« Tous les hommes blancs au fond ! » Racisme et sexisme au concert de Sophie Straat
« Tous les hommes blancs au fond ! » L’injonction est violente. « C’est l’heure des filles, des queers, des personnes de couleur », continue la chanteuse néerlandaise Sophie Straat, lors de son concert à Gand, ce lundi 20 juillet. Et d’enfoncer le clou : « Plus de temps pour la nuance : il est déjà trop tard, bien trop tard pour la nuance. Tous les hommes blancs au fond ! » Ce n’est pas encore « les hommes blancs au poteau », mais le ton y est.
Bis repetita
Envolée borderline dans l’ivresse d’un concert un peu fou ? Non. Sophie Straat avait tenu exactement les mêmes propos au festival Best Kept Secret, mi-juin, à Hilvarenbeek, aux Pays-Bas. L’injonction était la même. Les « hommes blancs » avaient été invités à aller au fond de la salle pour laisser aux femmes, aux queer et autres « racisés » l’espace nécessaire à leur épanouissement.
Sophie Straat n’est pas connue, en France. Sachez que cette artiste pop est « aussi à l'aise sur les plateaux de télévision aux heures de grande écoute que dans les salles de concert underground » et, surtout, qu’elle s’est taillé une réputation de « chanteuse engagée […] toujours en première ligne du combat contre l’injustice ». N’y a-t-il pas injustice, ici, à tout le moins discrimination, à l’égard de ses fans mâles et blancs qui ont payé leur place ? Discrimination en raison de la couleur de peau, du sexe, et de l'orientation sexuelle, du lourd. Après le concert à Hilvarenbeek, des centaines de plaintes ont d'ailleurs afflué auprès de l’organisme officiel de lutte contre les discriminations, discriminatie.nl.
Les jésuites ont trouvé leurs héritiers
L’organisme néerlandais vient tout juste de rendre ses conclusions, le 23 juillet. On pourrait s’attendre à ce qu’elles soient sévères, pour la chanteuse. L’organisme reconnaît que des gens peuvent « se sentir discriminés par la situation ». Mais… il estime « ne pas disposer d'éléments suffisants pour conclure qu'il y a eu discrimination fondée sur la couleur de peau ou le genre ». « Tous les hommes blancs au fond » ? Insuffisant. Discriminatie.nl a étudié le « contexte » et affirme crûment que « les images de la prestation montrent que Sophie Straat n'a pas tenu de propos insultants à l'égard des hommes blancs. Tout le monde était le bienvenu au concert. »
Et si ç'avait été « tous les hommes noirs au fond », les éléments auraient été jugés suffisants, ou pas ? Tout le monde sait. En matière de casuistique, les jésuites ont trouvé, sinon leurs maîtres, du moins leurs héritiers : ces gens qui jugent des discriminations en jonglant avec les mots et décrètent qu’il n’y a rien à signaler quand on envoie au fond de la salle de concert les « hommes blancs ». L’entrée du concert ne leur était pas interdite, ils n’ont donc pas été discriminés. CQFD. Formellement irréprochable ! La misandrie a de beaux jours devant elle.
Sophie Straat se pose en victime
Tellement parfaite, la démonstration, qu’elle a été reprise par l’équivalent belge de discriminatie.nl, Unia, auquel des centaines de signalements ont été envoyés après le concert de lundi. Unia rejoue le coup du contexte. Primo, « bien que cette déclaration puisse être perçue comme clivante ou offensante, elle doit être considérée, dans ce contexte, comme une expression symbolique et artistique ». Deuzio, « la déclaration a été faite à l'issue d'une performance artistique véhiculant un message social et politique sur les inégalités » – donc, Sophie Straat ne saurait être suspecte de rien. Tertio, les hommes blancs n’ont pas été exclus du concert. De quoi se plaignent-ils, ces geignards ?
En bonne gauchiste qu’elle est, la chanteuse ne s’est pas excusée. Au contraire, elle s’est plainte et a endossé le costume de la victime. Depuis ces deux concerts, elle dit recevoir des messages de haine et des messages sexistes. Elle accuse les médias et le système culturel de ne pas la soutenir : « Où sont les médias ? Où sont les prises de position des grands festivals ? » Il ne lui suffit pas que les deux organismes de lutte contre les discriminations (belge et néerlandais) lui aient donné raison à 100 %. Tant que l’intégralité de l’écosystème qui assure la visibilité des idées de gauche ne se sera pas rangé à ses côtés, Sophie Straat estimera qu’elle est lésée dans ses droits les plus élémentaires de femme et d’artiste. N'en déplaise aux hommes blancs, là-bas, au fond !
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47 commentaires
La bêtise est un droit universel très pratiqué. Demoiselle Straat en est virtuose. Les fauteuils du fond seront probablement de plus en plus vides.
Merci de nous informer qu’une certaine artiste prénommée Sophie Straat ne mérite pas qu’on s’intéresse à elle et que sauf à être masochiste, payer une entrée pour la voir ou l’écouter est une pure dépense.
Il n’y a pas si longtemps Barbara Butch donnait des gages à l’Extrême gauche macronniste en se ridiculisant lors de la cérémonie d’inauguration de JO. On a vu ce que cela donna ! Combien de temps cette « Straat » donnera encore des gages à ceux là même qui, après en avoir été l’égérie, en deviendra la risée, pour finir dans l’égout de cette rue de la lacheté et du conformisme, la rue « Straat » au nom de « dégoût « !
Déjà il faut avoir de sacrés mauvais goûts musicaux pour aller voir ses concerts.
Les hommes blancs qui y vont méritent ce qui leur arrive.
Cela ne dérange pas beaucoup les biens pensants , les bobos , les gauchos ni la presse générale .
La seule question digne d’être posée est celle-ci : se trouvent-ils des hommes blancs dignes de ce nom, sains d’esprit et de corps suffisamment soumis pour obtempérer au diktat d’une chanteuse wokiste molle du bulbe sans moufter ? Si la réponse est oui, alors là déconstruction de l’homme blanc est bien plus avancée qu’il n’y parait et la manipulation des masses nous réserve ben des malheurs…
Les « hommes blancs » savent maintenant quoi faire. Boycotter ses prestations pour laisser la place.
C ‘est du racisme ! ni plus ni moins , de l ‘ incitation à la haine envers les hommes blancs ; mais pour les gauchos , il n ‘ y a toujours beaucoup de complaisance , sinon de l ‘ encouragement