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Olivier Damien
Conseiller régional RN de Bourgogne-Franche-Comté, Commissaire divisionnaire honoraire
Comptant moins de moins en sur les forces de l’ordre et sur la justice pour assurer leur protection, nombreux sont ceux qui font désormais le choix de se préparer au pire.
Sur le cas particulier des rodéos urbains, force est de constater que leur nombre ne cesse de croître jusqu’à devenir un phénomène de société à très forte connotation sécuritaire.
À l’instar de nombreux autres services publics de l’État tels notre police, nos armées, nos écoles ou nos hôpitaux, notre système carcéral est désormais à bout de souffle.
De même que la police nationale est aujourd’hui dans l’incapacité de faire face aux problématiques de sécurité intérieure, notre armée serait bien incapable d’assumer les conséquences d’un conflit de haute intensité
Ce bouleversement arrive au pire moment pour la police nationale.
Tandis que tous les indicateurs de la délinquance restent au rouge et qu’aucune amélioration notable ne semble poindre à l’horizon, Emmanuel Macron et son gouvernement font une nouvelle fois le choix de la communication au détriment de l’action.
Bien entendu, cette réforme, à part satisfaire la haute hiérarchie policière, n’apportera rien au reste de la police ni à la sécurité des Français.
Il est grand temps de sortir des slogans politico-sécuritaires que l’on nous sert depuis trop longtemps, pour élaborer une vraie politique nationale de sécurité.
Ce que les Français attendent de vous aujourd’hui n’est pas que vous les incitiez à de nouveaux et incessants sacrifices.
La saisie et la destruction de l’engin ayant servi à la commission du délit doit pouvoir être immédiatement prononcée et mise à exécution
À l’instar de ce qui se passe partout ailleurs, Macron et Darmanin font le choix de la facilité et sont sur le point de brader un des piliers fondamentaux de la République.
Si aucune décision forte n’est prise rapidement afin d’endiguer d’abord, puis d’éradiquer ensuite, la poussée criminelle que nous connaissons actuellement, alors l’embrasement de nos villes et de nos villages deviendra sous peu inéluctable.
La France repart pour cinq ans d’incertitude, d’approximation et, vraisemblablement, la poursuite de son inexorable déclin.
La France, membre fondateur du projet européen, avait toutes les cartes et toute l’autorité nécessaires pour s’imposer en médiateur naturel de la paix.
Celui qui est actuellement visé par une mise en examen et qui se fait applaudir par les taulards va, au grand dam de nombreux magistrats, parachever la déconstruction de notre système judiciaire.
Les réformes dans la police nationale ont malheureusement souvent été dictées par des intérêts corporatistes ou personnels.
Aucune réforme des banlieues ne pourra se mettre en place, si la paix publique n’est pas revenue et si les lois de la république n’y sont pas respectées dans les moindre recoins.
Plus que de réformer l’ENA, c’était bien le fonctionnement de ces administrations qu’il convenait de changer.
Ce n’est pas en se prononçant contre la légitime défense, et donc pour la loi imposée par les criminels, ainsi que l’a récemment fait le Président sortant, que l’on retrouvera une France apaisée.
Dans le cadre de la réorganisation globale de notre politique de sécurité intérieure, la sécurité privée devra prendre et trouver toute sa place.
Ni personnage providentiel, ni chef de guerre, ni même chef d’État digne de ce nom, Macron a tout simplement, par son absence de vision, d’ambition et d’envergure, conduit la France dans une impasse.
Après une crise sanitaire qui a paralysé le pays et annihilé les esprits pendant près de deux ans, une nouvelle crise, d’une autre nature certes, surgit et risque de poursuivre les effets catastrophiques déjà enregistrés sur le fonctionnement de notre démocratie.
Désormais, seul un sursaut, dans quelques semaines, de « ceux qui ne sont rien » peut changer la donne !
C’est bien la politique et elle seule qui peut apporter les réponses aux nombreuses interrogations et demandes que portent les combattants de la liberté.
Ce sont pas moins de 12 policiers qui, en l’espace d’un mois, ont mis fin à leurs jours : un suicide toutes les 60 heures, du jamais-vu !
Plus gardiens de squares que policiers,  ce sont ainsi des centaines d’agents qui, à cause des choix idéologiques de leurs élus, ne contribueront que de très loin à la sécurité publique.
À quelques semaines d’une élection majeure pour notre pays, je refuse d’être pris en otage par un pouvoir dont le seul objectif sera de se reconduire, fût-ce au prix de l’instrumentalisation à son seul profit de l’une des plus graves crises sanitaires que la France ait connues au cours de son Histoire.

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