Pour France Culture, Chloé Leprince a écrit un article : « Puy du Fou, ses bénévoles, “son” génocide : comment se fabrique une contre-histoire ». L’article s’attribue la légitimité d’une enquête pour expliquer qu’une contre-histoire, inventée par des idéologues et véhiculée par des organismes comme le , est en marche.

Dans l’article, la journaliste définit « l’historiographie officielle ». Elle est « légitime », « savante » et « valide ». Plus inquiétant encore, elle explique que c’est un récit « autorisé, légitime et spécialiste ». En dehors de ce chemin « stalinien », point de salut… Remettre en cause à la fois la liberté d’expression et celle d’opinion, pour une journaliste, est un tour de force remarquable !

L’officiel a ses pontes, ses seigneurs : Jean-Clément Martin est l’historien le plus marquant. Il est la personne qui s’est le plus opposée à la thèse du génocide. Au contraire, Reynald Sécher défend cette thèse. C’est le fond de l’article : comment empêcher le développement de cette « contre-histoire » ? Les solutions classiques sont avancées : l’histoire savante doit être plus pédagogique ; expliquer aux personnes que le Puy du Fou prend beaucoup de libertés avec la réalité historiographique officielle… Pourtant, la thèse du génocide devient de plus en plus populaire. Les Français apprennent que, sous la Révolution, des personnes ont été massacrées par les « soldats de la liberté » révolutionnaires. La multiplicité des exactions indique qu’il ne s’agit pas simplement de débordements commis par des soldats trop zélés mais d’une entreprise de destruction.

Mariages républicains, noyades dans la Loire, terreur dans Paris, massacres de septembre 1792, colonnes infernales, destruction des villages, des chaumières, des hameaux. Meurtres systématiques et violences bestiales. Nouveaux noms donnés aux villes et villages passés au fil de l’épée : Ville-Affranchie, département Vengé…, entreprise systématique d’implantation de bons républicains en terre de « brigands », remplacement des prêtres réfractaires par des prêtres jureurs, déshumanisation et animalisation de l’ennemi… Autant d’horreurs infligées à des personnes dont le crime n’a pas été de posséder mais d’être

Dans son livre Du génocide au mémoricide, Reynald Secher développe la thèse selon laquelle un génocide a été commis sur la population vendéenne, suivi d’un mémoricide. En ce sens, Jacques Villemain développe une thèse juridique affirmant que la qualification de génocide peut être retenu pour les guerres de Vendée.

On comprend l’embarras des défenseurs de la Révolution : nombre des héros – autant de saints républicains – peuvent être tenus pour coupables ou responsables de crimes atroces…

Il serait malvenu de voir un jour, au frontispice de la République française, briller en lettres de sang les noms de Carrier, Francastel, Hoche, Turreau, Barère, Marat, Desmoulins, Billaud-Varenne, Couthon, Fouquier-Tinville, Collot-d’Herbois, Saint-Just, Fouché, Danton, Robespierre, Kléber, Westermann et tant d’autres !

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