« Dis-moi qui tu nommes et je te dirai qui tu es. » Qu’apprend-on, en regardant les nominations faites par Macron ?

Le gouvernement ne compte pas moins de 38 membres et, depuis son élection, le Président a vu disparaître 17 ministres et secrétaires d’État, soit 45 % de l’équipage, la plupart pour des raisons peu avouables qui n’avaient nullement compromis leur nomination. Parmi les restants, de combien n’avez-vous jamais entendu parler, en trois ans ? À quoi servent-ils ? La plupart des autres, les Castaner, Ndiaye, Schiappa, s’illustrent quotidiennement par des propos qu’un bon silence remplacerait avantageusement.

Et puis il y a ceux qui, sans être ministres, en ont eu le pouvoir, sinon le titre, et ont longtemps vibrionné autour du maître, genre Benalla ou Delevoye. Dégagés, eux aussi.

Et puis, il y a ces étranges nominations, en décalage avec la réalité : Nathalie Loiseau pour les élections européennes et Agnès Buzyn pour . Ceci démontre que l’art du casting n’est pas un don inné.

Aujourd’hui, par la grâce du Président, Pierre Moscovici va devenir patron de la Cour des comptes. Le bonhomme a 62 ans. Il n’y a pas si longtemps, le pays était paralysé pour maintenir cet âge de départ à la retraite. Mais Moscovici fait partie de cette catégorie de gens qui imaginent que, sans eux, rien ne tourne rond : ce sont les « indispensables ». Voyant venir la fin de son poste, obtenu de haute lutte, à Bruxelles, par Hollande, il susurrait à l’oreille du Président depuis quelque temps : « Je veux servir mon pays autrement », phrase qui sonne presque comme un aveu ! Bonne pioche ! Il a un nouveau job, sans même avoir à traverser la rue ! Il n’a pas été un ministre des Finances inoubliable ! Alors, va pour la rue Cambon, décide Macron.

Le prochain sur la liste des « virés » pourrait bien être Olivier Véran, le ministre de la Santé. Il a sauté sur une étude publiée le 22 mai par The Lancet dézinguant l’hydroxychloroquine du Pr Raoult pour interdire, aussitôt, l’usage de ce produit. Il s’avère, aujourd’hui, que cette étude est tellement bidon que The Lancet lui-même a émis une mise en garde, comme le rapporte Le Parisien, le 3 juin ! Surgisphere, la toute neuve société qui a récolté les données, est tout sauf fiable, avec un « effectif total de… deux employés », précise BFM Business. Pas très scientifique, tout cela ! Pourquoi une telle précipitation chez Véran ? Depuis quand la politique sanitaire de la France se fait-elle dans les salles de rédaction des journaux ? France Soir pose la question : « Surgisphere, la société qui a fourni les données à l’étude, est-elle sérieuse ? » S’ensuit un long reportage extrêmement convaincant sur l’inconsistance de cette officine. Monsieur Véran, ne vous a-t-on jamais appris à vérifier vos informations ? Quand on est ministre de la Santé en pleine pandémie, on fait attention où on met les pieds.

Buzyn… Véran… Score ? Covid 2 – Macron 0.

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