Plates-formes de retour ou remigration ?

Durant le Conseil européen des ministres de l’Intérieur, ce 12 juillet à Innsbruck, le ministre de l’Intérieur autrichien – membre du parti dit d’extrême droite FPÖ – propose de mettre en place des « plates-formes de retour » pour migrants illégaux, dans les « pays tiers ».

Présenter sa mesure comme une « révolution copernicienne », sur fond de cris d’indignation pré-enregistrés, n’y changera rien : il se contente de vouloir faire appliquer le droit, là où c’est précisément le droit des nations d’Europe occidentale qu’il faut dynamiter.

Ni les accusations de dérapage, ni les condamnations en « populisme », « racisme » voire « neofascisme » ne sont les garanties d’une politique anti-système. La véritable subversion consiste à renverser les règles du jeu. Or, le simple fait de tenir compte des procès en dérapage, c’est accepter de jouer selon les règles édictées par les « progressistes ».

C’est là tout le caractère pernicieux de la stratégie du politiquement correct : celle de domestiquer son opposition. Cette dernière croit s’opposer efficacement toutes les fois où on lui colle une contravention. Cela, alors même que la route praticable (antidérapante) devient chaque année plus étroite – même si les Zemmour, Dupont-Aignan voire Marine Le Pen s’autorisent des sorties toujours plus courageuses sur la « colonisation » ou l’ « occupation ».

La proposition qui mérite d’être mise sur la table concerne moins la constitution de plates-formes de retour pour les migrants illégaux, que celle de plates-formes de retour pour les migrants légaux rétifs à l’assimilation. Car la principale menace civilisationnelle relève de l’immigration légale bien plus que clandestine. En un mot, la remigration doit être mise à l’ordre du jour, car elle est la seule réponse réaliste au Grand Remplacement.

Les mesures concrètes de cette politique ont déjà été définies par les Identitaires. En voici les principales :

– expulsion systématique et interdiction de territoire pour tout étranger commettant un délit ou un crime.
– déchéance rétroactive de la nationalité pour tout étranger naturalisé ayant commis un crime ou un délit ces dix dernières années ;
– suppression de l’AME (aide médicale d’État) ;
– mise en place d’acccords avec les pays de la rive sud de la Méditerranée soumettant les aides économiques à un contrôle de leur zone d’émigration ;
– création d’un Haut-Commissariat européen à la remigration ;
– faire entrer le principe de préférence nationale dans nos lois ;
– interdiction du port du voile islamique dans l’espace public ;
– interdiction de l’abattage rituel.

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