À gauche, la haine anti-trumpiste passe avant l’hommage aux morts des plages normandes

Lors des cérémonies du 6 juin, la presse de gauche s’est acharnée sur Pete Hegseth, secrétaire américain à la guerre.
Par Chief Photographer's Mate (CPHoM) Robert F. Sargent — Ce bandeau n’indique rien sur le statut de l’œuvre au regard du droit d'auteur. Un bandeau de droit d’auteur est requis. Voir Commons:À propos des licences pour plus d’informations., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17040973
Par Chief Photographer's Mate (CPHoM) Robert F. Sargent — Ce bandeau n’indique rien sur le statut de l’œuvre au regard du droit d'auteur. Un bandeau de droit d’auteur est requis. Voir Commons:À propos des licences pour plus d’informations., Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=17040973

Le 6 juin, comme tous les ans depuis plus de huit décennies, des délégations officielles américaine, anglaise et issues de tous les pays ayant participé en 1944 à l’opération Overlord se retrouvent sur les cimetières et les plages normandes. Et au-delà des divergences politiques pouvant parfois surgir entre les parties en présence, chacun est avant tout là pour rendre hommage à ceux qui se battus et qui, pour nombre d’entre eux, sont morts les armes à la main.

« Anti-européens, guerriers et suprémacistes états-uniens »

Moment de concorde, donc, mais qui semble poser problème à certains pour qui l’acharnement nourri de haine idéologique prime sur le respect dû à ceux qui se sont sacrifiés. Au centre des critiques, Pete Hegseth, secrétaire à la guerre américain. Lui demande-t-on seulement des comptes sur les tonnes de bombes déversées sur la Normandie avant le D-Day ou sur les nombreux viols de Normandes par des GI ? Même pas. Son crime est hautement plus grave : c’est un fidèle de Donald Trump.

Dans la musique des commémorations du 6 juillet 2026, il fallait des fausses notes. La première est venue du terroir. Du local, de l’authentique : « 82e D-Day. Des propos guerriers. ». « Un collectif dénonce la venue de Pete Hegseth à la cérémonie internationale », titrait Ouest-France, trois jours avant le jour J. Mais quel est donc ce « collectif » pour lequel les propos tenus par Pete Hegseth seraient « anti-européens, guerriers et suprémacistes états-uniens » (pas moins) et pour lequel « l’honneur de Langrune, celui de la France, et le souvenir des jeunes alliés […] commanderaient d’annuler la visite de cet individu » ? Pour le savoir, il faut remonter à un ancien numéro du même quotidien régional qui, faisant le tour des candidats aux municipales, nous présentait, le 1er février, « Langrune en commun 2026 ». Une liste écolo-gauchiste qui a réussi l'exploit d'obtenir deux élus à Langrune-sur-Mer.

La presse de gauche se met en branle

Et comme souvent, la chaîne solidaire de la presse de gauche se met alors en branle : l’insignifiance, après un premier strapontin médiatique dans la presse régionale, se retrouve propulsée en fait majeur par la caisse de résonance nationale. C’est Le HuffPost qui se charge de relayer le haut fait d’armes du collectif, y ajoutant pour la bonne mesure l’annonce de l’absence de Pete Hegseth d’une cérémonie internationale, le 6, à laquelle il devait initialement participer. Forcément suspect, pour le quotidien, qui s’en réjouit : « Pete Hegseth a séché la cérémonie internationale du D-Day en Normandie (et c’est peut-être mieux comme ça). » Et « Matignon évoque un problème d’agenda : "Mobilisé lors d’une cérémonie américaine, Pete Hegseth sera finalement représenté par Monsieur Elbridge Colby, sous-secrétaire à la Guerre des États-Unis". » Trop simple pour être vrai : chacun est prié de comprendre que le secrétaire à la Guerre fuit devant la polémique qui monte à son endroit.

« Si tu veux la paix, prépare la guerre »

La presse de gauche s'est ensuite contentée de relayer, sur un ton critique, les propos tenus par Pete Hegseth lors de son discours du 6 au matin, au cimetière militaire américain de Colleville-sur-mer, cérémonie à laquelle participait Catherine Vautrin, ministre des Armées. Pour Nicolas Conquer, porte-parole des républicains américains en France, interrogé par BV, ces polémiques sont assez artificielles : « Cela me paraît étonnant de vouloir donner du poids à quelques petits trissotins ou quelques grognons, mais en tout cas, il y a eu pour moi une belle série de commémorations au plus près des troupes et du recueillement comme l'exige le moment. »

« L’Europe doit être la première à assurer sa défense conventionnelle », a notamment déclaré Pete Hegseth, comme le rapporte Le Monde. Mais relayant encore Ouest-France, Le HuffPost s’étonne qu’à « cette cérémonie de paix, il a… parlé de guerre, appelant les Européens à se réarmer ». Pourtant, s’il reprend à son compte le principe du « si tu veux la paix, prépare la guerre », le secrétaire à la Guerre américain n’innove pas vraiment, comme le constate Nicolas Conquer. « On retrouve là une forme de cohérence, qui ne date d'ailleurs même pas de la deuxième administration de Trump, mais de son premier mandat », puisqu’il s’agit d’une « politique volontariste pour que l'Europe, et notamment les membres de l'OTAN, soient plus à même d'assurer leur propre défense […] il y a une vraie continuité stratégique dans ces propos. » Propos que tenaient d’ailleurs aussi, et presque au mot près, le vice-président J.D. Vance dans son discours du 14 février 2025 à Munich.

