Lors du 2013 qui se déroulait deux mois après l’ de la loi Taubira sur le mariage homosexuel, les caméras de 2 avaient eu la plus grande peine du monde à sortir de leur cadre les drapeaux LMPT qui jaillissaient régulièrement au passage des coureurs. Les prises du vue aériennes avaient même, à plusieurs reprises, montré à la France et au monde le drapeau rose de 600 m2 à l’effigie d’une que les militants locaux déployaient sur des parcelles agricoles jouxtant le parcours des cyclistes, et lors de la 12e étape, l’étendard géant étalé sur les berges de la Loire au niveau du pont de Langeais avait vraiment donné des sueurs froides aux serviteurs du pouvoir.

Cette année, les zélés valets du macronisme risquent le coup de chaud, la syncope ou l’apoplexie, tant la situation leur est défavorable en comparaison du contexte d’il y a six ans !

Au mois de juillet 2013, en effet, les militants de LMPT n’étaient plus très nombreux. Après cinq manifestions spectaculaires mais localisées qui n’avaient pas eu le résultat escompté, l’enthousiasme était déjà en berne ; le mouvement de Ludovine de La Rochère ne comptait qu’une quarantaine d’antennes locales officielles et la sociologie des militants ne les prédisposait pas à se poster sur les routes du tour.

À l’inverse, aujourd’hui, la sociologie des historiques est très proche de la sociologie des fans du Tour ; le mouvement dispose d’antennes locales dans tous les cantons de France, en particulier dans les territoires traversés par la Grande Boucle ; la méthode de répression disproportionnée adoptée par l’exécutif sera difficilement applicable sur des centaines de kilomètres de routes alors même que tous les amateurs de de la planète regarderont en direction de la France. Les gilets jaunes et leurs soutiens, assommés d’injures médiatiques, de mépris politique et, pour certains, de coups de matraques policières ou judiciaires, ont accumulé une rancœur que le Président mesure sans doute mal, aveuglé qu’il est par sa propre lumière, par la courtisanerie des cercles du pouvoir et par sa certitude d’être un winner pour l’éternité.

On peut donc, sans grand risque, jouer les prophètes : en ce centenaire du maillot jaune et en cette période de canicule, il est possible que le Tour qui va s’élancer le 6 juillet 2019 soit le Tour le plus chaud et le plus jaune de l’Histoire. Et avec le projet de loi sur la , on pourrait même voir resurgir le drapeau rose de !

30 juin 2019

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