1,8 milliard d’euros par an : le coût d’un droit d’asile totalement dévoyé
Presque deux milliards d’euros… c’est le coût du droit d’asile en France que viennent d’évaluer la sénatrice LR du Val-de-Marne Marie-Carole Ciuntu et la commission des finances du Sénat dans son rapport paru hier mercredi 8 juillet. Ainsi, résume l’essentiel du rapport, non seulement, « depuis 2015, les demandes d’asile enregistrées en France ont presque doublé [mais aussi], en parallèle, le taux de protection s’est fortement accru : un demandeur d’asile sur deux obtient aujourd’hui une protection, qu’il s’agisse du statut de réfugié ou bien le bénéfice de la protection subsidiaire ». Ainsi, le droit d’asile est passé d’une mesure d’exception à une voie migratoire banale dont les déboutés, en majorité, se maintiennent sur le territoire illégalement ou bien se régularisent sur un autre fondement. Les coûts, difficile à évaluer précisément, ne cessent d'augmenter.
Des coûts faramineux, exponentiels et sous-évalués
Sur X, la sénatrice explique dans une courte vidéo que cette évaluation de 1,8 milliard représente les « coûts incontestables » recueillis auprès de différents ministères, mais que « ce chiffre ne donne même pas la vérité des coûts puisqu’[ils ne comptent] pas notamment la santé et les prestations sociales », explique-t-elle. La cause de ce coût faramineux, selon elle, serait principalement les délais trop longs puisque « les délais d’instruction, chez nous, c’est un an, alors qu’on devrait, c’est l’objectif, être à six mois. Et pendant ce temps-là, on paie des allocations qui vont de 200 à 400 €, et pendant ce temps-là, un an d’hébergement des demandeurs d’asile, c’est plus d’un milliard d’euros. » Aussi, continue-t-elle, « à titre d’exemple, réduire d’un mois le délais d’instruction, c’est économiser 94 millions d’euros ».
Dans son communiqué de presse, la commission des finances à l’origine de ce rapport explique « une réalité préoccupante », puisque « les dépenses d’asile ont augmenté plus rapidement que le volume des demandes d’asile, alors même qu’elles demeurent à un niveau historiquement élevé, de l’ordre de 145.000 demandes en 2025 ». Ce n’est pas compliqué, résume l’essentiel du rapport, « les coûts de l’asile s’élèvent ainsi, pour 2025, à 1,85 milliard d’euros » et « il ne s’agit que d’un coût minimum dès lors que cette estimation n’inclut pas les dépenses médicales des demandeurs d’asile et des réfugiés, les dépenses d’aide sociale à destination des réfugiés, les dépenses de scolarisation éventuelles de leurs enfants ou encore les dépenses de police pour faire exécuter le retour des déboutés de l’asile ».
Beaucoup d’appelés, beaucoup d’élus…
Selon le communiqué de presse du Sénat, « en l’espace de dix ans, les demandes d’asile enregistrées sur notre territoire ont quasiment doublé et plus d’un demandeur d’asile sur deux obtient une protection en France [et] l’asile, qui devait être réservé à un contexte de persécution particulier, tend à devenir une voie d’immigration banale, surplombant même l’immigration économique ». Autrement dit le droit d’asile n’échappe pas à la règle concernant la gabegie économique migratoire… Sans compter, que selon le communiqué, seulement 5 % des demandeurs déboutés quittent réellement le territoire français. Les demandes d’asile ne cessent d’augmenter depuis dix ans, puisque « sur la période 2015-2025, les demandes d’asile enregistrées à l’OFPRA connaissent une augmentation annuelle de 6 % » et cette augmentation ne devrait pas être démentie cette année, puisqu’« au mois de mars 2026, la France enregistre même le plus grand nombre de dépôts de demandes d’asile ».
Et, loin de trier d’autant plus les demandes, « le taux synthétique de protection, c’est-à-dire celui constaté à l’issue de toute la procédure, en incluant les recours devant la Cour nationale du droit d’asile (CNDA), a connu une croissance effrénée », explique le résumé du rapport. Un constat sans appel, donc : la France est sur le podium des pays de l’Union européenne recevant le plus grand nombre de demandes d’asile, accorde ce droit de façon exponentielle et, de toute façon, voit peu de ses déboutés quitter réellement le territoire national.
Le dévoiement d’un droit constitutionnel
Et pourtant, souligne Marie-Carole Ciuntu, rapporteur spécial du rapport, il est fondamental d’empêcher le dévoiement du droit d’asile puisqu’« en effet, un asile dévoyé de son objectif principiel, à savoir protéger les personnes persécutées dans leur pays d’origine, en sape nécessairement les fondements, de même que la crédibilité de ce droit, qui n’est pas indolore pour les finances publiques françaises ». Effectivement, développe le rapport, « dès lors que le statut de demandeur d’asile offre des conditions matérielles d’accueil dérogatoires en France par rapport aux autres types de migration, l’asile doit demeurer une voie de migration exceptionnelle, dans un contexte très particulier, et non venir alimenter une immigration familiale et économique secondaire », ce qu’il semble malheureusement être devenu…
Alors, pour réduire ces coûts, le rapport du Sénat dresse la liste de huit recommandations qui visent non seulement à réduire les délais d’instruction des dossiers, mais aussi à clarifier les systèmes de financements, à mieux suivre les OQTF concernant les déboutés, à avoir plus de rigueur et de régularité quant aux attributions et au suivi des titres de séjour pour s’assurer de leur bien-fondé. Seront-elles entendues ? Ce rapport d'information suffira-t-il à rendre au droit d’asile son caractère exceptionnel et à faire baisser son coût pour le contribuable ? Le doute est permis...
