Vous vous souvenez de SecondLife ? C’était la folie voilà bientôt quinze ans… la ruée sur les avatars, la vie rêvée des bêtes… Dans la vie réelle, des petits malins ont inventé « SecondWife » : si vous ne pouvez pas changer de vie, changez de femme !

Ça se passe (pour l’instant) chez nos voisins britanniques, lesquels sont réputés pour leur tolérance en matière de communautarisme : chacun ses mœurs et ses traditions, et les moutons anglais seront bien gardés, pensent-ils, même si les faits démontrent chaque jour le contraire.

C’est ainsi qu’outre-Manche, on tolère dans certains coins la primauté des tribunaux islamiques sur le droit anglais, ou qu’on accepte de tordre le cou à la loi du pays pour laisser faire “la coutume”. Celle de la polygamie, par exemple, au cœur de l’affaire qui agite un peu les médias anglais ces temps-ci.

En cause, le site SecondWife, donc, qui se revendique comme “le plus important service de rencontre pour polygames” et affirme compter plus de 100.000 membres. Car si la polémique est récente, le site affiche déjà trois ans d’existence, existence pépère jusqu’à ce qu’un reportage lui soit consacré par la BBC. Son fondateur, Azad Chaiwala, explique à la chaîne l’avoir créé en 2014 parce qu’il était alors lui-même à la recherche d’une seconde épouse.

Très à l’aise, M. Chaiwala. Et à ceux qui soulignent l’illégalité de la polygamie en Grande-Bretagne, la BBC répond avec lui que l’État ne peut “empêcher que les cérémonies religieuses non officielles puissent avoir lieu”. Comprenez : si c’est une union religieuse, l’État n’a pas à s’en mêler.

À ce compte-là, tout comme on est autorisé à répudier sa femme sans autre forme de procès, je suppose qu’on peut aussi contracter un mariage religieux avec une gamine de douze ans ? Et puis lui faire des enfants qui, eux, seront reconnus par l’État ?

Pour sa défense, M. Chaiwala renvoie ses compatriotes à leurs turpitudes : mieux vaut la polygamie institutionnelle que la prostitution et l’adultère. Ce qu’il fait, dit-il, est “plus honorable”. D’ailleurs, il n’a fait que prendre modèle sur AyoPoligami, une application indonésienne seulement “destinée aux hommes à la recherche d’une… deuxième, troisième, voire quatrième épouse”.

Quand on aime, on ne compte pas, c’est connu.

Finalement, on comprend pourquoi tant d’immigrés du bout du monde musulman ont envie d’accoster sur cette terre promise qu’est l’Angleterre… À bien y réfléchir, ça n’est peut-être pas “que” pour le boulot.

Il arrive, d’ailleurs, qu’ils y trouvent l’âme sœur. Comme Munir Mohammed, 36 ans, qui avait rencontré Rowaida El-Hassan, 33 ans, via le site singlemuslim.com (« musulman célibataire »). Le Parisien, qui raconte l’histoire, ne nous dit pas quelle est la profession de Munir, ni même s’il en avait une. On sait, en revanche, que Rowaida était une pharmacienne à la recherche d’un homme “très simple, honnête et direct, craignant Allah avant toute chose”. Ils sont aujourd’hui devant le tribunal de l’Old Bailey, à Londres, pour avoir non pas fait des enfants de travers, mais fomenté un attentat à l’explosif.

Munir avait le projet, Rowaida les compétences. Ils ont joué au petit chimiste :

Au moment de son arrestation, en décembre dernier, Munir Mohammed était en possession de deux des trois composants requis pour fabriquer du TATP, ou peroxyde d’acétone, souvent utilisé par l’EI lors de ses attentats. Il disposait également de manuels sur la fabrication d’explosifs, de détonateurs fabriqués à partir de téléphones mobiles, et de ricin, dont la graine contient une toxine toxique.

Enfin, tout cela ne m’enlèvera pas de l’idée que c’est beau, l’amour.

31 octobre 2017

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