Dimanche 22 novembre, j’ai participé à un rassemblement devant l’église de la Madeleine de Vendôme organisé à l’initiation de catholiques de la ville et avec l’aval du préfet. Qu’ils en soient remerciés. C’était, pour moi, une heureuse initiative. Je ne suis pas de cette paroisse, mais la communauté chrétienne dépasse la géographie administrative. J’ai donc bravé l’interdit des 1 km du domicile sans aucun scrupule. Bien sûr masqué, pour rassurer, et distance, pour être obéissant à la règle sociale.

Comme attendu, il n’y avait pas la foule d’une manif parisienne, mais j’y ai vu des enfants, des jeunes et des adultes de tout âge. Et surtout pas d’extrémistes, ni de droite, ni de gauche, mais des participants sincères en attente de messe non virtuelle.

Cette période actuelle est propice, dans l’épreuve, à redire, expliquer, manifester la spécificité du christianisme et le sens de la messe. Comme le cinéma n’est pas la vraie vie, la messe de la n’a pas le même sens. Et surtout la même puissance spirituelle. Personnellement, je n’ai pas peur de la mort parce que, croyant catholique chrétien et parce que je suis un rescapé d’un infarctus très grave. Dieu m’a accordé, avec l’aide de la science médicale, de revenir à la vie sur Terre alors que j’étais aux portes de la lumière de l’éternité. Sans doute ma mission sur Terre n’était pas terminée.

Donc, au milieu des bruits de la rue avec ses inventions humaines que sont voitures, motos et autres pétrolettes, nous avons écouté des textes et, finalement, prié ensemble. À mon goût, il y avait un peu trop de prières récitées et pas assez de chants de louange à Dieu. Mais chanter dans le bruit est tâche difficile.

Dieu soit loué de cette initiative. Et pour le clin d’œil, il s’est manifesté sous la forme de pigeons lors du début de nos prières. Nous avons prié pour nos dirigeants, nos familles, nos prêtres, nos frères humains isolés et aussi pour l’espérance et la confiance en Dieu.

Personnellement, je ne supporte pas que César édite, sous couvert de santé publique, ses lois au sein de notre église, où l’eau bénite est transformée en gel hydroalcoolique, le baiser de paix a disparu, les membres de la communauté sont distants d’un rang sur deux et la prière de ses fidèles perturbées par des lois humaines. Rendons à César ce qui est à César et à Dieu ce qui est à Dieu.

Réveillons-nous et n’ayons pas peur. Si un chrétien a la même peur de la mort qu’un humain athée, alors où est le message du Christ ?

Prions tous ensemble pour que nous ayons le courage de louer Dieu selon nos convictions, chacun à sa façon mais fort de notre foi en Jésus-Christ ressuscité. Cela tombe bien, c’est bientôt son anniversaire.

28 novembre 2020

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