotion comme Bernard Cazeneuve en 2014, a fini par lâcher ses policiers et gendarmes et a annoncé l’interdiction de la prise dite « d’étranglement » pour immobilisation au sol, suite à la mort, aux États-Unis, de George Floyd. Et ceci, en toute irrationalité, en cédant à l’entreprise de déstabilisation de l’État amorcée par les indigénistes racialistes et les salafistes de tous bords, au travers d’un soutien au comité « Traoré ». Et, comme par hasard, les LBD n’ont pas été employés ou, en tout cas, n’ont pas fait de dégâts contre les racialistes lors des manifestations pro-Traoré pourtant violentes ! Sans doute un surgissement du passé de Castaner, très proche de SOS Racisme. Deux poids deux mesures dans l’emploi de la force.

Cerise sur le gâteau, , suivant le sillon de Noël Mamère en 2014, a osé déclarer que les forces de l’ordre sont trop armées et font peur… dixit. Il faut donc les désarmer ! Un peu fort de café et sans vergogne.

Devant ce désarmement matériel et moral de nos forces de l’ordre, tant dans les manifestations que dans nos quartiers, il n’est donc pas étonnant que nous ayons franchi un pas supplémentaire vers la chienlit, avec l’affrontement entre Tchétchènes et Maghrébins à Dijon, pour une guerre de territoire.

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