[UNE PROF EN FRANCE] Les milliards de l’université
En 2018, Michael Bloomberg a fait un don de 1,8 milliard de dollars à son ancienne école, la Johns Hopkins University de Baltimore (États-Unis), pour la remercier de la formation qu'il avait reçue et pour s'assurer que les étudiants d'aujourd'hui auraient les mêmes chances. Montant colossal, pour un Français.
Par comparaison, le budget de Sorbonne Université - née de la fusion de Paris-Sorbonne et Pierre-et-Marie Curie - dispose d'un budget annuel de fonctionnement de 893 millions d'euros, bien supérieur aux 200 millions dont dispose l'université de Bordeaux et aux 250 millions de celle de Lille. Chacune de ces universités scolarise autour de 60.000 étudiants, ce qui est beaucoup, au regard des 16.000 inscrits à Yale (New Haven, dans le Connecticut), des 25.000 étudiants de Harvard (Massachusetts) et des 31.000 de Columbia (New York). Au Royaume-Uni, Oxford et Cambridge ne prennent en charge, eux aussi, que 25.000 étudiants.
Mais ces étudiants américains ou britanniques ne sont pas traités de la même façon que nos étudiants, et leurs professeurs eux-mêmes. En France, être étudiant, c'est un statut auquel on a droit de façon quasi inconditionnelle et qui se distribue gracieusement. Ailleurs, cela se mérite. Mais en contrepartie, c'est valorisé et les fonds privés convergent massivement vers la formation des futures élites de la nation. Pour deux fois moins d'étudiants que la Sorbonne, Harvard a des dépenses d'exploitation de 6,4 milliards de dollars et un fonds de dotation de 50 milliards. La dotation de Yale est de 41 milliards, 37 milliards pour Stanford, 35 milliards pour Princeton.
Les sources de ces fonds sont essentiellement privées et fortement défiscalisées. Alors, une idée, pour les futurs ministres de l'Éducation nationale et des Finances : au lieu de taxer les Français toujours et encore, incitez-les à investir dans la formation universitaire de leurs enfants. Changeons de logiciel mental ! Mais les fonds privés vérifieraient peut-être que le ministre des Finances sait compter et que l'argent n'est pas déversé à fonds perdus sur des étrangers ou des illettrés.
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41 commentaires
Bonjour Virginie. Toujours le doigt où cela fait mal. N’ayant pas fréquenté les universités, grande école seulement, je ne peux qu’observer de ma fenêtre. Cependant, à leur contact en cours de carrière.
Résumons : entrée en université « droit de façon quasi inconditionnelle et qui se distribue gracieusement ». Ailleurs, entrée dans les grandes écoles « cela se mérite », concours et financement. Par extension il nous est possible d’étendre le débat à tous les secteurs de notre société. Restons sur les universités.
A observer le respect avec lequel des étudiants considèrent leurs locaux, l’assiduité dans les études, croyez-vous que les investisseurs soient encouragés à s’engager en leur faveur ? L’Etat leur a accordé une autonomie. Quel scandale à l’époque. Et cependant certaines d’entre elles étaient ouvertes, travaillaient en recherche avec des industriels, j’ai été de ceux-là, sans faire de bruit, ce qui leur permettait d’arrondir les fins de mois, de se procurer du matériel d’avant -garde offert par ces industriels. Ce qui n’a jamais été évoqué par les établissements réfractaires pour lesquels les étudiants chercheurs tournaient en rond sur les places publiques. Belle image de l’esprit d’ouverture de ces gamins. Cadenassés au possible mais ils se disaient « chercheurs ».
Ailleurs, cela se mérite. Ce qui conduit au respect. Respect des locaux, des enseignants, de la chance offerte et surtout du sacrifice des parents. Et respect de l’étudiant vis à vis de lui-même lequel est souvent conduit à s’engager dans de petits boulots, voire conduit à suspendre ses études afin de se les financer par la suite avec le produit d’une activité professionnelle .
Ce qui me permet d’étendre le débat. Notre société est abreuvée d’avantages sociaux. Croyez-vous que la générosité sans compensations par l’effort peut conduire à des comportements qui forceraient le respect ? Ces avantages devraient se mériter. Leur valeur serait mieux appréciée et par voie de conséquences, inciterait à plus de respect. Il semblerait que certains décideurs s’orienteraient dans cette voie, enfin. Sanctionner la délinquance par prélèvements sur les avantages sociaux. Mais cela reste très timide. Les ours veillent.
Je disais tous les secteurs de notre société. prenons l’administration. Croyez-vous que des effectifs pléthoriques incitent à la recherche de la performance ? Je me limiterai à cette simple question. Je pouvais citer la Justice, toujours en recherche de toujours plus, toujours plus d’effectifs. Mais observons. Traiter dix fois le même délinquant, est-ce de la performance ? Le traiter une bonne fois, une seule fois par une sanction significative ne réduirait-il pas cette exigence d’effectifs supplémentaires ? Qui plus est conduirait peut-être à renouer avec « la peur du gendarme ».
Je terminerai avec cette simple remarque. Le respect, valeur chrétienne déduite de « tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Mais vous observerez que notre société lapide la chrétienté tout en exigeant du respect. On marche sur la tête.
Voilà, voilà. Virginie , il me reste à vous souhaiter une bonne semaine et surtout, veillez sur vous.
Il faudrait déjà tout reprendre à la base… Presque tous les élèves ont leur DNB, presque tous passent en 2nde GT, presque tous ont leur Bac avec des mentions extraordinaires… Bref, on arrive en fac sans avoir été trop inquiété sur son niveau réel. Les compétences sont validées et tout le monde est content avec ses gommettes vertes.
Et parmi tous ces nouveaux étudiants, combien ont bénéficié d’un PAP, d’un PPRE ou autre dispositif d’inclusion bienveillante ?
