Xavier Bertrand : au secours, la gauche des années 1980 revient !

Piqué au vif sur X, il livre une interminable philippique molle, dopée à la bonne conscience guimauve et à l'indignation feinte.
XAVIER BERTRAND

« Mais qu’est-ce qu’il raconte ? » Ces quelques mots envoyés par la journaliste Géraldine Woessner, rédactrice en chef au Point, à Xavier Bertrand, sur X, ont piqué au vif le probable candidat à la présidentielle qui rêve de ratisser les voix du centre. La réplique de Xavier Bertrand prend la forme, sur le même réseau X, d’une interminable philippique molle, sourdement larmoyante, une mélopée souffrante et fatiguée, dopée à la bonne conscience guimauve et à l'indignation feinte. On y retrouve le bon vieux temps de l'antiracisme bêtassou : « les victimes d’amalgames », les gens jugés « à travers leur couleur de peau », « les reflexes de généralisation », la « stigmatrisation collective », le « sentiment d’exclusion », la volonté de « combattre toutes les formes de discrimination ». C’est une Madeleine de Proust, un disque de Patrick Bruel : sucré, sans saveur, très mauvais, plein de moraline à deux balles et un peu gênant, depuis qu’on sait que tout cela a mal tourné. Avec Xavier Bertrand, on retrouve la Mitterrandie, Jack Lang triomphant et le catéchisme obligatoire selon SOS Racisme. Il ne manque que le « vivre ensemble », mais l’esprit y est.

Installer le désastre

Xavier Bertrand incarne à merveille le profil type du démolisseur de son propre pays. Dans Le Prince, Machiavel explique de son pays (l’Italie) : « Il fallait qu'elle fût sans chefs, sans institutions, battue, déchirée, envahie et accablée de toute espèce de désastres » pour que « quelque génie pût s'illustrer ». Xavier Bertrand s’occupe d'installer le désastre, sans doute pour préparer la voie à celui qui s’illustrera dans le redressement national, en commençant par... éloigner Xavier Bertrand.

Voilà un homme qui vit des subsides de l’État depuis son élection comme conseiller général de l’Aisne, le 27 mars 1998. Il a occupé bien des postes aux frais du contribuable : député français, secrétaire d’État chargé de l’assurance maladie, ministre de la Santé, ministre du Travail, il a été secrétaire général de l’UMP, maire de Saint-Quentin, il occupe la présidence du conseil régional des Hauts-de-France depuis plus de dix ans. À cet édile, il n’a manqué ni les postes prestigieux, ni les responsabilités, ni le pouvoir, ni l’argent du contribuable pour accomplir ses fonctions et faire vivre sa petite famille. Qu’en a-t-il fait ?

Ce dimanche 14 juin, interviewé à l’antenne de BFM TV, Xavier Bertrand se révèle plus vrai que nature, tel que la démagogie et la passion de détruire ce qui demeure peuvent dessiner un homme. C'est ce qui a fait réagir Géraldine Woessner. « Ce qui me marque aujourd’hui, c’est qu’il est difficile de vivre en France », commence-t-il. On se dit qu’il pense, pour une fois, aux victimes de l’ensauvagement, aux familles endeuillées, aux femmes traumatisées, aux retraités sans moyens, aux petits revenus, aux Français des gilets jaunes, aux agriculteurs, à toutes ces filières industrielles ruinées par la mondialisation. Cet homme qui a tant œuvré dans les arcanes du pouvoir, aux frais des Français, est du moins conscient des difficultés du pays, pense-t-on. Mais voilà, Xavier Bertrand n’avait pas terminé sa phrase. « Ce qui me marque, aujourd’hui, c’est qu’il est difficile de vivre en France quand on est musulman, juif, quand on n’est pas blanc de peau, quand on ne porte pas un prénom du calendrier grégorien. »

Pas de place pour le racisme anti-Blanc

Où vit donc Xavier Bertrand ? Oui, il est difficile de vivre en France quand on est Français, dans un pays où les amis de M. Bertrand ont ruiné l’agriculture, l’industrie, le commerce, détruit la culture commune et le sentiment national sapé par une immigration non maîtrisée et le « vivre ensemble » qu’ils font semblant de vénérer, un pays où ils ont saboté l'Éducation nationale et installé une insécurité chaque jour plus monstrueuse. Oui, la communauté juive fait dramatiquement l’objet de la haine d’une partie de l’immigration et de ses alliés politiques. À qui la faute ? Xavier Bertrand a oublié de faire une place, dans son grand cœur de comédien, aux victimes du racisme anti-Blanc. Il faudrait pour cela un peu de courage : voilà un sentiment absent de sa philippique. La fausse droite existe, Xavier Bertrand l'a adoptée.

