Sur France Inter, on « révèle » les origines coloniales de la gastronomie française
Ce 21 juillet sur France Inter, l’émission Grand bien vous fasse était consacrée au bien manger. Que signifie « bien manger » ? Le ton était gourmand, apéritif – mais la présentatrice, Eva Roque, et ses invités n’ont pas pu s’empêcher de cracher dans la soupe en dénonçant les « origines coloniales » de notre cuisine, comme l’a signalé le compte X Alertes Médias.
Plantons le décor. Souvenirs d’enfance des invités de l'émission : l’omelette baveuse posée sur un bol de riz blanc avec des brins de ciboulette, évoquée par la journaliste Émilie Laystary. Les truites à la cortenaise, que le chef Florent Ciccoli perpétue dans son restaurant. On en a l’eau à la bouche, même si le ton moralisateur gâche l’ambiance. Florent Ciccoli met en avant la cuisine vertueuse, le management vertueux, je suis vertueux, nous sommes tous vertueux – pour finir par admettre crûment qu’il y trouve son intérêt : « Si je veux rentrer de l’argent (sic), il faut que mes salariés soient contents et qu’ils aient envie de faire ce travail. » De l'utilité de la vertu.
« Le fruit d’un passé colonial »
La principale leçon de l’émission sera anticolonialiste. Eva Roque prépare le terrain : dans la gastronomie, les ingrédients, « particulièrement en France, sont le fruit d’un passé colonial ». Avouez que vous n’y aviez pas pensé. C’est que, rebondit Émilie Laystary, « tout a été fait pour que ces origines-là soient gommées ». Complotisme décolonial : on nous cachait donc quelque chose ! Mais parle-t-on de tous les ingrédients ? Autrement dit, jusqu’au XVIe siècle, les Français n’auraient-ils fait que sucer des racines et mâcher des cailloux pour se nourrir ? Émilie Laystary précise quels sont les produits concernés : le sucre, les épices, le riz. Difficile, alors, d'extrapoler sur le « passé colonial » de la gastronomie française.
D’autant que, n’en déplaise à France Inter, la route des épices est antérieure de quelques millénaires à la constitution des empires coloniaux européens. Si le sucre est lié au colonialisme, c’est au colonialisme islamique, nous dit historia.fr, « quand les Sarrasins conquièrent l’Espagne en 711 ». Puis, au Moyen Âge, « on plante les premières cannes à sucre en Sicile, en Crète, à Chypre, à Malte et à Rhodes ». Quant au riz, il a été cultivé « en Europe - Portugal et Espagne – à partir du VIIIe siècle, et dès le IXe ou Xe siècle en Italie méridionale », selon l'Organisation pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) des Nations unies.
La haine de soi jusque dans l’assiette
Avec des à-peu-près à la louche, France Inter nous mitonnerait-il des « fake news » ? Ce serait pour la bonne cause. Reprenant une thèse de Blast selon laquelle la bonne bouffe a été « confisquée par l’extrême droite », Émilie Laystary s’inquiéte : « Il y a des voix d’extrême droite qui se mettent à s’intéresser à la cuisine et qui vont notamment dire qu’il faut protéger la gastronomie française des assauts du multiculturalisme. Un peu comme si la gastronomie française était une chose pure et qui sortait de nulle part et qu’il fallait la préserver. » Sentez-vous le fumet du fantasme ? Le cliché déroule ses volutes jusqu’au plafond de l’office : « Rappeler tout simplement que la cuisine française est faite de tous ces mariages, tous ces métissages, que tous ces ingrédients nous viennent aussi de l’empire colonial, c’est déjouer cet argumentaire. » Que serait une émission de service public sans métissage ? On se le demande.
Tout cela est à remettre dans un contexte général de dénigrement. Il y a deux mois, un chef décrétait que « ça n'a aucun sens, la cuisine de terroir » (sur France Inter, déjà). La cuisine française s’est vu reprocher d’être « trop blanche » (Sciences Po, 2021), « passéiste et nationaliste » (Télérama, 2025), « trop identitaire » (Le Monde, 2025). La voilà « coloniale ». Au lieu d'honorer les savants qui acclimatèrent en France la pomme de terre, la tomate et la fraise, au lieu de saluer les cuisiniers si plein d’imagination pour les apprêter de façon variée, France Inter ne cultive et ne cuisine que la haine de soi… jusqu'au haut-le-cœur.
