Mardi, on a pu entendre dénoncer les violences “inacceptables” visant des membres de la direction d’Air . Mais chut ! Pas un mot sur le malheureux vigile tombé dans le coma lors de ces mêmes événements ! Pourquoi ? Parce que ce serait un manifestant qui l’aurait violemment frappé à la tête alors qu’il protégeait le DRH d’Air France-KLM ? Non ?

Certains employés d’Air France ont franchement l’air de se croire en 1789 : faute de guillotine, les « coups de main » ne leur font pas ! Mme Taubira les poursuivra-t-elle ou les laissera-t-elle impunis comme les migrants d’Eurotunnel ou les gens du voyage de l’A1 ?

Toujours est-il qu’un vigile plongé dans le coma, cela n’a pas ému beaucoup de mes confrères. Ce n’est tout de même pas parce que son agresseur pourrait être un manifestant du bon côté de la barrière « syndicatophile » et sa victime, un modeste salarié, lui, du mauvais côté puisque protégeant le « pouvoir capitaliste » !

Pourtant les images vues des dizaines de fois sur les chaînes d’info continue montrent bien un homme de 40-50 ans attendre le passage du DRH d’Air France-KLM, Xavier Broseta, le « sans-chemise », emmené en courant par des vigiles. Et que fait cet homme ? Il attend que le vigile soit passé, donc qu’il ait le dos tourné – quel courage !- pour lever son bras droit, et au moment où son poing arrive au niveau du crâne du vigile, celui-ci tombe telle une masse à terre !

Malgré cette évidence – sauf illusion d’optique -, aucun de mes confrères n’a expliqué ces images… Aucun ralenti, aucun agrandissement… Les journalistes, parfois, ne sont pas très curieux. Plus tard, on apprendra par Air France que, parmi les sept blessés, « un vigile avait sombré dans le coma avant d’en sortir ». Bon, il en est sorti ! On ne va pas embêter un agresseur syndicaliste (ou proche) avec une tentative de meurtre pour avoir plongé un vigile dans le coma (« un moment » seulement). Il était plus « fun » d’axer l’info sur un fait plus important : la chemise déchirée du DRH ! Cette « image choc » a permis de faire oublier le malheureux vigile sur son lit d’hôpital !

Ce n’est que mercredi, soit 48 heures après les faits, que les enquêteurs cherchèrent à identifier le (présumé) agresseur.

À croire que lorsqu’on exerce une profession de sécurité publique ou privée – policier, gendarme, vigile, etc. -, la vie a moins d’importance aux yeux d’une gent larmoyante que lorsqu’il s’agit du moindre délinquant. Avez-vous remarqué comment, lundi et mardi, les plus grands JT du 20 heures de France – TF1 et France 2 – ont traité l’affaire du tireur 28 fois récidiviste et qui a grièvement blessé un policier ? Nos deux grandes stars l’ont traitée en une… brève ! Oui, en une minute ! Et surtout sans parler de l’aberrante permission de sortie offerte par un magistrat « indépendant » du système Taubira ! Mais, bien heureusement, l’évadé, désormais, n’aura même plus à retourner en prison… Quant à l’agresseur du vigile, il est fort possible qu’il n’y aille jamais…

8 octobre 2015

BVoltaire.fr vous offre la possibilité de réagir à ses articles sur une période de 10 jours. Toutefois, nous vous demandons de respecter certaines règles :

  • Pas de commentaires excessifs, inutiles ou hors-sujet (publicité ou autres).
  • Pas de commentaires insultants. La critique doit obéir aux règles de la courtoisie.
  • Pas de commentaires en majuscule.
  • L’utilisation excessive de ponctuations comme les points d’exclamation ou les points de suspension rendent la lecture difficile pour les autres utilisateurs, merci de ne pas en abuser !

Vous pouvez désormais commenter directement sur Boulevard Voltaire :

Pas encore de compte, inscrivez-vous gratuitement sur bvoltaire.fr

À lire aussi

Sans drogués, pas de trafic de drogue !

Après la mort du policier Éric Masson, « c’est terrible… terrible… », s’est lamentée la dr…