Bagayoko ouvre un nouveau droit à la « nouvelle France » : siffler La Marseillaise !
Mais que cherche donc Bally Bagayoko ? En effet, pas une semaine – ou presque –, depuis qu’il a été élu maire de Saint-Denis, sans que l’édile dyonisien ne provoque la polémique. Faire parler de lui ? Probablement. Et c’est plutôt réussi. Provoquer « l’extrême droite » ? Sans doute, aussi. Chauffer à blanc la « nouvelle France », chère à Jean-Luc Mélenchon ? C’est possible. À moins d’un an de l’élection présidentielle, ça peut servir. Puissance recevante du grand meeting du gourou de LFI (ou meeting du grand gourou de LFI) à Saint-Denis, il y a bientôt deux semaines, Bagayoko se pousse du coude et du col pour s’ériger en pointe d’avant-garde et même en porte-étendard de cette fameuse « nouvelle France ».
« Un droit à la réplique populaire »
Dernière saillie de Bagayoko ? Sa déclaration au journal l’Opinion : « Siffler la Marseillaise quand la France se déshonore par ses actes à l’international, c’est un droit à la réplique populaire. Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas. » Ce charabia s’inscrit dans la même « philosophie » que cet appel, à peine voilé, à l’insurrection si le Rassemblement national venait à emporter l’élection présidentielle en 2027. La France se déshonore par ses actes à l’international ? De quoi, exactement, veut parler le maire de Saint-Denis ? Il ne le précise pas. Pense-t-il à des actions actuelles, passées ; à la colonisation, par exemple ? Il ne le dit pas. On est donc dans le flou et le relativisme le plus complet. Un flou et un relativisme qui permettent, pour être tout à fait factuel, de légitimer des infractions à la loi. Car, on l’oublie un peu vite, mais depuis la loi du 18 mars 2003, « le fait, au cours d’une manifestation organisée ou réglementée par les autorités publiques, d’outrager publiquement l’hymne national ou le drapeau tricolore est puni de 7.500 euros d’amende ». Cette loi avait été votée après plusieurs incidents. Lors d’un match France-Algérie, La Marseillaise avait été sifflée. Lionel Jospin, alors Premier ministre, n’avait pas quitté le stade. L’année suivante, lors de la finale de la Coupe de France Bastia-Lorient, l’hymne national avait été hué par des supporters corses. Le Président Chirac avait alors quitté la tribune.
Une France parallèle
Plus de vingt ans après ces incidents, un élu de la République, maire de surcroît - c’est-à-dire officier public, responsable de l’ordre public dans sa commune -, excuse, légitime, justifie, cautionne, approuve, soutient un acte répréhensible, contraire à la loi. Mais au-delà de l’aspect strictement légal, on voit, par ces propos, que cette « nouvelle France » se construit comme une autre France, une France parallèle dans laquelle les lois de la République, finalement, sont optionnelles. Les résultats des élections ? Ils sont légitimes si ces élections sont emportées par LFI. En revanche, si le peuple français choisit le RN, un autre peuple (on comprend ça comme ça, sauf à ce que le peuple français soit frappé de dédoublement de la personnalité !) est en droit de se soulever. La France se déshonorerait par ses actes à l’international ? Ça « ouvre droit » à siffler La Marseillaise ; on imagine, aussi, à piétiner le drapeau tricolore, pour faire bonne mesure.
Et pourquoi ? « Parce que les enfants de celles et ceux qui sont ici dans les grands stades, ils sont citoyens d’ici mais aussi de là-bas. » Là encore, grand flou. Tous « ces enfants de celles et ceux » sont loin, évidemment, d’avoir la double nationalité. Mais l’on devine que Bagayoko ne se place pas sur ce plan strictement juridique. « Ces enfants de celles et ceux » sont citoyens d’ici et d’ailleurs, c’est-à-dire de partout. Ils sont tout aussi d’ici que de là-bas et, pour tout dire, tout aussi de là-bas que d’ici. Pas de drapeau, pas d’hymne national et, cela va sans dire, pas de frontières à respecter. Donc, « on est chez nous » partout. Il faudrait voir ce qu’on en pense, justement, là-bas...
On se demande aussi ce que penseraient, des propos de Bally Bagayoko, ces résistants qui chantaient La Marseillaise dans les camions qui les conduisaient au poteau d'exécution.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR




































116 commentaires
Extrait de Hérodote.net ( edition du 17 juin)
Un héros français
Né en 1896 à Libreville (Gabon), Charles N’Tchoréré s’engage dans l’armée en 1916 et finit la Première Guerre mondiale avec le grade de sergent. Il sert au Maroc, en Syrie et au Mali (Soudan français) et passe officier.
Lorsque la Seconde Guerre mondiale débute en 1939, il demande à partir pour le front où, à la tête de sa compagnie, il se comporte brillamment. Il est naturalisé français en juin 1940. Il repousse quatre assauts allemands contre Airaines, entre Amiens et Abbeville, dans la Somme, et permet à son bataillon de décrocher.
Encerclée et à court de munition, la compagnie de N’Tchoréré doit toutefois se rendre le 7 juin 1940. Refusant d’être considéré autrement que comme un officier français lorsque les Allemands séparent les noirs des blancs, il s’insurge et est abattu d’une balle dans la nuque. Le même jour, son fils Jean-Baptiste, caporal au 2e RIC, est tué à Remiencourt.
Manifestemet Charles N’Tchoréré n’a été formé ni par le PC, ni par LFI
En regardant ce monsieur, je me remémore les paroles du grand gourou lfiste Mélenchon qui nous balance qu’il nous trouve « tout blancs, tout moches » et je me dis que nous ne sommes pas si moches que cela finalement, il y a pire.
Je ne sais plus qui,gorbatchev peut êyre,que la France était le seul pays où le communisme avait réussi.Or si le PCF a régressé,sa version actualisée sous forme de LFI est encore plus redoutable que l original,comme le font souvent les virus mutants
J’invite un journaliste historien de se pencher sur l’histoire récente du Rwanda; le comportement de certains évoque les prémices d’une tuerie qui a été suivie d’une réplique assez bestiale. L’Histoire vat elle bégayer à nouveau ?