De « av. J.-C. » à « av. n. è. » : les racines chrétiennes dans le viseur de l’école
Près de 12 millions d’élèves ont fait leur rentrée, le mardi 1er septembre. Parmi eux, cette année, certains vont apprendre à réécrire l’histoire, à en gommer ses références judéo-chrétiennes.
C’est notamment le cas des élèves de seconde d’un lycée public de Haute-Savoie. Pour l’un des premiers cours de l’année, leur professeur d’histoire-géographie a décidé de les faire travailler en petits groupes sur différents thèmes. L'exercice est idéal pour briser la glace et tester le niveau de ces tout nouveaux lycéens.
Plusieurs fiches sont distribuées, dont une sur le monde hellénistique et une autre sur la Chine antique. Leur structure est identique : une consigne, un barème et un texte sur lequel les élèves doivent s'appuyer pour réaliser un croquis légendé.
Malgré le fait qu’ils s’intéressent à deux civilisations très différentes, les deux paragraphes présentés aux lycéens ont un point commun : leur système de datation. L’expression « avant notre ère », en abrégé « av. n. è. », est employée en lieu et place du traditionnel et conventionnel « avant Jésus-Christ » ou « av. J.-C. ».

Capture d'écran Parents vigilants
Changement de repère
Séverine Duminy, responsable nationale de Parents vigilants, qui a publié l’une des fiches de travail sur X, dénonce auprès de BV cette « tendance », chez certains éditeurs et enseignants, qui « vise à invisibiliser nos racines judéo-chrétiennes ». Elle voit dans ce changement de formulation une « volonté de certains, généralement les mouvements woke et progressistes, de ne plus voir utiliser le mot Jésus-Christ sous prétexte de neutralité ». Les fameux défenseurs de la laïcité, mais pas que…
🟡 Effacement de notre identité et de notre héritage !
Voici un document distribué à des élèves de Seconde. La formulation historique « avant J.-C. » y est officieusement remplacée par « avant n. è. » (avant notre ère).
Cette pratique, de plus en plus courante chez certains… pic.twitter.com/nW1I9EP2ou
— Parents Vigilants (@LesParentsVigil) September 3, 2026
À ce sujet — [POINT DE VUE] Elle a bon dos la laïcité !
Selon elle, cette reformulation est « aussi réclamée par des musulmans ». Elle précise : « J'ai déjà eu à plusieurs reprises des enseignants qui m'ont raconté qu'ils avaient eu des réclamations de la part de familles musulmanes, voire même d’élèves, et même petits, dès l'école primaire, qui avaient été assez agressifs parce qu'ils avaient prononcé le mot Jésus-Christ justement dans un cours d'histoire comme référence historique. »
Oui, n’en déplaise aux uns et aux autres, Jésus-Christ est une référence historique et l’emploi de l’année de sa naissance comme repère est universel. Ce système de datation a été introduit par un moine chrétien, Denys le Petit, en 525. Jusque-là, le début du règne de l’empereur romain Dioclétien (qui avait persécuté les chrétiens) faisait office de base de calcul. Petit à petit, l’Europe a adopté le nouveau système et a contribué à sa mondialisation. À partir du XIXe siècle, pour des raisons de praticité évidentes, les échanges internationaux se multipliant, la datation Anno Domini a été adoptée par toute la planète, même les pays non chrétiens, comme le Japon, la Chine ou le monde arabe. Jusqu’alors, cela ne posait pas de problème.
Perte de repères
Aujourd’hui, ce standard international est remis en question par et pour quelques militants mécontents à qui l'Éducation nationale donne raison en validant l’emploi de « avant notre ère ». L'école, qui devrait être la garante de la transmission des savoirs, notamment historiques, met le doigt dans l’engrenage de l’effacement en passant sous silence l’héritage judéo-chrétien français et européen. Séverine Duminy prévient : « Si on suit cette logique, cela veut dire qu’on n’enseigne plus l’histoire de France, qu’on ne doit plus parler du Moyen Âge, de la Renaissance, mais aussi d'art et de littérature. »
Et, pour aller plus loin : demain, faudra-t-il cesser d’apprendre aux enfants que la Terre tourne autour du Soleil parce que Nicolas Copernic était chrétien, remettre en question la théorie du Big Bang à cause de Georges Lemaître, le chanoine à l’origine de l’hypothèse de l’atome primitif, ou encore supprimer toute référence à la génétique dans les livres de science, puisque son père fondateur Gregor Mendel était un moine catholique ? Évidemment, c’est absurde, et malgré toute leur bonne volonté, les neutralistes de tout bord ne parviendront pas à effacer la chrétienté de l’Histoire, tant elle a façonné le monde.
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96 commentaires
Qu’elle est l’année zéro de notre ère et qu’elle a été l’événement qui l’a défini comme étant le point de départ de notre ère ?
Dans la même logiique, la Bible dit que Dieu a créé l’univers en six jours et s’est reposé le septième — d’où les semaines. Alors, il faut supprimer les semaines, qui répondent à une logioque religieuse, et les remplacer, par exemple, par des décades — comme à la Révolution.
C’est le moine Denis le Petit qui a attribué la naissance du prophète Jésus en l’an 1 de notre ère. Mais en fait, on ne sait pas quand exactement il est né. Des thèses modernes le font naître en l’an -*5. De telle sorte que Jésus serait le seul homme à être né AVANT lui-même. Mais à Dieu, rien n’est impossible.
« Avant notre ère ». Et elle commence où notre ère ?
Ils sont passés maitres dans l’art du « n’importe quoi ». Le problème n’étant pas leurs demandes ridicules, mais l’acceptation de cet absurde par nos dirigeants et par les enseignants qui font semblant de ne pas comprendre. Et Claude 66 a raison, « avant notre ère » veut bien dire « avant Jésus Christ. N’en déplaise à certains toute la datation occidentale repose sur la supposée naissance du Christ en l’an 0. Qu’on le nomme… ou pas !
Je suis étonné que l’article de Sara Louise Guille ne pose pas la question majeure : notre ère, elle commence à quel moment ? En effet si notre ère (« av.n.è » ) se veut universel il faut pouvoir dire quand ç’est « avant » ! Tout cela est gran-guignolesque, quel dommage que le ridicule ne tue plus… Michel Audiard l’a dit autrement : les cons ça ose tout c’est même à ça qu’on le reconnait !
les gauchistes veulent effacer nos racines chrétiennes, ce sont les talibans de l’histoire..
Franchement ils nous fatiguent, et ils vont bientôt nous énerver.
Et pourquoi ne pas remettre le calendrier républicain ?
La France telle qu’elle s’est construite depuis des siècles est à prendre ou à laisser en allant ailleurs pour ceux que ça dérange. Il faut interdire ces petits renoncements sous pression islamique ou pire par idéologie de la préférence étrangère. On ne retirera aucun bénéfice à vouloir un accueil inconditionnel. Vivre chez nous nécessite d’accepter la culture les mœurs et les traditions françaises, les autres pays du monde appliquent cette règle élémentaire pour eux mêmes, pourquoi ferions nous différemment ?
completement d’accord ..