Cet homme coresponsable du désastre tente ainsi de nous expliquer, avec une sincérité de joueur de bonneteau, qu’il peut en incarner l’issue en ressuscitant le discours qui a causé notre ruine. On lui recommanderait volontiers… la discrétion, l’effacement, le regret et la repentance. C'est à la mode, la repentance.

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Marc Baudriller
Directeur adjoint de la rédaction de BV, éditorialiste

Vos commentaires

165 commentaires

  1. Ils seraient allé aux fraises pendant toute sa carrière politique qu’on aurait pas vu la différence! Juste une tique sur le postérieur de la France.

  2. Sans le RN, il aurait été premier ministre de sa majesté…donc il nous déteste, comme c’est beau.
    Il est passé si prêt des avantages exubérants de cette fonction si aspirante pour un si mauvais personnage: Plastic BERTRAND devrait se mettre à la chanson.

  3. Ceci dit que fait Retailleau ??? il y a longtemps que Bertrand aurait du être viré de LR, il est de gauche, c’est son droit évidemment ,mais il appartient à la droite de le mettre à sa place.
    La preuve que Retailleau est un type bien mais pas un numéro 1.

  4. Avec un tel discours, il n’a plus qu’à prendre sa carte à LFI ou à disparaître une bonne fois pour toute.

  5. Depuis quelques années l’organisation a, à juste titre, perdu beaucoup de sa superbe. et ceci « grâce », pour ne pas dire à cause, de gens comme Bertrand, Copé, Pécresse et beaucoup d’autres. Il y reste des gens moins mièvres, chez lesquels il reste un peu du lustre de droite passé, comme Bruno Retailleau. Mais ceux qui en votant LR croient voter Retailleau, font fausse route car Retailleau cèdera, comme toujours, aux Pécresse, Copé et autre Xavier Bertrand…Il serait temps que ce qu’il reste comme bataillons électoraux LR prennent leur responsabilité et se détournent de ces politiciens faillis dont Bertrand est une figure de « proue »…façon de parler!

  6. « Grassureur » n’a qu’une obsession, briser la mâchoire du RN …En 2027, les patriotes se souviendront de lui…

  7. Mais non Xavier Bertrand vous avez tout faux, le créneau est déjà pris par Mélenchon, zut alors.

  8. Au XIXe siècle le personnage Guignol fut créé pour divertir les villages et autres théâtres des Bourgs , il apparaissait avec le Gendarme Pandore qui recevait moult coups de bâton de la part du gentil Guignol …ces petits théâtres font penser aux écrans Tv de nos jours …et puis les petits théâtres disparurent , les marionnettes colorées avec …par contre .il nous reste par contre le petit Xav

  9. ce pauvre Monsieur est complètement à la ramasse. Il se prend pour qui ??
    Il me fait penser à Macron, c’est dire! Pitoyable

  10. Vous dites »le retour de la gauche des années 80″…Fernand Raynaud vous répondrait: « Si c’était que çà! »
    Monsieur BERTRAND ne semble pas informé que les prénommés grégoriens sont maintenant ceux qui ont peur de sortir le soir car ils sont blancs de peau, car comme se trompait aussi son ami et chanteur Renaud, ce ne sont pas les barbouzes qui tirent sur les bronzés mais le contraire.
    Il ne lui reste que premier ministre de Villepin comme opportunité pour tenter de nous mentir au pouvoir.
    Ce qu’il n’ a surtout pas compris, c’est que son cruel manque de sincérité carriériste se voit comme un socialiste dans une église!

  11. Ce triste individu a été élu par la gauche , faut pas l’oublier ! aussi , comme dirait ma voisine , « il a la reconnaissance du ventre  » , donc il est tout a fait normal qu’il déroule le tapis rouge a ses « aidants » , le plus triste de cette affaire , c’est qu’il a été « maintenu » chez les républicains !! alors qu’il aurait du être exclu des le lendemain des résultats de cette élection ! et qui sait , s’il se présente à quelconques élections, il sait ou « trouver » des voix !! et comme le « fascisme » est partout , pourquoi pas un résultat inespéré !!!

  12. quelle infamie de la part de cet homme xavier bertrand qui préfère l’immigration aux Français. Une HONTE qu’il paiera dans les urnes.

    • Vous avez oublié qu’il préfère le communisme avec ses millions de morts, cette officine qui s’est allié au nazis en 1939, qui a saboté le matériel militaire, qui a torturé des français dans les camps du Vietminh et tant d’autres actions staliniennes.

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