Ça commence mal ! La première phrase du chapitre « Gouvernance » du site de la « Convention citoyenne pour le climat » est : « La Convention citoyenne pour le climat est indépendante. Elle est libre de ses choix. » Si c’était vrai, pourquoi ce besoin de le clamer ?

Qui trouve-t-on, dans le comité de pilotage de ce bateau ivre ? Pas de scientifiques, ni d’industriels, ni d’experts du climat, ni de personnalités libérales, mais, en revanche, des flopées d’écolos pur jus, de gauche, voire d’extrême gauche, de militants altermondialistes, de syndicalistes, de collapsologues, bref, tout ceux qui font la haie d’honneur à sainte Greta.
Voilà pour l’indépendance et la liberté.

Qu’il me soit permis, dans ces conditions, d’apporter mon obole de citoyen libre et indépendant aux travaux de cet organe sous la forme de quelques propositions furieusement citoyennes.

1) Les autoroutes ne seront ouvertes qu’aux voitures à cheval munies d’un récupérateur de crottin de manière à assurer, par combustion de ce produit, un chauffage hivernal responsable distribué par une société d’État, la SNCF ou Société nationale de crotinnerie de France. Grâce à cette mesure, les limitations de vitesse actuellement en place seront abolies, ce qui donnera satisfaction à la très grande majorité des citoyens.

2) Dans les salles de bains, cabinets de toilette et cabines de douche, tous systèmes destinés à porter l’eau courante à une température supérieure à 10° seront proscrits, quelle que soit la saison, évitant ainsi l’utilisation abusive de ressources énergétiques chères pour la satisfaction égoïste du confort personnel non solidaire. Après tout, nos ancêtres ont fonctionné ainsi pendant des millénaires : ils n’en sont pas morts.

3) Toujours au chapitre de l’hygiène de vie, les chasses d’eau seront systématiquement munies d’un dispositif ne libérant l’eau qu’une fois par semaine. Pour sauvegarder l’indispensable liberté individuelle, chaque citoyen aura le droit de régler l’appareil sur le jour qui lui convient ; après quoi, l’État procédera à la mise sous scellés de l’engin.

4) Les travaux agricoles actuellement mécanisés au prix d’un « pognon de dingue » dépensé en énergie en reviendront aux méthodes traditionnelles qui ont assuré la subsistance de l’humanité pendant des milliers de siècles. Le retour de l’araire et de la houe bident, du goyard et de la serfouette, de l’émondoir et du piochard réjouira le plus exigeant des amis de la planète.

5) Les nourrissons, très gros consommateurs de produits synthétiques, et donc issus du pétrole, retrouveront avec des gazouillements de plaisir les matériaux qui ont toujours formé la garde-robe de leurs prédécesseurs : coton et laine. L’immense gâchis que représente l’usage des couches jetables sera définitivement vaincu, même au prix des quelques litres d’eau contenus dans la lessiveuse familiale redevenue furieusement tendance.

Note au journal : merci de faire suivre à l’adresse suivante :
Palais de l’Élysée, 55, rue du Faubourg-Saint-Honoré, 75008 Paris

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20 juin 2020

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