La gauche déchire TotalEnergies : le concours Lépine des irresponsables
La prochaine assemblée générale du groupe TotalEnergies a lieu dans trois semaines, le 29 mai prochain. On ne sait quelles questions les actionnaires poseront aux dirigeants (Patrick Pouyanné en tête), mais il y a fort à parier qu’on reviendra sur l’épisode politique ubuesque qui agite actuellement la France. On posera peut-être ouvertement la question du maintien de l’entreprise en France. Car la conduite d’un géant de cette taille au pays de Mathilde Panot, Jean-Luc Mélenchon et Emmanuel Macron devient sportive. La France se rapproche à grands pas du pays des Soviets. Nulle trace du même débat en Suisse ou ailleurs.
Il faut reprendre le déroulé des faits pour mesurer la folie gauchiste à la toise. Au départ, il y a un geste de TotalEnergies. Au lieu de profiter de la situation du marché pour « maximiser » ses marges de distribution à la pompe - ce que commanderaient les principes de bonne gestion de toute entreprise -, TotalEnergies plafonne ses prix. Message reçu aussitôt par les automobilistes français. Partout, ils forment de longues files d’attente devant les stations TotalEnergies, séduits par un argument de poids : elles sont parmi les moins coûteuses sur le marché français.
Le numéro de clown de la gauche
Le plafonnement TotalEnergies est si plébiscité par les consommateurs français que ses concurrents en prennent ombrage ! Les accusations de « concurrence déloyale » pleuvent de la part de la grande distribution, qu’on croyait au service du pouvoir d’achat ! Pour les concurrents indépendants du groupe pétrolier, Total ne vend… pas assez cher !
À ce sujet — Quels leviers pour baisser le prix des carburants ?
Mais c’est à cet instant que la France se surpasse. Nos responsables politiques entrent en scène et le numéro de clowns trapézistes peut démarrer sous les flonflons de l’orchestre gouvernemental. Le Premier ministre Sébastien Lecornu, le chef du gouvernement le plus impuissant de la Ve République, supplie TotalEnergies, devant micros et caméras, de faire des efforts supplémentaires. L’entreprise vendant sans marge, il faut donc qu’elle vende désormais… à perte ! Un message certainement reçu avec étonnement par les 730.000 actionnaires individuels français de TotalEnergies.
La demande de Lecornu est très inhabituelle vis-à-vis d’une entreprise privée. Quel groupe, dans un pays libre, accepte de travailler sans marges parce que le gouvernement le lui demande ? Brejnev, reviens, ils sont devenus fous ! La gauche se déchaîne. L’Humanité traite Total de « profiteur de guerre ». Le Canard enchaîné considère que « Total profite de son quasi-monopole (privé) pour augmenter ses prix (et ses profits) ». Après l’annonce des 5,4 milliards de dollars de profits au premier trimestre 2026, tous nos anticapitalistes participent au lynchage !
Nationaliser Total ?
L’inénarrable Mathilde Panot, qu’on ne savait pas si éclairée sur l’économie d’entreprise, est lancée à toute vapeur : « Si Total refuse le blocage des prix, il faut la nationaliser. […] Ce n'est pas au peuple de payer à la place des profiteurs de guerre », lance-t-elle. Mais qui paiera la nationalisation de Total, sinon les Français ? La capitalisation boursière de Total atteint 166,48 milliards d'euros, en mai 2026, soit plus de 40 fois le budget de l’audiovisuel public (4 milliards d’euros) ! L’État, surendetté, ruiné, écrasé par le coût de l’insécurité et de l’immigration, entre autres, n’a-t-il pas mieux à faire que de dépenser les milliards qu’il n’a pas pour gérer moins bien que Pouyanné l’empire Total ? La députée européenne LFI Manon Aubry parle d’« évasion fiscale » et veut changer les règles de la comptabilité internationale ! Le concours Lépine de l'affaiblissement d'un fleuron national bat son plein.
Il faudra se souvenir de ces mots et des donneurs de leçons mélenchonesques si, dans quelques mois ou quelques années, Total décide de quitter la France, laissant sur le sable tout ou partie de ses 35.000 salariés français et ses impôts (sur le raffinage) payés en France. Quand la politique se met à gambader dans le monde des entreprises, le terrain ressemble à celui laissé par les joyeux teufeurs de Cornusse, dans le Cher : un saccage à ciel ouvert.
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101 commentaires
que voulez vous obtenir des LFI autre que la destruction de la France et ceux qui non toujours rien compris qui reçoivent tout de leur pays et ne regardent pas les pays pauvres votent pour eux en ce qui concerne la demande de nationalisation de Total est complètement idiote comme pour EDF ou il était demandée la nationalisation le gouvernement est passé en premier il l’a transformé en actionnaire 100% pour le gouvernement qu’en ont ils dit ou fait rien et nous continuons a payer le prix fort ?
il ne faut pas nationaliser Total. En revanche je demande a M Pouyanné de lancer une OPA sur la France (elle ne vaut plus grand chose) et qu’il privatise l’état pour qu’il dégage des bénéfices.
Le plus consternant dans cette ridicule affaire est l’attitude du premier ministre, qui s’il était suivi, ouvrirait la voie à une extravagante dérive vers la soviétisation de notre pays. C’est déjà assez avancé, mais on atteindrait les sommets ! Notons que M. Lecornu pousse des hauts cris si on évoque la possibilité pour lui de décider un plafonnement de la TVA, qui serait la copie de ce qu’il demande à Total !
Il est grand temps de se réconcilier avec la Russie qui n’attend que ça , et faire un pied de nez aux US qui nous sucent jusqu’à la moelle.
Nationaliser une entreprise rentable c’est la transformer rapidement en entreprise deficitaire et en plus qui ne rend plus le service qui justifie son existence. Nationalisons Total et on aura rapidement une penurie donc un carburant rationné et distribué via des conditions inimaginables. Ainsi la CGT aura un moyen de pression absolu et le peuple sera soumis.
De manière générale, on constate partout que le communisme c’est la pénurie economique et aussi la pénurie de liberté (maduro est le dernier avatar ). Et malgré ce constat irrefutable, LFI seduit tout les « intellectuels » hors sol. Au secours! Pol Pot (formé dans une université française et soutenu en son temps par la gauche occidentale) va arriver chez nous avec ces fanatiques dangereux car le peuple inculte ne se souvient de rien.
La rengaine très usée depuis des lustres revient : « …il faut aller chercher l’argent là où elle est… » ! Cet enfantillage n’a jamais fonctionné et ne fonctionnera jamais….mais cela fait bien et beau dans le tableau des pseudo-socialistes faussement économistes et encore moins sociaux. Quelle déception de voir un Lecornu tomber dans cette niaiserie.