La vient officiellement de basculer dans un régime d’interdiction de de conscience, si ce n’est de dictature de la pensée. En effet, le 16 février, le Parlement français a adopté le délit d’entrave numérique à l’.

Concrètement, vouloir diffuser sur Internet un message qui irait à l’encontre de la pensée unique qui existe dans notre pays sur l’avortement est maintenant un délit passible de deux ans d’emprisonnement et de 30.000 euros d’amende.

La « pensée unique » sur l’IVG ? C’est celle qui consiste à répéter sans cesse le discours déresponsabilisant et simpliste des pouvoirs publics qui cherchent à banaliser l’avortement et n’en faire qu’un acte anodin et sans conséquences dans la droite ligne de la de mort de notre époque.

Dorénavant, il est interdit de tenir un discours différent aux personnes cherchant à s’informer sur un avortement sous peine d’être accusé “d’exercer des pressions morales et psychologiques”.

Alors, c’est avec un esprit de résistance à ce fascisme rampant que je déclare à Madame le ministre à l’origine de cette loi que je suis heureux et fier de me mettre pour la première fois de ma vie en situation de en déclarant les réalités suivantes :

NON, un fœtus de 9 ou 12 semaines dans le ventre de sa mère n’est pas qu’un simple amas de cellules puisqu’il a déjà un cœur qui bat.

NON, un acte abortif n’est pas un acte médical fait avec délicatesse mais peut, selon certaines techniques utilisées, être un acte violent et barbare pour le corps humain et le fœtus. Je n’aurai pas la violence de décrire ici et en détail ce que recouvre, par exemple, la réalité de l’avortement par aspiration.

NON, un avortement n’est pas un acte anodin qui ne laisse aucune séquelle corporelle ou psychique pour la mère, comme le prétendent les enragés du Planning familial. Les cas de syndrome post-abortif existent et apparaissent parfois de nombreuses années après ce drame.

NON, l’avortement n’est pas que l’affaire des femmes mais concerne aussi les hommes qui ne cherchent pas tous à fuir leurs responsabilités, contrairement à ce que prétend le discours ambiant.

NON, il n’y a aucune cherchant à réduire le nombre d’avortements en France, qui sont toujours au nombre de 200.000 chaque année, c’est-à-dire 200.000 enfants qui ne naissent pas (faites le compte, depuis 1975). Soit un enfant sur quatre.

NON, l’avortement n’est pas la seule solution, mais les autres solutions sont toujours ignorées des pouvoirs publics car notre société baigne dans la culture de mort.

OUI, je fais partie de la génération des survivants à l’avortement car j’avais une chance sur quatre de ne pas naître.

Survivant à l’avortement et délinquant !

18 février 2017

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