Nouvelles du Machin : le Comité des droits de l’homme de l’ONU veut interdire l’interdiction de la burka…

Le Machin, comme l’appelait de Gaulle – comprenez l’ONU – est une machine à tiroirs où les Conseils abritent des Hauts commissariats, qui hébergent des Comités, qui accouchent de Commissions, qui renferment… etc., etc.

Ces innombrables petits machins du grand Machin rivalisent d’inefficacité et bien souvent de compromission, offrant à la face du monde l’image d’une administration pléthorique et d’autant plus inutile pour arbitrer les conflits qui agitent la planète. S’il ne faut qu’un exemple, donnons celui du conflit israélo-palestinien au sujet duquel s’empilent les résolutions hypocrites, chacun sachant désormais qu’elles n’ont jamais été et ne seront jamais appliquées…

De temps à autre, c’est la France qui chatouille les consciences azimutées des machinistes. Le journal La Croix nous apprend ainsi que « Le Comité des droits de l’homme de l’ONU, organe de surveillance du Haut-commissariat aux droits de l’Homme (HCR), s’apprête à remettre en cause la loi française du 11 octobre 2010 sur la dissimulation du visage dans l’espace public ». Ces gens-là aiment bien les clones de Belphégor et les “sages” chargés de dire le bien et le mal entendent soutenir deux pauvres françaises (ou pas…) verbalisées pour avoir enfreint notre loi inique et qui en ont appelé à leur arbitrage. Le Comité estime en effet que notre loi « porte atteinte à la liberté religieuse » et crée de ce fait une « discrimination » à l’encontre de ces femmes.

À vrai dire, on n’est pas très étonné. Il faut en effet se pencher sur la constitution de ces instances chargées de dire le bien et le mal, réfléchir à qui les finance, à qui tire les ficelles, réfléchir surtout aux compromissions pour raisons économiques et stratégiques.

Ainsi, en avril 2017, alors que la France s’écharpait dans une campagne électorale riche en rebondissements, le Conseil économique et social de l’ONU, par 47 voix sur 54 (joli score !), votait la nomination de l’Arabie saoudite à la Commission de la condition de la femme, une instance chargée de promouvoir les droits des femmes et l’égalité des sexes.

Le représentant de l’ONG UN Watch s’en étouffait d’indignation au micro de France 24 : c’est simple, disait-il, « l’Arabie saoudite a du pétrole et des millions de dollars. Ce pays a conduit des négociations secrètes en coulisse pour se faire nommer à ce conseil alors que c’est une dictature ! C’est un jour bien sombre pour les droits des femmes. »

Comme ses voisins, la France faisait museau. Elle n’avait, d’ailleurs, pas davantage protesté lors de la nomination de Faisal Trad, ambassadeur de Riyad auprès des Nations unies, à la tête du groupe consultatif du Conseil des droits de l’homme en 2015. Cela, alors que la monarchie saoudienne s’apprêtait à décapiter puis crucifier en place publique le jeune opposant chiite Ali Mohammed al-Nimr, accusé d’avoir participé, en 2012, à une manifestation contre le régime…

C’est donc, aujourd’hui, le Comité des droits de l’homme qui veut défendre le port de la burka au nom de la liberté des femmes. La France « dictatoriale » est en ligne de mire, déjà dénoncée au début de l’été pour l’affaire de la crèche Baby Loup. Le Comité a, en effet, apporté son soutien à Fatima Atif, condamnée pour faute grave en 2008 après avoir refusé d’enlever son voile au travail. Ils ont estimé que c’était « une ingérence dans l’exercice de son droit à la liberté de manifester sa religion ». Pour une fois, la Cour européenne des droits de l’homme a émis dans cette affaire un avis contraire, estimant que cette loi « n’affectait pas la liberté de porter dans l’espace public des éléments vestimentaires qui n’ont pas pour effet de dissimuler le visage et qu’elle n’est pas explicitement fondée sur la connotation religieuse des vêtements, mais sur le seul fait qu’ils dissimulent le visage ».

C’est sans doute une nuance trop subtile pour les sages en costume mais barbus dans la tête qui siègent au Comité du Machin.

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