Natalité : la chute continue, mais des signes d’espoir dans certains départements
Le nombre de naissances a encore reculé, en France, au premier semestre 2026, suivant la pente du déclin historique de la natalité enregistré ces dernières années, selon les données provisoires de l'Institut national de la statistique (INSEE), publiées jeudi 30 juillet. Entre janvier et juin, un peu moins de 314.000 bébés ont vu le jour dans l'Hexagone, contre plus de 317.000, au premier semestre 2025. Cela représente une baisse de 1,1 % du nombre de naissances moyen entre les deux périodes. Dans un contexte stable ou d'augmentation, cela n'aurait rien d'inquiétant. Cela le devient quand on sait que la France enregistre un quart de naissances en moins depuis 2010, date du dernier pic de naissances. 2010-2026 : encore une courbe d'effondrement à mettre à l'actif de Messieurs Sarkozy, Hollande et Macron. Macron a eu beau parler de « réarmement démographique », sa rhétorique martiale, ici comme ailleurs, est restée de la rhétorique. Et sa responsabilité est lourde si l'on rappelle que, pour la première fois depuis plus de quatre-vingts ans (et la fin de la Seconde Guerre mondiale...), le nombre de naissances devient inférieur à celui des décès : 6.000 de moins...
Pourtant, sur le terrain, loin de ces incantations sans lendemain ou des appels à davantage d'immigration, des signes ténus d'espoir se font jour. En effet, la baisse se poursuit à un rythme ralenti par rapport à ces dernières années : en 2023, le nombre de naissances annuel avait baissé de 6,6 %, en 2024 de 2,8 % et en 2025 de 2,3 %. Avec cette baisse de la baisse, aurait-on touché le fond ?
Un frémissement dans certains départements
Une analyse des chiffres par département fournit plusieurs enseignements. D'une part, la natalité des départements à forte population d'origine immigrée s'essouffle aussi. Ce sont les départements les plus peuplés fournissant l'essentiel des naissances : ainsi Paris et les départements franciliens, les Bouches-du-Rhône, la Loire-Atlantique enregistrent-ils une légère baisse. Une exception, la Seine-Saint-Denis, mais avec une progression quasiment anecdotique : de 11.895 à 11.966, soit +0,6 %.
Mais, surtout, on constate un léger frémissement dans des départements ruraux, vieillissants, sinistrés démographiquement : les Ardennes, l'Aveyron, la Haute-Corse, la Dordogne, la Haute-Vienne enregistrent une quarantaine de naissances en plus. Sur un semestre et pour des départements en déclin démographique avancé, ce n'est pas rien. Même la Creuse passe de 341 à 348 et le Lot de 530 à 537 !
Plus étrange, trois départements se distinguent et enregistrent, seuls, une hausse notable d'une centaine de naissances. La presse nationale a surtout retenu le cas de l'Isère, avec 114 bébés en plus. Soit une hausse de moins de 2 % pour ce département peuplé, avec l'agglomération grenobloise. Il ne nous semble pas révélateur à ce stade. Plus intéressants sont les chiffres des deux autres départements, car supérieurs et en pourcentage et en valeur absolue. Ainsi le Loiret a-t-il enregistré, ce dernier semestre, 120 naissances en plus, soit 3,9 %, ce qui devient significatif, dans un contexte de baisse. Mais le champion de ce début 2026 est le Lot-et-Garonne, avec 141 bébés en plus, soit une croissance de 12,3 % (si l'INSEE ne s'est pas trompé) !
Comment expliquer les chiffres étonnants de ces deux départements ? L'explication ne saurait être identique pour des départements très différents, en dehors de leurs beaux paysages, leurs bons vins et des bons résultats électoraux qu'y enregistre le RN ! Même si le Loiret, mis à part l'agglomération orléanaise, est un département rural comme le Lot-et-Garonne, périphérique et marqué comme lui par une forte immigration. Peut-on hasarder une hypothèse, en voyant dans cette hausse la conjugaison de trois facteurs : une natalité de souche, une autre d'origine immigrée et une troisième issue d'un exode des grands centres peu propices à la formation et au logement d'une famille ?
