À l’issue de la contre la loi globale, de violents incidents ont éclaté à . Des activistes d’extrême gauche s’en sont pris aux forces de l’ordre, faisant plusieurs blessés.

Réaction de Maître Gilbert Collard au micro de Boulevard .

 

Ce soir, 42 000 manifestants ont manifesté contre le projet de loi de sécurité globale. En marge et après cette manifestation, de très nombreuses violences ont eu lieu. On parle de plusieurs voitures incendiées, d’un bar incendié et surtout des scènes de lynchage de policiers. Comment avez-vous réagi en voyant ces images ?

J’ai vu ces images et j’ose espérer qu’elles provoqueront la même indignation que celles du producteur de musique Michel qui a été selon les images, molesté, il ne suffit pas de le discuter.
On a vraiment l’impression qu’une guerre a été déclarée pour n’importe quel prétexte fut-il justifié. Personnellement, je ne suis pas pour l’article 24. Tous les prétextes sont bons pour aller taper sur du policier. C’est très significatif d’une haine institutionnelle sur ce qui est le dernier rempart.
Imaginons que les policiers ne soient plus là, ce serait vraiment la guerre civile. Le pays est déjà à feu et sera à sang. Il faut bien comprendre que la répétition des exactions commises contre les policiers ne relève pas de l’improvisation.

Ces policiers sont d’un côté castagnés par les manifestants et de l’autre côté sont lâchés par leur hiérarchie et par leur ministre à la moindre occasion. Y a-t-il une part de responsabilité de l’Exécutif ?

L’Exécutif, à commencer par le ministère de la , a été très faible dans la répression contre les violences, les outrages et tous les actes pénaux répréhensibles commis à l’encontre des policiers. Les syndicats le disent et ils ont raison. L’arsenal répressif existe et n’est pas appliqué.
Il y a comme une espèce de rendez-vous collectifs qui sur des motivations peut-être légitimes servent de prétexte à aller maltraiter, malmener ou molester du policier. Maintenant, il y a une organisation systématique de l’atteinte à ce que représente, qu’on le veuille ou non, le dernier rempart légal avant que l’on sombre dans la violence absolue. Je vois là, la volonté de faire tomber ce rempart soit en le décourageant soit en le malmenant. Ce n’est pas tellement cela qui sera efficace, mais le découragement. Dès qu’un policier commet la moindre erreur supposée, on risque de provoquer un désengagement. Et là, ce sera la loi de la rue. C’est ce que veulent les dealers dans les cités où les policiers ne peuvent quasiment plus aller, sauf au risque physique et pénal. L’action du policier est donc doublement risquée.

S’il y avait un débat sur le bon aloi de cette loi de sécurité globale, les violences commises par l’extrême gauche desservent foncièrement la cause de ceux qui y sont opposés. Après un tel déchaînement de violence, on a peine à voir une réelle opposition à la mise en place de cette proposition de loi.

Je me refuse à faire une lecture simpliste. Je pense qu’il y a une volonté d’user et de décourager la police. Le combat est mené sur deux terrains. Il y a un combat de la rue où on voit des policiers molestés, malmenés, frappés et agressés. Parfois des policiers ripostent en dehors du cadre de la loi, peut-être par exaspération.
On a aussi un combat mené sur le terrain médiatique, sur le terrain de l’opportunité avec tout de suite une mise en évidence de ce qui n’est pas encore jugé et de ce qui est fragmentaire. Les images sont toujours parcellaires tant qu’elles n’ont pas fait l’objet d’une étude globale.
Je me refuse à considérer que c’est événementiel. C’est trop répétitif et trop ancien pour que ce soit un évènement éruptif. C’est organisé et voulu par une extrême gauche très fasciste et très haineuse qui est idéologique, relayée par des idiots utiles souvent et des intellectuels aux encriers vides et aux idées disparues qui cherchent désespérément des combats pour meubler le vide de leur occupation littéraire, livresque et cinématographique. Il y a comme c’est toujours le cas, une espèce de concordance entre des actifs et des inactifs qui ont l’impression d’agir en rejoignant les actifs.

28 novembre 2020

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