Bref, on finance les études de jeunes qui n’ont pas de bases solides, qui ne savent pas ce que signifie faire des efforts.
Entre la France et les USA c’est comme d’hab…Chez nous un jeune qui a eu son Bac (bel exploit s’il en est) et n’a pas trop envie de bosser se met étudiant. Quelques années avec couverture sociale et qque argent public on verra bien ensuite. Encore heureux s’il ne s’inscrit pas en sciences humaines.
Les sciences humaines c est ce qu on nomme les sciences molles.
D’accord pour molles mais sciences j’hésite… Et ce ne sont pas nos économistes » de gôche qui vont me décider…
les universités françaises récoltent les super bacheliers qu’on sort tous les ans, on pourrait en mettre 100 000 par université, sur ce nombre 10% veulent bosser les autres veulent mettre le bordel, qui osera faire le ménage là dedans, quand on voit que le niveau scolaire de nos enfants et petits enfants se situe entre le Kazakshan et le Montenegro, quelle honte pour notre pays.
Depuis 1968 , tout les élèves surtout les plus faibles , les étrangers incapables d’aligner une phrase correctement l’université est devenu un droit , et avec Mitterrand l’Université , enfin , l’enseignement à perdu sa carte d’excellence , le Français s’apprenais en méthode » globale » en » phonétique » et l’orthographe , la grammaire ne devaient plus exister , trop difficile pour ceux qui parlaient l’arabe à la maison !!! les instituteurs ont perdu leur statut et leur » aura » de Maître d’école » que nous aimions tous pour son savoir son respect et le temps qu’il nous consacrait après l’école !
Maintenant , avec le tutoiement des profs par les élèves et des élèves par les profs , plus de respect , plus d’autorité , plus de savoir !
Mais il faut reconnaitre que nous avons encore des professeurs de passion , qui croit en leurs élèves et savent se faire respecter malgré le tutoiement et obtiennent des résultats ! Merci à eux de faire comprendre aux ado qu’ils n’y a pas que l’Université et des intellectuels mais aussi le travail manuel où il faut une grande intelligence pour l’effectuer !
Voilà les conséquences des 95% de réussite au bac. Trop d’universitaires qui ne méritent pas de l’être et qui seront en échec à moins de 25ans, les obligeant à se retourner vers des métiers où le bac même n’a aucune plus-value. Alors qu’ils y a tant de « métiers en tension » qui réclament de la main d’oeuvre (ce qui est un prétexte à l’immigration). Tout celà est désastreux et génère des aigreurs et des ressentis. Revenons à la scolarité jusqu’à 14ans (au lieu de 16) et régénérons les filières d’apprentissage (sous la coupe des patrons et non de l’EN comme maintenant) et celà ira mieux.
« Trop d’universitaires qui ne méritent pas de l’être et qui seront en échec à moins de 25ans, les obligeant à se retourner vers des métiers où le bac même n’a aucune plus-value », et qui grossiront les rangs des aigris et des jaloux de leur plombier qui, lui, gagne bien sa vie avec un vrai métier. C’est, avec les banlieues, l’autre vivier de l’électorat LFI.
C’est la raison pour laquelle il y a tant d’étudiants qui arrivent par bateaux entiers sur nos côtes ?
En France , on y a droit ! Oui, mais… il faudrait alors, signer un document s’engageant à étudier et non pas à « lutter », « défiler » voire pour certains aller casser, empêcher, menacer etc Les autorités ne s’en sont pas aperçu. Curieux…
Comme on a décidé que les sourds ne le seraient plus mais seulement « mal entendants », les aveugles « non voyants », les concierges « gardiennes d’immeubles » (même si elles sont toujours dans l’escalier), en 2019, l’IUFM (Institut Universitaire de Formation des Maîtres) est devenu « Les Écoles SUPÉRIEURES de Formation des Maitres » (Institut, c’etait trop commun, Supérieure, c’est mieux)… sont-ils devenus plus compétents pour autant ? Si l’on en juge par le niveau des bacheliers, ce serait plutôt le contraire, par contre, ce qui semble primer avant tout, c’est apprendre à nos chères têtes bondes à se « toucher le pipi »… madame Borne brillamment reconduite dans ses fonctions a personnellement veillé au quotas d’heures dédiées à ça. Lire, écrire, compter, les cours d’histoire et géographie, ça viendra après. Ça valait le coup de mettre « SUPÉRIEURES » dans l’appellation de leur cursus…
Tant que le médecin sait encore où se trouve le foie ou ne cherche pas les kiwis chez une femme, c’est qu’on est encore en eau pas trop profonde, le fond n’est pas atteint.
L’Université par définition est un « pôle d’excellence ». Peu de gens ont les capacités d’en suivre l’enseignement., ce qui en France n’est pas considéré: on estime que toul’monde a » le droit » d’y aller. D’où des effectifs pléthoriques et un niveau au ras de la ligne de flottaison.
Il y a déjà 2 ou 3 décennies, une enquête avait prouvé que si on avait autant d’étudiants en France, ce n’était pas du tout en raison de la soif d’étudier, mais seulement grâce à l’attrait des aides sociales pléthoriques (bourses, APL, etc) accordées sans condition et sans contrôle. En effet, il suffit de s’inscrire en fac, en université, pour bénéficier de ces cadeaux. Inutile d’assister au moindre cours. Est-ce toujours le cas ?
Un proche qui étudie aux Pays-Bas parce que les parents y travaillent, étudie actuellement dans le cadre d’échanges aux Etats-Unis, d’après lui le niveau est bien plus bas que celui de l’université hollandaise où il étudie. Evidemment par rapport aux universités françaises c’est bien supérieur mais à vaincre sans péril
d’après lui?…