Philippe Bilger a minutieusement analysé les ressorts et les arrière-pensées de la décision du maire de Nice de soutenir pour 2022 en « sabordant » les chances d’une candidature LR. Le flop annoncé de la candidature Baroin, « l’Arlésience » de LR selon le reportage de franceinfo, vient crédibiliser la perspective d’un effacement annoncé d’une candidature LR : pas de leaders, plus de troupes, pas de ligne et la double grande peur d’être, pour LR, non plus seulement troisième mais même quatrième. En effet, les municipales ont montré que la gauche LFI-écolo connaissait, elle, une dynamique et Mélenchon avait fini à un point seulement de Fillon en 2017…

C’est cette situation que a parfaitement intégrée, non seulement pour sa ville et sa région, aux avant-postes de la recomposition, pour les régionales prochaines, mais aussi pour la présidentielle. Donc, puisque les assises de LREM et de LR se sont réduites, autant faire alliance.

Mais en se ralliant ainsi à Macron, alors que le Président connaît toujours une forte impopularité, Christian Estrosi ménage son avenir à deux niveaux : au cas où Emmanuel Macron, pour une raison ou pour une autre, ne pourrait pas se représenter, il aurait capté le soutien du camp Macron car le ralliement est à double sens.

Au profit de qui ? De lui-même ? Pourquoi pas, puisque tout le monde se sent pousser des ailes. Plus certainement au profit d’une candidature de , qui ne cesse de mettre en scène sa bonne relation avec Emmanuel Macron. Et qui vient de soutenir le professeur Raoult. Si ça, ce n’est pas faire un pas vers une candidature…

Christian Estrosi, c’est le go-between LR-LREM, entre Macron et Sarkozy. Il est parfait dans son rôle.

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