évoquait, le 20 août, l’arrivée d’un vaccin anti-Covid-19 dans les prochains mois. Délai extrêmement court comparé à celui, habituel, de la mise sur le marché d’un nouveau médicament. Les laboratoires pharmaceutiques mis ainsi sous pression ont exigé dans leurs contrats une condition. Sidérant !

Plus d’un milliard de doses de vaccin déjà réservées ou sous contrat d’achat anticipé par Bruxelles à différents laboratoires : 300 millions à Sanofi (français), 400 millions à Johnson & Johnson (américain), 300 millions à AstraZeneca (suédois-britannique) avec une option de 100 millions supplémentaires. L’Europe met le paquet au moment où, même si le nombre de cas augmente, le nombre de malades hospitalisés ou en réanimation a considérablement diminué et où l’on déplorait 4 décès le 30 août !

Les laboratoires ont donc peur. Peur qu’en un délai aussi réduit – dix à dix-huit mois pour ce vaccin, comparé aux dix à quinze ans pour l’obtention de l’AMM (autorisation de mise sur le marché d’un nouveau médicament) -, ils ne soient passés à côté « d’effets secondaires inattendus », titre, à ce sujet, Capital. Des effets iatrogènes, quoi ! Avec, pour conséquence, des plaintes de victimes. Pour eux, c’est hors de question. Alors, qu’ont-ils fait pour assurer leurs arrières, ces brasseurs de milliards ?

Ils ont exigé – et obtenu – la garantie d’être indemnisés (la commercialisation de leur vaccin étant, pour le coup, stoppée) si leur « responsabilité était mise en cause en cas de dommages futurs ». Propos rapportés par Le Figaro et confirmés par la Commission européenne, laquelle parle de « compensation pour les risques élevés pris par le fabriquant ». Et les risques pour notre santé, ils sont insignifiants ? Ah, on nous rassure : une fois le vaccin administré en masse, l’Agence européenne veillera sur nous car « un système sera mis en place » pour faire « remonter les effets secondaires aux autorités sanitaires ». Quand on connaît l’extrême difficulté des victimes ou de leurs ayants droit à se faire reconnaître en tant que telles, on ne voit plus ce vaccin du même œil…

Et si les effets en question mettaient plusieurs années à se manifester, comme ce fut le cas, pour exemple, du Mediator et de la Dépakine ? Un cadre supérieur du labo AstroZeneca (Ruud Dobber, sur RT) le dit sans état d’âme : « Il s’agit d’une situation unique [l’urgence de trouver un vaccin] où nous, en tant qu’entreprise, nous ne pouvons tout simplement pas prendre le risque si dans quatre ans le vaccin montre des effets secondaires. » Au moins, c’est clair. Moralité : les gouvernements, dans leur empressement auprès des labos sommés de sortir rapidement un vaccin pour lequel le temps leur manquera d’en découvrir une potentielle nocivité, prendraient donc des risques avec notre santé ? Quand les mêmes (politiques et autres experts de santé) décrètent l’hydroxychloroquine prescrite depuis des décennies dangereuse, c’est comique !

Vers qui pourront se retourner les vaccinés devenus malades ou leurs ayants droit, alors ? En temps normal, tout dépend si le vaccin a été obligatoire ou simplement recommandé. Dans le second cas, ils peuvent saisir la Commission de conciliation et d’indemnisation ou le tribunal compétent pour préjudice médical. Dans le premier, ils se tournent vers l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux. Dans tous les cas, ils s’engagent, on le sait, dans un véritable parcours du combattant avec les autorités.

Conclusion : les États qui ont autorisé les labos à commercialiser un vaccin en dix fois moins de temps que ne l’exigent les procédures habituelles, les États qui financent l’Europe, l’Europe qui indemnisera les labos… et les États indemniseraient sans rechigner les éventuelles victimes du vaccin anti-Covid-19 ? Il n’y a plus qu’à l’espérer…

En tout cas, cela ne donne plus tellement envie de se faire vacciner ! Mais… aura-t-on le choix ?

1 septembre 2020

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