Trump à Versailles : l’Élysée confond les traités de 1783
Le mercredi 17 juin 2026, Donald Trump est attendu au château de Versailles à l’invitation d’Emmanuel Macron, dans le cadre des commémorations marquant les 250 ans de l’indépendance américaine. Pourtant, le choix de Versailles plutôt que Paris revêt une dimension historique inattendue. En effet, l’année 2026 célèbre la Déclaration d’indépendance des États-Unis, adoptée le 4 juillet 1776 à Philadelphie, mais cette dernière ne fut pleinement reconnue sur la scène internationale qu’à l’issue d’un long conflit et d’un complexe processus diplomatique qui aboutit, sept ans plus tard, aux traités de 1783. L’ironie de lhistoire veut alors que le président américain se rende à Versailles, où furent signés des accords mettant fin aux conflits entre puissances européennes liés à la guerre d’indépendance américaine, contrairement à ce qu’affirme la présidence de la République, qui présente la cité du Roi-Soleil comme un « haut lieu de l’amitié franco-américaine où fut signé, en 1783, le traité consacrant l’indépendance des États-Unis », alors que celle-ci fut en réalité reconnue par l’un des anciens maîtres du Nouveau Monde - l’Angleterre - à Paris.
La France, l’alliée décisive de l’indépendance américaine
Lorsque les treize colonies britanniques se soulèvent contre Londres, leur victoire paraît loin d’être acquise, face à la puissance de l’Angleterre. Cependant, la guerre d’indépendance américaine, qui débute en 1775, change progressivement d’échelle lorsque la France décide officiellement de soutenir les insurgés, dans un contexte de rivalité ancienne avec la Grande-Bretagne, renforcée par l’humiliation de la guerre de Sept Ans qui avait coûté à la monarchie française une grande partie de son empire colonial en Amérique du Nord.
Ainsi, le 6 février 1778, Louis XVI conclut officiellement une alliance avec les États-Unis naissants par des traités d’alliance et de commerce. La monarchie française fournit alors des ressources considérables : armes, financement, troupes et surtout un appui naval décisif. Des figures qu’on ne présente plus, comme le marquis de La Fayette, incarnent cet engagement français. La victoire de Yorktown, le 19 octobre 1781, par exemple, est l’un de ces plus grands exemples. Ce jour-là, le général britannique Cornwallis capitule face aux forces américaines de George Washington et aux troupes françaises commandées par Rochambeau, tandis que la flotte de l’amiral de Grasse verrouille la baie de Chesapeake, empêchant toute retraite britannique. Cet épisode scelle l’issue de la guerre, même si des négociations diplomatiques se prolongeront encore près de deux ans.
Les traités du 3 septembre 1783
Face à ces défaites successives et à l’épuisement financier du conflit, l’Angleterre comprend progressivement qu’elle ne peut plus maintenir son autorité outre-Atlantique. Ainsi, le 3 septembre 1783, à Paris, plus précisément à l’hôtel d’York, situé dans le VIᵉ arrondissement, est ratifié le traité de paix mettant fin à la guerre d’indépendance américaine. Le texte est alors signé par David Hartley, représentant du roi George III, et par les plénipotentiaires américains Benjamin Franklin, John Adams et John Jay. L’accord reconnaît officiellement les États-Unis comme « libres, souverains et indépendants ».
Cependant, ce même 3 septembre 1783, un autre accord est signé non loin de la capitale, à Versailles, entre la Grande-Bretagne, la France et l’Espagne, dans des clauses qui ne concernent pas les jeunes États-Unis. Ce traité de Versailles met fin aux conflits secondaires, nés de la guerre d’indépendance, mais qui s’étaient étendus à travers le globe, et concernaient des accords notamment en mer des Caraïbes, en Afrique et en Inde.
Le paradoxe est donc saisissant : Donald Trump se rend à Versailles pour célébrer l’indépendance américaine, alors même que celle-ci fut consacrée à Paris, créant ainsi une curieuse superposition historique, presque une inversion des lieux de mémoire. Cette ambiguïté semble d’autant plus marquée par l'erreur manifeste de la présidence de la République présentant Versailles comme un « haut lieu de l’amitié franco-américaine où fut signé, en 1783, le traité consacrant l’indépendance des États-Unis », une affirmation qui ne correspond aucunement à la vérité historique et donnant une image d'amateurisme de la part de l'Élysée. L’épreuve du baccalauréat d’histoire-géographie avait lieu ce 16 juin ; certains, manifestement, auraient gagné à réviser pour le repasser.
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47 commentaires
En plus d’être incompétent, de détester la France et les Français dont il organise avec sa politique d’immigration et ses amis d’extrême gauche le grand remplacement, en plus de changer sans cesse d’avis et de dire une chose et son contraire dans la même phrase, on apprend qu’Emmanuel Macron est nul en histoire ! Qu’il parte, peu importe de quelle façon, vite! Pour la France!
LA FRANCE N’A PAS DE CULTURE!
Cette affirmation du candidat Macron aux élections présidentielles en Février 2017 résumait à elle seule toute l’arrogance d’un énarque qui n’avait d’autre ambition pour ce pays que la sienne,uniquement la sienne!
Une condescendance qui restera,au delà de ses nombreuses erreurs de comportement et de casting,sa principale marque de fabrique.
Pas de culture!Mais quand il s’agit de se servir d’un glorieux passé pour se faire mousser face à un Donald Trump admiratif devant la beauté du château de Versailles,il oublie les vexations que celui-ci lui a fait subir pour annoncer sans complexe qu’il assume d’utiliser la splendeur de jadis pour se gonfler les mollets,comme à son habitude.
On aurait aimé qu’il se servît plus souvent du rayonnement international de ce magnifique pays et s’inspirer des générations de français qui l’ont bâti et en ont fait ce chef d’œuvre qu’il s’est fait un devoir d’abîmer avec délectation.
Il commet un impair,un de plus à l’instar d’innombrables politiciens français qui veulent dicter l’histoire de France dans le contexte révolutionnaire et uniquement à partir de cette date sans tenir compte du bain de sang consécutif à cet événement.
La France mérite mieux que cette singulière référence.
Top commentaire
TRUMP à Versailles…. pour quoi faire … Macron Le récompense pour les 15 à 25 pour cent de TVA qui nous a imposé sur certains produits français…Qui va payer le festin… Nous les GUEUX… tout est bon dans ce pays pour dépenser de l’argent .. pour aggraver LA DETTE..