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39 commentaires
Il arrive un moment où trop c’est trop, et il faut fermer les robinets, tous les robinets ; quand on voit tous les problèmes liés à l’mmigration, qu’elle soit légale ou illégale, il n’y a qu’une solution, même si elle peut paraître radicale pour certains, mais compte tenu de la gravité de la situation de notre pays, c’est plus de droit d’asile.
À l’époque, en 2015, des responsables politiques et diverses organisations affirmaient que l’immigration était une chance et un atout, et que les réfugiés représentaient une opportunité économique et un véritable trésor pour nos sociétés, non ? Il serait intéressant de les écouter aujourd’hui et de leur demander des comptes, car ce sont eux qui ont soutenu et facilité cette opération.
Il paraît que notre gouvernement d’incapables cherche du fric pour, entre autres et au-delà du trou insondable creusé par leur incompétence et leur aversion profonde pour l’intérêt national, climatiser les EHPAD, les hôpitaux ou les écoles, bien voilà … et ils pourront continuer avec les dizaines de milliards d’euros balancés dans des budgets et des intérêts sans aucun rapport avec l’intérêt des Français qui, pourtant, casquent pour ces gabegies depuis des décennies.
Raison pour laquelle il faut faire table rase, et pas simplement renverser un peu la table, meme les chaises qui permettent à nos politicards de tout poil dont le grand chef Macron de se poser sur notre ecoeurement total de ce foutoir généralisé.
Comme dirait le camarade Mélenchon dont je ne partage que deux choses, passez définitivement à la 6 ème république et arrêtez de nous g onfler avec le couple. franco allemand.
Parlez vous d’égal à égal à votre banquier pour lui demander un prêt quand vous êtes en permanence à découvert ? Idem la France ruinéd 3650 milliards de dettes qui ose parler à égal avec l’allemagne à peine 500 milliards ..
La 5 ème république du général de Gaulle a vécu, autres temps autres moeurs, et pour cause meurtres perpétués par des mineurs , non condamnés quand il devrait se faire, loi des mineurs de 1945, 1000 agences gouvermentales qui servent pour la plupart à descendre les chiffres officiels du chomage, car ces personnes ont pour seul objectif de pourrir un peu plus chaque jour la vie des français par des normes , normalement ces personnes devraient pointer à l’ex ANPE.
On appelait cela autrefois postes ( de copinage) en attente de servir la République.Ainsi Balladur a été Président du tunnel du Mont Blanc avec une coquette somme mensuelle, plus récemment , un poste de copinage et de reclassement pour la dénommé Ségolène ROYAL au poste d’ambassadrice des Pôles où d’ailleurs elle ne s’est jamais rendu au Conseil de l’Arctique, mais toujours ponctuelle pour toucher son salaire et ses indemnitées, idem pour le citoyen premier ministre éphémère BAYROU , qui avant d’occuper ce poste, était nommé par Macron, un copain, Commissaire au plan , où il n’a jamais rien fait de concret, comme son poste de Ministre de l’Education Nationale où il a passé son temps à composer avec les syndicats pour tester la méthode du pas de vague.
Bref l’Education Nationale est un désastre, les hopitaux tiennent à la force des soignants avec des salaires dérisoires, policiers, gendarmes et pompiers se font cailliasser et menacer et pour eux aussi pour les primes circulez il n’y a rien à voir, version officielle plus d’argent quoi que, quoi que , alors que Lecornu expliquait les larmes aux yeux qu’il ne pouvait faire plus que 700 millions d’euros pour l’essence de ceux condamnés à rouler, un bandeau sur l’écran indiquait que Macron avait voté 1,55 milliards d’euros pour les semi conducteurs. Il ne peut pas nous expliquer pourquoi ..
Tout simplement car nous sommes des gens qui ne sont rien ,donc trop stupides pour comprendre que ce n’est pas la même ligne de budget, comme le cout des migrants entre l’AME, les soi disants etudiants, étrangers, les aides sociales, les frais d’hotels journaliers payés par ces crétins de français que nous sommes, et en plus les gueux que nous sommes veulent tout changer ;Pourquoi ?
Alrsque certains Francaiss sont sans abris!
y a t il un pilote dans l’avion?
Notre pays est devenu le pays d’asile le plus attractif d’Europe, et pour cause; c’est quand même honteux que le gouvernement n’ait pas voulu endiguer ces entrées d’immigration au vu de la situation économique de notre pays déjà très délabré au niveau financier. Nous sommes au bord du gouffre et rien ne change, bien au contraire!
Par ailleurs, à côté de ça, des retraités à très petits revenus, des veuves ( et j’en connais personnellement ) ne trouvent pas à se loger en HLM, ne peuvent pas se soigner correctement, bref, les français subissent cette submersion migratoire sans jamais n’avoir eu la moindre concertation par voie référendaire: pourtant, ce serait bien légitime.
Jusqu’où allons-nous aller en France en matière d’immigration?
Ouf, je sais enfin ou passe l’argent de nos impôts et taxes. Ca fait plaisir, au moins.
Cela profite aux fournisseurs de tentes ,mais comme elles doivent être fabriquées en CHINE ,pas de chance , c’est la double peine !!
Gabegie indécente, incurie je-m’en-foutiste, idéologie mortifère… débats sur le sexe des anges quand notre bateau sombre déjà. Avenir bouché pour nos enfants. La ruine nous attend ( OCDE)
Pour ceux qui estiment que le Sénat coûte sans servir à rien…
POUR les canadair : Y a plus de sous !