Au regard du présent et de sa déréliction politique et judiciaire, l’affaire Leonarda et le dialogue entre celle-ci et l’ex-Président Hollande vont bientôt apparaître comme un exemple de gentillesse républicaine.

Parce que l’information ouverte à la suite de la mort d’, les interventions multiples qu’elle suscite, les immixtions scandaleuses qu’elle engendre, les pressions et la complaisance médiatiques concernant la famille Traoré « vendue » tel un exemple à suivre mais dont le passé, pour certains de ses membres, est rien moins qu’irréprochable, dépassent l’entendement.

Mais on n’avait encore rien vu !

Si le président de la République a demandé au garde des Sceaux de recevoir les sœurs d’Adama Traoré, je considère que c’est une honte.

S’il ne l’a pas fait mais que l’idée ait germé dans la tête de Nicole Belloubet et que celle-ci ait été prête à favoriser cette indécence, j’estime que c’est un scandale.

Que la République soit humiliée au point de devoir recevoir des leçons de la famille Traoré sur l’État de droit et la séparation des pouvoirs représente un affront dont, normalement, on ne devrait pas se remettre.

On peut compter sur celle-ci et son avocat, Me Yassine Bouzrou, l’une et l’autre s’excitant et se “chauffant”, pour tirer profit de cette pantalonnade où le fond est atteint.

D’autant plus que le procureur de la République de Paris a éprouvé le besoin de faire un communiqué sur cette affaire : il est clair qu’elle n’était pas encore assez hypertrophiée !

Indépendance de la Justice mise à mal.

Démocratie ridiculisée.

État de droit enseigné par de piètres professeurs.

L’honneur de la France est bien ébréché.

Extrait de : Justice au Singulier

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