Editoriaux - Politique - 21 septembre 2017

La tour Eiffel bientôt entourée d’un mur en verre

Lorsque les frontières sont ouvertes aux vents mauvais de la mondialisation, des murs, des barrières et des protections finissent toujours par éclore au sein même de ce qui reste de l’espace national.

En France, l’assertion s’est vérifiée dans les zones périphériques, notamment à Calais où les habitants se sont barricadés en pleine crise migratoire et où une zone résidentielle fut séparée, et donc protégée, de la “jungle”.

C’est aujourd’hui dans la capitale que la dure réalité apparaît : la tour Eiffel, symbole de la Ville Lumière qui a éclairé le monde, va désormais être entourée d’un mur en verre anti-balles (et anti-voitures-béliers) de trois mètres de hauteur. Le décor de carte postale, en s’enlaidissant d’un mur, reflétera bien l’époque.

Bienvenue, donc, dans la France de 2017, cible du terrorisme. Bienvenue dans le Paris d’Anne Hidalgo, pourtant si fière d’accueillir les Jeux olympiques de 2024. D’ici là, on doute fort que le problème du fanatisme religieux soit résolu.

La tour Eiffel, premier monument payant visité au monde, restera ouverte pendant la totalité du chantier pendant lequel des travaux de peinture seront également effectués et les ascenseurs modernisés.

Officiellement, il s’agit, certes, de sécuriser, mais surtout de “mieux accueillir les visiteurs”. Pourtant, c’est là un cruel aveu d’impuissance pour la classe politique au pouvoir qui n’a pu protéger son pays et ses habitants.

Pour rappel, en août dernier, un Français d’origine mauritanienne, armé d’un couteau, a tenté de “commettre un attentat” contre un militaire après avoir franchi un portique de sécurité à l’entrée du monument.

De notre vivant, nous ne connaîtrons probablement jamais la disparition du mur qui entourera le symbole de Paris. Nous aurons à vivre dans un temps historique de terreur où nous n’aurons d’autre choix que de nous battre pour conserver notre identité.

Le préalable au retour à une paix lointaine est la réinstauration de frontières défendues, de frontières qui filtrent, de frontières qui garantissent la sécurité du territoire national. Sans cette condition, les murs internes se multiplieront.

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