Depuis trois semaines, la intervient avec son aviation en Syrie. Devant l’efficacité des frappes aériennes, les dirigeants occidentaux se répandent en mensonges officiels et en lamentations devant la destruction de leurs créatures barbares.

Rappelons que a été légitimement élu par les citoyens syriens. Sur la dureté de la répression de l’opposition de l’époque, cela a été un mal pour contrer un mal bien plus important. Il n’y a qu’à voir les fanatiques barbares qui, désormais, œuvrent à visage découvert et qui ont plongé la Syrie dans la guerre civile pour comprendre l’attitude du président syrien.

Ceux qui avancent les principes démocratiques pour s’immiscer dans les affaires intérieures d’un pays doivent le faire seulement pour faire en sorte que tous les citoyens puissent voter en et pour contrôler la régularité des élections. Or, les dirigeants occidentaux ont remplacé en Syrie les tracts de électorale par des kalachnikov. Plutôt que de condamner les actions violentes de l’opposition syrienne et d’aider le pouvoir à apaiser les tensions, ils ont radicalisé et armé celle-ci. Ensuite, voyant que cette escalade dans la ne suffisait pas, ils ont délibérément créé des groupes terroristes. Il est vrai que les cendres de l’État irakien étaient un terreau fertile pour exploiter la rancœur et pousser au fanatisme des gens qu’ils avaient mis dans la misère.

L’, pourtant censée être la gardienne des principes démocratiques, a détourné son regard lorsque les dirigeants occidentaux ont fait passer leurs intérêts personnels et ceux de compagnies privées avant les principes qu’ils sont censés défendre. Devant l’absence de réaction de cette institution pervertie, la Russie s’est substituée à elle. Partant du principe démocratique et du fait que Bachar el-Assad était le président légitime de la Syrie, elle s’est rangée à ses côtés.

La première chose à faire, en Syrie, est de revenir aux bulletins de vote. Il faut donc extirper toutes les velléités d’usage de la force, et ceci soit par consentement soit par élimination. La feuille de route que propose la Russie est conforme tant au droit si souvent bafoué qu’aux principes démocratiques que l’on a voulu enterrer en Syrie.

Les dirigeants occidentaux qui vilipendent la décision du président russe ne le font que par un réflexe russophobe pavlovien hérité de la période soviétique. Par une cruelle ironie, ce sont eux qui sont resté figés dans une posture d’anathème qui n’aurait pas déplu au Comité central soviétique de l’époque.

Contrairement à ce que pensent les dirigeants occidentaux en armant des terroristes et en alimentant la violence et la barbarie, la présidence d’un État doit être issue des urnes et non être la prime au plus fort, au plus violent, voire au plus barbare. L’attachement des dirigeants russes à faire appliquer les principes démocratiques dans le monde provient sans aucun doute du fait que la Russie en a été privée durant longtemps.

22 octobre 2015

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