Rima Hassan : « Dans un État raciste…, la couleur de sa peau, c’est politique »
Ce vendredi 16 janvier, le candidat LFI à la mairie de La Courneuve (93), Aly Diouara, a lancé sa campagne lors d’un petit meeting. L’événement se déroulait au sein du gymnase « El Ouafi », du nom de cet athlète célébré à gauche pour avoir été le premier Africain à avoir remporté une médaille d'or aux Jeux olympiques. Le décor était planté. Sur scène se sont succédé Aly Diouara, Mathilde Panot, en sa qualité de présidente du groupe La France insoumise à l'Assemblée nationale, ainsi qu'Assa Traoré, présidente du Comité vérité et justice pour Adama. Mais le passage le plus marquant reste sans doute la prise de parole de l’eurodéputée Rima Hassan, recouverte de son indémodable keffieh palestinien. « Dans un État raciste [on imagine qu'elle parle de la France, NDLR] qui relativise son Histoire coloniale, voire qui la glorifie, son nom, la couleur de sa peau, c'est politique, a-t-elle déclaré, dans un discours à teneur résolument identitaire. Il n'y a qu'une seule façon de s'affranchir de ces chaînes : élire celles et ceux qui nous ressemblent et qui parlent à vos cœurs plutôt qu'à vos peurs. »
Pour Rima Hassan la France est un état raciste et policier et il n'y aurait qu'une seule façon de s'affranchir de ces chaînes, "élire celles et ceux qui nous ressemblent."
✅ Rima Hassan lors du lancement de la campagne municipale à La Courneuve pour d'@AlyDiouara.
— French Carcan (@FrenchCarcan) January 16, 2026
Mais de quelle « ressemblance » parle celle qu’on nous présente comme une « réfugiée palestinienne » ? Ressemblance idéologique ? Culturelle ? Chromatique ? Allez savoir. La suite de son discours a néanmoins donné quelques éléments de réponse. L’élue au Parlement européen y faisait la liste des personnalités de gauche qui, manifestement, ne lui « ressemblent » pas suffisamment. « À ceux qui ont préféré le foot à une marche contre l'islamophobie – Ruffin, si tu nous entends -, à ceux qui veulent bien des voix électorales des personnes racisées à condition qu'elles n'envisagent pas de se présenter – Garrido, si tu nous entends - ou encore à ceux qui prétendent avoir un cap clair en défendant un État génocidaire – Glucksmann, si tu nous entends -, nous leur disons une chose simple : la seule gauche qui nous représente, c'est la gauche de rupture, celle qui ne plie ni sur l'antiracisme ni sur l'anticolonialisme. » Le message est en effet très clair.
Ce vent de dégagisme souffle sur LFI depuis quelque temps, déjà. Début 2025, la même Rima Hassan avait lancé, devant une Mathilde Panot déconfite, que « l'époque du porte-parolat » était terminée et qu’il était temps de miser sur des « visages incarnés » plutôt que sur des représentants « éloignés des réalités » communautaires. De son côté, Aly Diouara avait participé, au printemps dernier, à une émission dans laquelle il expliquait tranquillement avoir refusé de prendre le moindre « Blanc » dans son équipe, malgré les conseils de certains camarades de l’ancienne école. « J’ai dit : "Non, c'est pas comme ça que ça marche. C'est fini, ça". » Nulle association antiraciste, nul média labellisé ne s’est indigné de ces propos.
Lorsque l'hymne algérien retentit dans un meeting...
Ce même vendredi 16 janvier, comme un heureux hasard, nos confrères de Frontières ont exhumé une vidéo très intéressante. Celle-ci a été tournée en octobre 2025, lors du meeting de lancement de campagne pour les municipales de la candidate LFI Fily Keita-Gassama à Champigny-sur-Marne (94). On y voit plusieurs têtes d’affiche d’extrême gauche – dont Mathilde Panot – réunies sur la scène quand, soudain, retentit l’hymne national… algérien. Rappelons que ce chant contient des strophes très hostiles à la France et appelle à demi-mot à la vengeance contre l’ex-puissance colonisatrice. Toujours selon notre confrère de Frontières, Mme Gassama, interrogée à ce sujet ce 16 janvier, aurait dit sa fierté d’avoir permis la tenue de l’hymne, mais n’aurait pas souhaité commenter les couplets anti-français.
EXCLU Frontières – L’hymne algérien en plein meeting LFI.
À Champigny-sur-Marne (94), lors du lancement de campagne de la candidate LFI, le 17 octobre, une chanteuse entonne Qassaman devant Mathilde Panot, souriante au premier rang.
Une séquence jamais diffusée par LFI. pic.twitter.com/sTa2t0YL0I
— Frontières (@Frontieresmedia) January 16, 2026
Parti de l'étranger ?
Sur X, plusieurs internautes ont fait part de leur dégoût. « Il faut arrêter de faire semblant avec ce parti, il doit littéralement être interdit et tous ses cadres doivent être arrêtés », a estimé l’un d’entre eux, visiblement en colère. D’autres ont ouvertement taxé LFI d’intelligence avec l’ennemi, à l’image du maire de Nice, Christian Estrosi, qui, en novembre 2024, avait annoncé qu'il allait porter plainte pour ce motif contre les insoumis Bernalicis et Coquerel. « LFI est aujourd’hui devenu un parti de l’étranger », déclarait également Éric Naulleau, en mars 2025, dans la revue Front populaire. « La France insoumise est le parti de l’étranger. Il n’y a aucun doute sur ce plan-là », confirmait encore, en novembre dernier, Gilles-William Goldnadel. Le célèbre avocat s’appuyait sur la proximité documentée de l’extrême gauche avec les mouvances islamistes, mais aussi sur ce récent rapport, évoqué récemment dans BV, décrivant l’infiltration de ce même bord politique par des agents d’influence de la République islamique d’Iran.
Décidément, cette campagne pour les élections municipales, entre le meeting de Champigny-sur-Marne et celui de La Courneuve, nous en dit beaucoup. Des enjeux dans certaines villes, semble-t-il, qui dépassent largement celui de l'entretien de la voirie...
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69 commentaires
Le communeautarisme c’est…. l »Islam, les ghettos etc ou la civilisation a nous??? pour laquelle nous nous sommes battus pendant deux siecles????Vous voulez recommencer??? pour imposer aux chretiens vos coutumes et « » »Lois » » » coraniques??? A refusantpublicatin d’avance….nous sommes avec TOI!!!