Les vaccins développés par les laboratoires Sanofi-GSK et Valneva arriveront-ils à temps sur le marché pour pouvoir être utilisés comme 3e dose lors de la vaccination de la population française ? Il semblerait que non, car les laboratoires nous disent qu’ils ne pourront être autorisés à diffuser leurs vaccins qu’à partir de la fin 2021, alors que le gouvernement fait tout pour hâter l’injection d’une troisième dose qui devrait débuter dès septembre pour les personnes de plus de 65 ans et les pensionnaires des EHPAD.

Les causes de ce retard sont mal connues. Chez Sanofi, les responsables avancent des raisons techniques, mais d’autres prétendent que ce sont des raisons économiques, comme le manque de crédits alloués à la recherche fondamentale, qui sont responsables de ce retard.

Sanofi, lié au laboratoire britannique GSK, n’est pas le seul à vouloir proposer un nouveau vaccin.

Le laboratoire franco-autrichien Valneva, installé dans la périphérie de Nantes, propose lui aussi un vaccin de conception beaucoup plus classique que ceux qui sont actuellement sur le marché. Ce « petit » laboratoire, qui emploie cependant 600 personnes, s’intéresse également à des vaccins contre le chikungunya et la maladie de Lyme, l’encéphalite japonaise et le choléra.

Alors que les vaccins qui sont actuellement sur le marché tendent à faire fabriquer des anticorps anti-coronavirus par nos cellules, soit en leur injectant directement un morceau d’ARN issu d’une partie du patrimoine génétique du virus (celle qui code la protéine Spike), soit par le biais d’un adénovirus inactivé chargé du transfert de cette partie codante du génome viral, les vaccins proposés par Sanofi et Valneva utilisent une technologie identique à celle utilisée pour les vaccins contre la grippe, qui consiste ici à utiliser la protéine Spike comme antigène caractéristique du virus, que l’on injecte dans l’organisme pour générer des anticorps et, ainsi, l’aider à reconnaître et à combattre le virus si la personne est infectée.

Les premiers résultats montrent une production d’anticorps satisfaisante dans 95 à 100 % des cas après l’administration d’une deuxième dose dans toutes les tranches d’âge, ou avec une seule dose chez les patients ayant déjà été infectés par le coronavirus.

Valneva a déjà signé un contrat avec le Royaume-Uni pour livrer des vaccins si les résultats positifs se poursuivent. Ces vaccins, contrairement à ceux à ARN messager, se conservent entre 2 et 8 degrés, ce qui peut permettre une distribution beaucoup plus facile.

Les vaccins actuellement sur le marché perdent de leur efficacité au bout de six mois, nous disent les autorités qui encouragent à pratiquer une troisième dose le plus rapidement possible. Les vaccins développés par Sanofi et Valneva n’arriveront sans doute pas suffisamment tôt pour être utilisés comme 3e dose chez les populations à vaccination forcée (EHPAD ou certains salariés) mais pourront être une alternative intéressante pour ceux que la vaccination effraie, qui pourront ainsi se vacciner avec un vaccin élaboré avec une technologie identique à celle utilisée pour les vaccins antigrippe, dont on connaît bien les effets secondaires et pour lesquels on a déjà une expérience certaine.

Si l’efficacité de ces vaccins ne semble pas poser de problème, reste à savoir s’ils seront efficaces sur les mutations du coronavirus à venir ; sans doute ni plus ni moins qu’avec les vaccins existant déjà.

Ces deux futurs vaccins, même s’ils ne peuvent pas profiter du marché de la 3e dose en France ou dans les proches pays européens, pourront cependant profiter du marché mondial, car de nombreux pays n’ont pas encore vacciné massivement leurs populations.

 

 

31 août 2021

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