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Susanna, violée et tuée : une nouvelle victime de la politique migratoire d’Angela Merkel ?

Écrivain et journaliste belge francophone
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Susanna Feldmann, âgée de 14 ans, est la nouvelle victime de la politique migratoire de la chancelière démocrate-chrétienne Angela Merkel, qui avait ouvert, au cours de l’été 2015, les frontières du pays. Elle a été violée et assassinée. Le principal suspect de ce crime est un homme, Ali Bashar, qui était arrivé en empruntant la route des Balkans, lors de la grande vague migratoire de cette époque, et qui n’était ni réfugié de guerre ni réfugié politique. Il avait été rapidement repéré par la police en tant qu’auteur d’insultes et de bagarres, et son nom était apparu dans une affaire de viol d’une fillette de 11 ans au sein d’un centre pour demandeurs d’asile sans que les soupçons ne soient corroborés. De plus, sa demande d’asile avait été rejetée à la fin de l’année 2016.

Il n’avait pas été expulsé car, en Allemagne, la culture de l’accueil prime sur le respect de la législation.

Le 22 mai 2018, la disparition de Susanna avait été portée à la connaissance des forces de l’ordre. L’adolescente, de Mayence (Mainz) en Rhénanie-Palatinat, s’était rendue avec des amis dans le centre de la ville voisine de Wiesbaden, en Hesse, et n’était pas rentrée le soir à la maison.

Deux semaines plus tard, le mercredi 6 juin, son corps a été retrouvé à Wiesbaden, enterré dans un terrain difficile d’accès. Selon l’autopsie du cadavre, les faits ont eu lieu au moment de la disparition.

Alors que les autorités conduisaient les recherches avec de nombreux policiers et chiens et un hélicoptère, les informations décisives en vue de l’identification de l’auteur ont émané d’un garçon de 13 ans vivant dans le centre pour demandeurs d’asile et qui prétend que Ali Bashar lui a raconté les faits.

Le suspect, âgé de 20 ans, s’est enfui le 7 juin avec l’ensemble de sa famille en Irak, alors que les documents de séjour en Allemagne et les billets d’avion ne portent pas le même nom, ce qui en dit long sur le fonctionnement des institutions étatiques et découle du fait que la situation d’exception mise en place au cours de l’été 2015 a porté atteinte à leur fonctionnement. Ce groupe a disposé également d’un laissez-passer provisoire, établi par l’ambassade d’Irak, en arabe avec des photos d’identité.

Ali Bashar, sa femme et six enfants, qui vivaient ensemble dans un centre d’accueil pour demandeurs d’asile, ont pris l’avion à Düsseldorf, en Rhénanie-du-Nord-Westphalie, et se sont rendus à Istanbul, en Turquie, puis à Erbil, dans le Kurdistan irakien.

Selon la police, Susanna était allée à plusieurs reprises dans le logement pour demandeurs d’asile à Wiesbaden et connaissait de près le frère de l’auteur des faits.

La victime et sa mère étant membre de la communauté juive de Mayence, le Conseil central des juifs se montre profondément concerné par ce crime.

Des habitants du quartier ont déposé des bougies et des fleurs.

La codirigeante du groupe des élus du parti patriotique Alternative pour l’Allemagne (AfD) au sein de la Chambre des députés, Alice Weidel, estime que la chancelière Angela Merkel est coresponsable des faits et exige le retrait de l’ensemble du gouvernement. Elle déclare : « Susanna est une victime supplémentaire de la politique d’accueil hypocrite et égoïste de la chancelière fédérale Angela Merkel. »

Ce samedi 9 juin au soir, Ali Bashar, arrêté le jour précédent au Kurdistan irakien, a atterri en Allemagne.

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