À l’aube de 2027, vers une « convergence des luttes » des écoles privées

L'association « Créer son école » faisait sa grande rentrée, ce mercredi, autour des enjeux politiques de l'école libre.
Boulevard Voltaire
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Face au recul – pour ne pas dire l’échec – de l’Éducation nationale à l’échelle des pays de l’OCDE, dont le classement PISA vient de démontrer que le niveau des élèves français continue de chuter drastiquement, Anne Coffinier a une ambition : s’engager dans « une convergence des luttes » entre les écoles hors contrat, dites « libres », et le privé sous contrat.

« Qui veut la peau des écoles libres ? » : l'État !

La fondatrice de « Créer son école », qui « accompagne, forme, met en réseau et défend les projets d’écoles indépendantes en France » depuis 2004, ne peut s’empêcher d’esquisser un sourire quand elle emprunte cette expression à l’extrême gauche qui, elle, voudrait voir disparaître les financements des établissements privés si elle accédait au pouvoir.

C’est justement face aux attaques à répétition d’une partie de la classe politique envers le privé, quel qu’il soit, que la militante a identifié la bataille qui peut se jouer à l’aube de l’élection présidentielle de 2027 : prendre le relais d’un système public qui s’est jusque-là montré défaillant en développant l’offre du privé.

Les écoles hors contrat en hausse

Pour ce faire, apparaît le besoin de démontrer la nécessité du hors-contrat, qui attire de plus en plus de familles. D’autant que, devant la tendance à la fermeture des classes, voire des écoles publiques et privées, il a toutes les chances de tirer son épingle du jeu. Et même si la chute démographique ne l’épargne pas, conduisant à moins d’ouvertures, cette année, que l’année précédente, l’enseignement libre continue de progresser, contrairement au reste du système scolaire.

En cette rentrée 2026, 85 établissements ou niveaux ouvrent ainsi leurs portes, soit 56 groupes scolaires. Et les nouveaux établissements ne concernent plus seulement les petites écoles primaires, puisque le secondaire continue de tenir une place importante dans les créations (38 % en 2026), alors que les familles expriment de nouvelles préoccupations concernant notamment la sécurité, le harcèlement, les écrans ou encore le remplacement des heures de cours. Dans ces établissements, elles viennent chercher un suivi plus personnalisé, davantage de discipline, mais aussi une place plus importante accordée aux activités sportives et artistiques, à la lecture et à la culture classique.

La liberté pédagogique constitue d’ailleurs l’un des principaux attraits du modèle. En 2026, 55 % des écoles nouvellement créées mélangent plusieurs pédagogies, afin de les adapter aux élèves accueillis. Et contrairement aux idées reçues, les créations sont très majoritairement aconfessionnelles : 80 % des nouvelles écoles ne se réclament d’aucune confession, contre 69 % en 2025.

Enfin, pas moins de 48 % des écoles créées à la rentrée 2026 sont situées en zone rurale, soit neuf points de plus que l’année précédente, alors même que ces communes sont précisément les plus touchées par les fermetures d’écoles publiques et privées sous contrat : quatre communes sur dix ne disposent aujourd’hui plus d’école primaire sur leur territoire.

Le privé dans le viseur, un pion à jouer en 2027

Cet optimisme ne fait toutefois pas oublier la défiance, voire la franche animosité, de l’Éducation nationale à l’égard des établissements hors contrat. « On est sous un régime où on peut subir une fermeture sur simple décision administrative », rappelle Anne Coffinier, pour qui la liberté scolaire demeure « très fragilisée ».

Le Grand Maître du Grand Orient, Guillaume Trichard, l’a annoncé, le Prytanée l’a prouvé : la liberté d’enseignement est en danger. Et alors qu’une coalition pour faire « barrage à l’extrême droite » est à prévoir, Anne Coffinier craint que la question des établissements privés – a fortiori hors contrat – ne soit un catalyseur pour leurs ennemis. C’est pour cette raison que la fondatrice de « Créer son école » et de la Fondation Kairos voit, en cette période charnière, l’occasion, pour « ces deux formes d’école libre […] de joindre leurs efforts pour défendre dans l’espace public la légitimité de la liberté d’enseignement, mettre en valeur sa contribution incomparable au bien commun et en garantir la liberté et le financement ».

Vos commentaires

12 commentaires

  1. Il faut juste rétablir la discipline, et la sécurité dans les établissements publics. Comment ? C’est la le problème majeur. Tout d’abord, il faut modifier la constitution pour pouvoir faire en sorte que les enfants issus de l’immigration reçoivent une éducation de base de « francisation », ce qui veut dire connaître ce qu’est la France, comment est-elle née et de qui et de quoi. La langue française doit être apprise sans concession. Les parents de ces enfants doivent également apprendre ce qu’est la France dés leur arrivée sur notre sol. Sinon retour chez eux.

  2. C’est la rentrée dans l’école publique, premier courrier reçu ?
    Le personnel enseignement souhaite faire une classe de mer en Bretagne au mois de juin. Quand on habite l’Alsace difficile de trouver plus loin. Coût de la petite plaisanterie « 700€ environ » par enfant. Si vous en avez 2 c’est un SMIC, et comme c’est environ, ça risque de déraper. Le classement PISA, on s’en fout, l’explosion du prix de l’essence et de la nourriture on s’en fout, le bilan carbone dont on nous rebat les oreilles à longueur de journée, on s’en fout. L’important pour les profs c’est de se faire payer une semaine de vacances au bord de la mer au frais du contribuable et des parents d’élèves !
    Une moitié de la population trime et crève un peu plus chaque jour pendant que l’autre moitié ne pense qu’à s’amuser au frais de la première moitié.
    Cela finira mal et quelque chose me dit que ce n’est pas dans 20 ans.

    • C’est possible de refuser leurs délires ? Comment les familles qui ne sont jamais aidées (nous) vont faire ? Ce n’est pas une petite somme, c’est vrai que ce serait dur pour les gamins mais il va falloir mettre un bémol à leurs délires

  3. L’idéologie de gauche déteste l’école privé du fait qu’elle n’a pas d’emprise dessus, qu’elle ne peux pas formater les cerveaux des enfants qui y sont a sont idéologie destructrice des civilisations.
    L’école publique est devenue au fil du temps un fiasco total ou l’on entend plus parler arabe que français, ou les dates importantes de notre histoire sont passée sous silence, il en est de toutes les matières importante ; ou les profs ce sont insulter, attaquer sans que la hiérarchie bouge le petit doigt.

  4. La haine de l’excellence de certains qui ne se rendent pas compte que ces écoles sont des bouées de sauvetage pour les parents et les enfants Mais il faut être aveugles.et sots pour ne pas les copier . bonne nouvelle pour l’avenir de ces établissements pour donner une chance aux enfants.

  5. Il serait intéressant de savoir dans quels établissements la pléthore de Ministres en fonction dans les 30 dernières années ont inscrit leurs enfants.
    On aurait confirmation du principe ; Fais ce que je dis, mais ne fais pas ce que je fais.

  6. L’école hors contrat demeure la seule solution si on veut que les enfants réussissent sans se faire trop endoctriner, hélas peu de parents peuvent se le permettre financièrement, les autres, s’ils le peuvent, devront aider au mieux leurs enfants et leur apprendre ce que l’école n’apprend plus, l’histoire de France, les tables de multiplication, leur donner l’envie de lire, ne serait ce que le club des 5, le clan des 7 ça se lit très bien et ça donne envie de lire, j’ai commencé comme ça .
    Et surtout surveiller comme le font très bien Parents Vigilants, la moindre propagande gauchiste car ils essayent par tout moyen

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