La belle initiative du maire divers droite de Beaugency
En tout cas, si la ville-préfecture du Lot-et-Garonne, passée à gauche en mars, ne s'est pas montrée très favorable à un soutien financier aux familles, le Loiret vient de nous donner un autre motif d'espoir sur le sujet : cette semaine, le maire divers droite de Beaugency, Jacques Mesas, a décidé d'attribuer une prime de naissance de 150 euros par enfant né ou adopté. Le site de la mairie l’annonce joyeusement : « Bienvenue aux bébés balgentiens ! Pour accompagner les familles et donner envie à de jeunes couples de s’installer à Beaugency, la ville met en place une prime de naissance de 150 euros par enfant. 150 euros pour chaque naissance. 300 euros pour des jumeaux. La prime est également proposée pour l’adoption d’un enfant de moins de 3 ans. » L’annonce date du 23 juillet 2026, avec entrée en vigueur immédiate. Cette charmante commune du Loiret, entre Orléans et Blois, qui comptait 8.024 habitants en 2023, a certes connu une hausse de sa population de 10 % en six ans, mais voit, comme partout en France, les classes de ses écoles se vider et fermer. L'idée n'est pas nouvelle et plusieurs autres petites communes ont instauré des mesures comparables : primes, chèques-cadeau, etc., mais le phénomène demeure marginal.
C'est pourquoi il faut saluer cette initiative aussi intelligente que modeste et tranquille du maire de Beaugency. Mieux que le réarmement vide d'un Macron discrédité, et parallèlement aux mesures à prendre au niveau national analysées pour BV par Iris Bridier, ce signal de Beaugency pourrait être une façon originale de commémorer concrètement les six cents ans de l'épopée de Jeanne d'Arc, qui avait lancé la reconquête de la France à partir du minuscule royaume du roi de Bourges et des villes d'Orléans, Cléry, Vendôme et... Beaugency. Car, sur le plan de la natalité, la France en est bien à ce stade. Alors, une renaissance démographique qui rimerait avec Beaugency et Notre-Dame de Cléry ? Au son du Carillon de Vendôme et de la plus ancienne comptine française ?
Pour accompagner ce frémissement, dans la France rurale et périphérique, qu'attendent les maires, RN (il y en a désormais deux dans le département), divers droite et divers autres ? Puisque même Libération parle de « bon symbole ». S'ils veulent vraiment sauver leur école et la vie de leur village (et accessoirement la France), ils devraient y songer.
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19 commentaires
Ce que je retiens de cet article (parce que je suis à courte vue) c’est que Flamby a contribué à détruire la politique familiale, et que les communes y pourvoient, et que Micron n’a rien fait! Il est vrai qu’il ne sait pas ce que c’est qu’être père avec toutes les misères et toutes les joies…En clair, l’état s’est désengagé et les communes pourvoient!
Dans neuf mois, jour pour jour, la France aura accouché d’un nouveau bébé. Fille ou garçon, ce ne sera pas par les voies naturelles mais soit aux forceps, soit par césarienne…
Refaire du peuple français un peuple heureux, optimiste, léger et un peu insouciant. Tout le contraire du matraquage politico-médiatico-administratif, quoi ! Pour le reste il saura faire, comme d’habitude.
Favoriser les naissances est un impératif absolu pour un Etat digne de ce nom . En France , les ressources financières nécessaires devraient se trouvaient facilement en gérant simplement plus correctement le budget national .
Bien évidemment que cette décision est un signe positif…
mais n’est-ce pas de l’argent dépensé pour rien ? car on ne décide pas, je pense, de mettre un enfant au monde pour une prime de 150 € !
je trouve celà assez ridicule pour tout dire
Par contre, assurer la sécurité des habitants en tout et partout et un environnement serein partout, il me semble que les jeunes peuvent poser plus de projets de vie et donc envisager de constituer des familles et surtout s’ils peuvent avoir accès à des propriétés immobilières abordables.
Pour y arriver, c’est d’abord l’implantation de petites entreprises et donc des emplois stables qu’il faut attirer dans ces communes rurales qui restent notre avenir
La France ne fait plus d’enfants, mais il y a de l’espoir : elle « fait » de plus en plus d’animaux de compagnie. Dans une pub qui vantait des croquettes délicieuses, j’ai même entendu la phrase « parents d’animaux », c’est vous dire si on est tombé bas !
Faut avoir visité Villeneuve-sur-Lot, Tonneins ou le Marmandais pour comprendre d’où vient cet excès de naissances !
Ce département est assez loin d’être très homogène, il y a la ville, Agen avec son député EPR élu face au RN, le Villeneuvois où le candidat LR a été élu au 2° tour face au RN et Marmande Tonneins (les champs…) avec un député RN …
Résultats globaux aux Européennes:
BARDELLA Jordan (Liste du Rassemblement National) 38,62%
HAYER Valérie (Liste Ensemble) 12,34%
GLUCKSMANN Raphaël (Liste d’union à gauche) 11,87%
AUBRY Manon (Liste de La France insoumise) 6,91%
MARÉCHAL Marion (Liste Reconquête !) 6,01%
BELLAMY François-Xavier (Liste des Républicains) 5,70%
LASSALLE Jean (Liste divers droite) 5,52%
TOUSSAINT Marie (Liste Les Ecologistes) 3,56%
DEFFONTAINES Léon (Liste du Parti communiste français) 2,79%
THOUY Hélène (Liste Divers) 1,91%
Vous ne m’empêcherez d’affirmer que la société française est entièrement réquisitionnée pour financer son propre remplacement .
