Editoriaux - Histoire - Musique - Télévision - 31 octobre 2017

Disney ne me fait plus rêver !

Walt Disney, c’est un nom devenu une marque, peut-être même une référence, bien connue des enfants. Les studios Disney se sont, en effet, très rapidement spécialisés dans les dessins animés pour enfants ; c’est même ce qui a permis leur lancement avec une adaptation d’Alice au pays des merveilles. Les nombreuses adaptations de contes populaires pour enfants, ainsi que le personnage de Mickey Mouse, aideront au développement de la marque et à son rayonnement dans le monde.

Ainsi, qui d’entre nous n’a jamais vu un Walt Disney ? N’a pas eu une de leurs musiques entêtantes en tête ou encore la réplique d’un personnage à la bouche ? On apprécie la diffusion au grand nombre de ces histoires traditionnelles, souvent porteuses de sens et de maximes ; on apprécie moins la déformation de certaines histoires et leur vulgarisation (Le Livre de la jungle, par exemple).

La marque a diversifié ses activités, dans les films et les séries. Parmi ses différents moyens de diffusion, elle se sert, en France, d’une chaîne de télévision depuis 1997, Disney Channel, comptant en 2012 le modique nombre de 17 millions d’abonnés. C’est dire l’impact de ce canal sur nos petites têtes blondes.

Vous attendez tous le hic, le voilà : Disney, ce n’est plus l’image du conte de fées avec le prince et la princesse, auxquels s’identifiaient les enfants. Non, transmettre un idéal n’intéresse plus le groupe. Pourquoi élever les jeunes esprits quand il est tellement plus simple de se mettre à leur niveau ? Alors, plutôt que des modèles, la chaîne a décidé de proposer une tranche de réel, voire de futur, saupoudrée d’idéologie avec la saison 2 de sa série Andy Mack.

Les enfants ont une tendance bien naturelle à vouloir ressembler à leurs héros, c’est ce qui a permis de sauvegarder, tard dans le temps, l’esprit chevaleresque. Les romans, les épopées ont joué leur rôle, puis les contes et, enfin, la télévision a repris le concept en rajoutant une dimension commerciale. Proposez aux garçons un d’Artagnan, un Richard Cœur de Lion, un Cyrano… et ils se battront pour de nobles causes en développant leur virilité. Proposez aux filles une Belle au bois dormant, une Cendrillon, une Guenièvre, une Jehanne d’Arc… et elles développeront leur sens du service et ouvriront leurs cœurs.

Dans Andy Mack, deux amis, un garçon et une fille de 13 ans, tomberont amoureux du même garçon, Cyrus fera son coming-out homosexuel et Andy espérera voir ses parents se marier (fini le « Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants »). Les valeurs traditionnelles seront foulées aux pieds et, sous couvert de divertissement, la propagande fera une fois de plus son office.

Alors, aux parents, je dis : Méfiez-vous ! Les paroles de « Télévores », du groupe de rock In Memoriam, me reviennent en tête :

La pollution intellectuelle qu’on leur balance en pleine face
Sur toutes les ondes, sur toutes les chaînes
Les enchaîne à leur poste de télévision, comme une malédiction !
L’outil de propagande par excellence
S’est introduit dans leur chaumière…

À lire aussi

Une politique nataliste comme solution politique

Le Vlaams Belang en Belgique, comme l’AfD en Allemagne, se permet de faire la promotion d’…