« Plages européennes » et « idéologies dangereuses »

Mais le plus choquant, pour la presse de gauche, était encore à venir : « Malheureusement, aujourd’hui, différentes plages européennes sont prises d’assaut par diverses idéologies dangereuses : sur les plages d’Espagne, d’Italie, de Grèce et de Bulgarie, des bateaux et des hommes débarquent. » Digne de figurer dans Le Camp des saints de Jean Raspail (Éditions Robert Laffont), la saillie a évidemment fait mouche dans certaines rédactions. « Il faut oser dire le réel, il faut le montrer, il faut s’y confronter et avoir conscience des enjeux », réplique cependant Nicolas Conquer, qui rappelle que « les États-Unis n'ont pas été exempts de ces crises migratoires. Avec l'arrivée de Donald Trump, ils ont mis fin à la plus grave crise migratoire de leur Histoire, avec la frontière mexicaine, qui elle-même a alimenté tout un commerce d'êtres humains avec une criminalité organisée. » Or, « c'est une menace civilisationnelle, clairement identifiée, à laquelle est confrontée l'Europe. […] Un remplacement de populations allogènes non contrôlées qui pourrait aller jusqu'à remettre en cause les identités jusqu'à leur effacement. » Là encore, on se souvient des propos d’un Trump, d’un J.D. Vance ou encore d’un Marco Rubio, un an plus tard : « À la poursuite d’un monde sans frontières, nous avons ouvert nos portes à une vague sans précédent de migration de masse qui menace la cohésion de nos sociétés, la continuité de notre culture et l’avenir de nos peuples », déclarait-il, avant de conclure en estimant que « nous avons commis ces erreurs ensemble et, désormais, ensemble, nous le devons à nos peuples : regarder ces faits en face et avancer, reconstruire. »

Pete Hegseth n’a pas dit autre chose, le 6 février dernier, et c’est bien pour cela qu’une certaine presse adore le détester.

Vos commentaires

46 commentaires

  1. Comme le chante Sardou : » Si les Ricains n’étaient pas là , nous serions tous en Germanie ! » J’ajoute que les Teutons auraient été battus comme à Stalingrad et qu’on seraient aujourd’hui en « Soviétie » . Mélenchon ~ Staline , même combat !

  2. Un article intéressant..mais on le sait,chacun t’écrit l’histoire a sa sauce..les pires collabos de 39 sont devenus les plus grands résistants en 1944 ( il y en a meme un qui est devenu president de la france!..).. le passé est donc toujours contestable par les uns ou les autres en fonction de leurs opinions voire leurs croyances..de plus le passé s’estompe tellement rapidement que la mémoire humaine..ne suit pas et que rares sont ceux qui s’en souviennent pour l’avoir vécu.. alors on critique fustige condamne..de façon stérile..er si nous regardions plutôt devant..Le passé on ne le changera pas..l’avenir est inquietant mais on peut encore le changer..

  3. L’édito omet le principal, à savoir que les Etats-Unis de Roosevelt (qui n’aimait pas la France ni de Gaulle à qui il préférait le général Giraud) sont restés dans une stricte neutralité de septembre 1939 jusqu’au 7 décembre 1941, date de l’attaque surprise de Pearl Harbour par le Japon, laquelle a entraîné l’entrée en guerre des USA contre l’empire nippon et son allié le III° Reich allemand.
    Sans cette agression japonaise et ses conséquences mondiales, les isolationnistes Etats-Unis ne seraient jamais entrés en guerre contre les pays de l’Axe, ils n’auraient jamais débarqué en Normandie et auraient abandonné la France et l’Europe à leur triste sort face aux nazis. Alors, qu’on ne vienne surtout pas me parler, la larme à l’œil, de l’indéfectible amitié américaine.
    Même scénario durant la 1ère guerre mondiale 1914-1918 où le président Wilson a été élu en 1916 sur le thème de la stricte neutralité (slogan électoral « He kept us out of war ». En réalité les Etats-Unis ne sont entrés en guerre contre l’Allemagne que le 6 avril 1917 après l’interception par les Britanniques d’un message d’Arthur Zimmermann, Secrétaire d’État allemand aux Affaires étrangères, annonçant au gouvernement mexicain la reprise de la guerre sous-marine et proposant au Mexique une aide financière et une alliance militaire lui permettant de récupérer le Texas, le Nouveau Mexique et l’Arizona perdus pendant la guerre 1846-1848.
    En réalité ce n’est qu’à la fin octobre 2017 que les premiers soldats yankees (les « Sammies ») de la 1ère DIUS ont subi l’épreuve du feu dans le secteur de Toul et Lunéville. En tout et pour tout, l’armée américaine n’aura combattu qu’un an (mieux que rien) en France jusqu’à l’armistice de novembre 1918.

  4. De Gaulle, réveille-toi, ils sont devenus fous. Pour parodier la chanson de Michel Sardou.

  5. Il est loin le temps où De Gaulle avait empêché les communistes de faire du dollar la monnaie de la France…. Mais bon le bin signe est que tant qu’ils ‘naiment pas Trump ils se détruisent…pourvu que ça dure.

    • Merci à De Gaulle d’avoir dit non à l’extrême droite nazie.
      Nous ne serions peut-être pas là aujourd’hui.

      • Il a dit non au national socialisme du 3 eme reich allemand..aujourd’hui nos gouvernants  » centre mou,disent oui a l’Europe Allemande..

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