Il faudrait être aveugle pour ne pas l’admettre!
Et nos citoyens , hommes et femmes sont devenus comme les canards sans tête, courant dans tous les sens pour essayer de survivre alors que l’on a mis un contrat sur leur tête : qui est leur fameux projet .
Le taux de natalité est juste gênant pour le régime des retraites sinon se serai plutôt bénéfique (meilleurs emplois, maisons moins chères, meilleurs écoles…). Voir la démographie uniquement par le prisme des retraites est une erreur et pousse les gouvernements à utiliser l’immigration pour compenser. Le levier de l’immigration n’est plus possible, il faut que les retraités se serrent la ceinture et je les rassure notre génération aura littéralement aucune retraite…
Raison simple , autrefois sans tous les moyens de contraception et l’IVG les « accidents » arrivaient et même si ce n’était pas voulu , on gardait le Bébé !! Aujourd’hui on fait tout pour ne pas en avoir ,donc finis les « accidents » !!
J’ai posé la question a ma fille pourquoi ne faire qu’un enfant. Sa reponse malgré mon bon salaire entre l’ecole privée, les activités, le loyer, les impots, la cantine, le peri scolaire payant, je n’ai pas les moyens pour un deuxième enfant. En plus cette violence cette delinquance je suis deja angoissée avec un enfant, il faut dire que Lyon c’est devenu le temple de toutes les violences et de l’entrisme ecolo. Pour cette categorie de jeunes comme ma fille ils vivent ou survivent tout en travaillant dur un jour apres l’autre, ils attendent la prochaine hausse d’impots de taxes pour offrir a certains ce qu’ils ne peuvent se payer. L’avenir pour eux est bouché et sans espoir.
C’est le sens de ma contribution. Désolée je n’avais pas lu la vôtre au préalable
nous disons la même chose
les grandes villes sont devenues invivables, la majorité en raison de position politiques délirantes. On nous explqiue qu’ils sont élus !!!!! oui mais jamais avec la majorité de la population donc une minorité impose à une majorité ….celle qui ne va pas voter et se plaint néanmoins…..
Soyons sérieux, comment voulez-vous qu’il en soit autrement dans un pays en pleine dérive sociétale.
Notamment en Seine Saint Denis
Rétablir le MINISTERE DE LA FAMILLE, avec tout ce que peut comporter l’éducation des enfants dans les meilleures conditions, pour les enfants et les parents..
Un candidat pour 2017 a un programme précis pour cela: F. Asselineau Président de l’UPR. Le chapitre 17 de son programme (à réajuster pour 2027): « Nous aiderons toutes les familles en versant plus équitablement les allocations familiales, et créerons 150 000 places de crèches.
Afin de favoriser l’épanouissement des familles et d’assurer le renouvellement de nos générations, nous devons donner confiance en l’avenir à toutes les familles, à commencer par celles des classes moyennes auxquelles les aides sont souvent refusées.
Ainsi une nouvelle politique de distribution des allocations permettra à toutes les familles d’être en mesure d’élever un, deux ou trois enfants. Pour ce faire, nous donnerons accès aux allocations familiales dès le premier enfant à charge, revaloriserons de 10% le montant des allocations versées pour le deuxième enfant, et de 15% le montant des allocations versées pour le troisième enfant.
De la même manière, pour les trois premiers enfants et à hauteur d’une année par enfant, le congé parental d’éducation pourra être rémunéré par la Caisse d’allocations familiales.
Nous lancerons un « plan crèches », financé pour moitié par l’État et pour moitié par les collectivités locales, pour construire 150 000 places de crèches en 5 ans (soit 30 000 par an).
Nous renforcerons le suivi des signalements de violences faites aux enfants.
Consultez son programme complet sur le site de l’UPR.
251 270 IVG ont été enregistrées en France en 2024, dernière statistique connue.
Ne nous étonnons plus de rien ensuite
les avortements ont de tout temps été pratiqués en France, sauf qu’étant illégaux et secrets ils n’étaient pas recensés et qu’en prime beaucoup de femmes y perdaient la vie…