Sixième et dernier volet de notre série Place des femmes, Aliette Espieux, porte-parole de la Marche pour la vie.

 

Je suis Aliette Espieux, j’ai 21 ans et je suis la porte-parole pour la Marche pour la vie.

 

Etes-vous féministe ?

 

Oui, je me revendique comme étant féministe pro-vie.

 

 

Féministe et anti-avortement, est-ce contradictoire ?

 

Être féministe et être pro-vie n’est pas contradictoire, bien au contraire. Lorsqu’on est pro-vie on ne se bat pas pour une loi tout simplement, mais contre une réalité qui touche la plupart des femmes qui vont avorter. C’est la réalité de la détresse, de la pression de l’entourage, des insultes que le gouvernement cache quand il fait passer des lois sur l’avortement. Personne ne veut évoquer ces réalités. On ne peut les entendre que lorsqu’on est seul à seul avec une personne qui a avorté et qui nous parle de son vécu. C’est justement ces droits à être mère que la cherche à faire respecter et à promouvoir dans la société.

 

 

Qu’est-ce qu’une femme ?

 

Une femme c’est un individu comme un autre. C’est une personne qui a autant de droits qu’un homme. Ces droits ne sont pas les mêmes que ceux des hommes puisqu’une femme et un homme ne sont pas similaires. Ils ont chacun leur force et leur faiblesse.

 

 

La force de la femme ?

 

Je ne dirais pas qu’il y a uniquement une force de la femme, mais plusieurs. Chaque femme est différente et se distingue d’une autre femme. Chacune aura sa faiblesse et sa force. On est capable de se donner pour les autres et de recevoir. On a la possibilité de porter la vie. C’est absolument extraordinaire et on ne peut pas nier le fait que tout ce qui tourne autour du cycle féminin et de la maternité nous forge. C’est assez caché dans la société, mais c’est en train de sortir petit à petit.

Le cycle de la femme a un impact sur notre quotidien et sur notre caractère. C’est une faiblesse, car à un certain moment du cycle, on est déprimées. En revanche, au début du cycle, on est pleine d’énergie. Une femme est beaucoup plus productive qu’un homme.

 

 

Quelle femme vous inspire ?

 

Plusieurs femmes m’inspirent. Dans mon combat pro-vie, Birthe Lejeune m’a inspirée. Elle et son mari sont un couple extraordinaire. On ne peut pas dissocier l’un de l’autre. Ils ont tous les deux porté un combat difficile dans une époque difficile et dans un contexte où l’ apparaissait dans la législation française. Ils ne se sont jamais arrêtés face aux insultes et aux critiques. Pour leur fille, cela n’a pas été facile. Ce couple merveilleux n’a fait que porter leurs enfants et leurs petits malades, les enfants porteurs de la trisomie 21. C’est un couple absolument incroyable qu’il faut prendre en modèle.

En tant qu’étudiante en master de philosophie et combattante, l’autre personne qui m’inspire est Simone Weil. C’est une femme absolument incroyable dans son combat et dans l’acceptation de ses erreurs. Elle a accepté d’apprendre, de recevoir et de se battre à la fois pour son pays, mais aussi pour elle-même. Cette femme est passée de parti en parti et d’idée en idée. Elle est allée sur le terrain parler avec les gens avec qui elle n’était pas d’accord. Elle ne s’est jamais arrêtée. Elle peut être un modèle pour une femme qui cherche à se battre et qui parfois a envie de tout laisser tomber. C’est compliqué de se battre. On en prend plein la figure que ce soit à la faculté, dans la rue ou dans les manifestations.

Lorsqu’on voit des femmes comme Simone Weil qui se battent dans la société et qui n’ont jamais rien lâché, on se dit que c’est possible, que l’on continuera parce que la cause est belle, qu’elle vaut le coup et qu’on gagnera.

 

 

Avez-vous un message pour les femmes ?

 

Je donnerais volontiers un message d’espérance pour les femmes puisque la place de la femme n’est pas totalement respectée dans la société. Nous allons gagner. Nous nous battons contre le mensonge et pour la vérité. La vérité gagne toujours. Lorsque je vois la génération pro-vie qui se lève, je me dis que c’est tout simplement incroyable. Cela nous mènera à la victoire. Je voudrais terminer avec la phrase de Jérôme Lejeune « quoi qu’il nous arrive et qu’il nous advienne, nous n’abandonnerons jamais ».

 

 

12 mars 2021

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