L’OMS : une vieille dame malade, mais riche !

Médecin
 

Vénérable institution quasi septuagénaire, l’Organisation mondiale de la santé a pour objectif « d’amener tous les peuples du monde au niveau de santé le plus élevé possible ». Elle devra choisir, sous peu, parmi trois derniers candidats son secrétaire général, appelé à gérer un budget de quatre milliards et demi ; non sans avoir déjà éliminé, dans un premier tour, le prétendant français Philippe Douste-Blazy…

Longtemps le financement de l’OMS a émané majoritairement des 193 États membres de l’ONU, mais aujourd’hui, 80 % proviennent de donateurs privés, au premier rang desquels Bill Gates. Cette admirable philanthropie pose tout de même un problème que n’éludait pas, dès 2012, celle qui s’apprête à quitter son mandat : « Les pratiques financières actuelles font de l’OMS une organisation fondée sur les ressources et non sur les résultats. L’argent dicte ce qui est accompli. » Eh oui, en général, c’est celui qui paye les violons qui choisit la musique… Et Corinne Lepage, ancien ministre de l’Environnement, de rajouter une couche : « Qui imaginerait le Conseil de sécurité financé par l’industrie de l’armement ? Pourtant, de grands laboratoires pharmaceutiques contribuent au financement de l’OMS. »

Outre cette influence des lobbies, la lourdeur de la bureaucratie de l’institution est souvent pointée du doigt, la rendant, selon le Pr Didier Raoult, « éloignée des problèmes de santé publique majeurs ».

Comme, peut-être, ce sérieux retard à l’allumage lors de l’épidémie à virus Ebola de 2014, qui a fait plus de 11.000 morts en Afrique et sérieusement ébranlé la crédibilité de l’OMS. De même pour l’apocalypse planétaire annoncée par la possible transmission à l’homme de la grippe aviaire, suivie du délire vaccinal ruineux lors la grippe A (H1N1).

En revanche, l’OMS n’hésite pas à monter dans le train si politiquement correct du « changement » climatique (on n’ose plus parler de réchauffement) et de supputer ses conséquences sanitaires comme dans les plus terribles toiles de Jérôme Bosch !

Bref, le prochain secrétaire général de l’OMS aura du pain sur la planche pour ramener ses troupes sur une route mieux balisée. On peut lui conseiller de s’inspirer de l’œuvre de grands anciens qui, avec des moyens bien modestes, ont enseigné de par le monde l’hygiène élémentaire et réduit ainsi la mortalité infantile, identifié le bacille de la peste, éradiqué les vecteurs du paludisme, guéri la lèpre, le trachome, la fièvre jaune, la tuberculose, etc. Je parle de nos médecins militaires, mais aussi civils, qui du milieu du XIXe jusqu’à la décolonisation, parfois au péril de leurs vies, ont apporté à des dizaines de millions d’hommes et de femmes une assistance majeure dans l’accomplissement des deux buts essentiels de la vie : survivre et se reproduire. Le genre d’hommes dont M. Macron nous explique aujourd’hui qu’ils furent des criminels contre l’humanité ! Décidément, comme le disait jadis une publicité pour des rillettes industrielles, « nous n’avons pas les mêmes valeurs »…

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