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54 commentaires
Dans la cuisine vous avez Rance Inter.
En ce moment , la France est en train de se faire coloniser par les islamistes, mais pour cela la gauche ne dit rien , elle en est même très contente .
Il y a encore des gens qui écoutent cette radio ? ils ont bien du temps à perdre !!
Quand les incultes s’expriment……
Quand la France s’aimera, le monde changera pour parodier la célèbre phrase d’ Alain Pierrefitte. Il.’est pas prêt de changer pour le moment,les fous sont aux manettes.
Bientôt France Inter prouvera que si mon petit chien kiki s’est cassé une griffe c’est de la faute du passé colonial de la France…
Ces gens sont cinglés
France Inter, surtout interminable fadaises
Notre merveilleuse architecture, notre gastronomie riche et raffinée, etc, tout serait héritage du colonialisme : par ce que la France aurait été colonisée ? Voire envahie ? Ce qui me paraît encore plus de ile, comment se fait-il que ces malheureux « colonisés n’ont qu’une idée en tête, s’installer au royaume des colonisateurs. Sont-ils mado ou débiles ? Un génie liste pourrait-il nous éclairer à ce sujet ? Au secours M. Panot, nous aurions besoin de vos lumières éblouissantes
Il faudrait Madame, pour que vous ne soyez pas une horrible colonialiste, que vous alliez chasser l’auroch, prendre les truites à la main dans le ruisseau et attraper les petits oiseaux à la pierre. Permettez moi de douter de vos capacités à vous nourrir en dehors de votre habitat de béton vertical.
Ils n’ont probablement pas lu les ouvrages culinaires d’Escoffier
le niveau de bêtise crasse de france inter atteint des sommets et je prefere ne pas qualifier la personne qui dirigeait ce debat, je deviendrais grossier….comment des gens adultes peuvent ils sortir sans meme sourire de pareilles enormites , soutenus par uen journaliste bien pensante et orientée?????les bras m’en tombent.je ne vais paa enumerer les plats de notre gastronomie qui sentent bon le terroir….mais cen’est pas l’envie qui m’en manque.le niveau d’abrutissement debile de cette petite camarilla de gauchistes est vraiment hallucinant .
la bouchée à la reine, le baeckehofe, la choucroute, les joues de porc, un boeuf bourguignon, une blanquette de veau, un pot au feu, tous nos souvenirs de jeunesse et actuels encore pour ma part, c est d’origine coloniale ? que de débats qui n’ont aucun sens
Ahahha ils sont idiots à gauche et tellement peu instruit que ça en devient ridicule! Au moyen âge on sucrait avec du miel puis il y a eu de la betterave importé et non colonisé puisqu’on n’a jamais colonisé la Mésopotamie. La gaule n’a pas colonisé mais on avait déjà la moutarde, l’ail des ours, la coriandre vient de Méditerranée, le persil, le thym, le romarin… Le blé a été la source d’alimentation de l’Europe comme a pu être le riz en Asie et le blé bouilli est comparable au riz bouilli donc nous avons aucun complexe à avoir, on aurait pu se passer de la nourriture non européenne. Il faut que ces gauchistes incultes lisent des livres sur la cuisine du moyen-âge, ouvrir des livres leur ferait du bien. Si on part du principe que l’on mange de la nourriture d’autres pays qui pousse de façon sauvage dans ces pays (donc aucun mérite), parlons de ce que nous avons apporté au reste du monde. En exemple: Je parle des lois, des institutions, un mode de fonctionnement, des bâtiments, de l’ordre, même des drapeaux (l’Algérie) et ce genre de choses ne pousse pas sans mérite dans la nature, c’est le résultat de combat, de sang, de sueur… Toujours aussi bête à gauche et toujours propice à regarder la paille dans l’oeil du voisin plutôt que la poutre dans le leur. On peut largement dire que la gauche est synonyme de stupidité mais ça on le savait déjà !
Et les betteraves à sucre, c’est colonial peut-être ? Ces gens sont exaspérants. La psychiatrie a de beaux jours devant elle…
Non ! La psychiatrie a renoncé depuis longtemps à traiter les cas incurables !
Sauraient-ils « faire la différence » entre une betterave et un radis ? …