Sondages : Macron bat son record d’impopularité des gilets jaunes !
« Jusqu'où ne descendrons-nous pas ? », se demandait Georges Michel, ici même, devant l'éventualité qu'Emmanuel Macron nomme un socialiste à Matignon, s'engageant ainsi dans un nouveau déni démocratique. Mais cet abaissement, qui vient après ceux de la dissolution, des manœuvres pour empêcher le RN d'accéder au pouvoir, des échecs Barnier et Bayrou, s'inscrit dans un nouveau contexte pour le président de la République : celui d'une impopularité record. La question est donc aussi : « Jusqu'où ne descendra-t-il pas ? »
Des sondages unanimes aux chiffres implacables : Macron, Monsieur 15 % !
En effet, les sondages mensuels qui paraissent indiquent une chute de la cote de Macron qui l'enfonce dans une impopularité record, précisément celle qu'il avait tutoyée lors de la crise des gilets jaunes, en 2018. Selon le baromètre du Figaro Magazine, Macron atteint seulement 15 % d'opinions favorables. Avec cette chute de six points en un mois, il est désormais plus impopulaire que lors de la crise des gilets jaunes ! Même son de cloche dans Les Échos, où le sondage Elabe, s'il place l'étiage à 17 %, indique aussi une impopularité record pour Macron. Cette chute de dix points durant ces derniers mois s'explique par le dévissage du Président au sein même de son électorat : cette chute est de... 28 points chez ses électeurs du premier tour ! Même record chez ceux du second tour, indique aussi ce sondage. Sur le plan sociologique, Macron décroche lourdement chez les cadres (-20 points !).
Macron entraîne toute la Macronie dans sa chute, y compris Édouard Philippe !
Or, cette impopularité record, si elle a évidemment une dimension personnelle quand il s'agit de la personne du président de la République, revêt aussi un aspect politique : avec sa chute, Emmanuel Macron entraîne aussi toute la Macronie. Y compris ceux qui ont pris certaines distances, tentant de faire entendre une autre petite musique. Ainsi, la même enquête des Échos indique que Philippe, Attal et Darmanin sont devenus des « victimes collatérales de l'impopularité de Macron » ! Édouard Philippe, qui faisait la course en tête depuis des mois, chute de 3 points ce mois-ci, à 34 %, sur la troisième place du podium. Derrière Marine Le Pen et Jordan Bardella ! Quant à Gabriel Attal, le nouveau chef du parti Renaissance, il baisse de 2 points, à 31 %. Même Gérald Darmanin, qui faisait sa rentrée politique la semaine dernière dans son fief de Tourcoing, perd 3 points. Toute la Macronie est affaiblie. On comprend dès lors qu'elle soit rétive à l'idée d'élections anticipées, législatives ou présidentielle. De premiers sondages la donnaient d'ailleurs laminée en cas de dissolution, avec un RN fort.
Le 8 septembre : retour au peuple ou nouveau déni démocratique ?
Cette impopularité record affaiblit considérablement le Président, bien davantage qu'au moment de la crise des gilets jaunes. Le contexte est en effet radicalement différent pour lui : sa chute d'alors intervenait en début de mandat et pendant une crise sociale inédite ; cette fois, il approche du terme et il touche le fond avant même le mouvement du 10 septembre. De plus, il ne dispose plus de tous les leviers qu'il avait encore : une majorité solide à l'Assemblée, un Premier ministre moins abîmé. Enfin, il a enchaîné les « coups démocratiques » par lesquels nous commencions et qui ne sont pas pour rien dans sa chute. Toute la question est donc de savoir s'il pense pouvoir en ajouter un (un gouvernement avec les socialistes...). Un de plus ? Un de trop ? Si les partisans de la démission d'Emmanuel Macron, à droite, se comptent pour le moment sur les doigts d'une main, dès le 8 septembre, ils devraient être plus nombreux et plus audibles. Ils auront d'ailleurs la caution de certains constitutionnalistes, comme Alexandre Viala, professeur agrégé de droit public à l'université de Montpellier III qui, faisant dans Le Monde la genèse du tripartisme voulu par Macron, en tire toutes les conséquences politiques et institutionnelles : « Si le résultat probable du vote du 8 septembre se confirme à l’Assemblée nationale, le débat autour de l’éventuelle démission d’Emmanuel Macron, que chacun y soit ou non favorable, sera de plus en plus difficile à éluder, dès lors que la paralysie actuelle a pris racine dès sa première élection à la présidence de la République. » Des constitutionnalistes y pensent et les Français sont désormais majoritaires à réclamer la démission de Macron (plus qu'une nouvelle dissolution) : selon un sondage YouGov publié par Le Huffpost samedi, 58 % des Français estiment que le Président devra partir si le gouvernement de François Bayrou chute. Dans le sondage du Figaro, c'est 64 %. Les Français se détournent d'Emmanuel Macron mais (fait nouveau) souhaitent aussi que lui-même tourne la page...
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126 commentaires
Cette descente en chute libre d’un président mal-aimé (qui n’a jamais touché la terre de la réalité) risque de creuser un trou (encore un) tant il est parti de haut. « Plus dure sera la chute ». Saauf qu’un esprit comme le sien, volatile et bifide, est capable de tout pour durer. Des hypothèses courent, comme le chaos ou la guerre qui mettraient l’article 16 en éveil. En dernier ressort n’a-t-il pas été élu pour aller jusqu’au bout, quoi qu’il en coûte à notre douleur ? Mais quand le bout vient à vous, la sagesse est de se rendre à lui.
Pas étonnant il a programmé sa chute.
15% ! De quoi se demander pour quoi comme toutes personnes sensées il ne démissionne pas.
Probablement il doit y avoir une bonne raison cachée, perso je vois pas ou j’ai peur de comprendre.
On en viendrait à s’étonner avec le bonhomme, des 15% de français, avec lesquels il conserve encore quelques faveurs Je réfléchis à leur profil, je ne trouve pas…Difficile en effet d’obtenir quelques soutiens de français, quand ouvertement et chaque jour d’avantage, il reconnait ne pas aimer les autres en général, et la France en particuliers…
Je me posais la même question que vous en lisant cet article.Y a t-il, véritablement 15% de français qui le soutiennent. je n’ai pas trouvé la réponse. En effet, je ne connais personne qui, déjà avait voté pour lui, mais je crois que leur sentiment envers lui est encore pire.
ce sont les Français qui subissent cet inutile qui dilapide notre patrimoine, qui détruit notre pays et il y en encore qui le soutienne mais réveillez- vous car vous avez des oeillères ?
Pour rappel, l’actuel Président de la République a été élu pour une seconde fois en 2022.
Le nombre de voix qui lui ont permis cette réélection est ridiculement faible par rapport au total des électeurs inscrits sur les listes électorales.
Alors au lieu de vous plaindre, la prochaine fois, prenez du temps pour aller voter…
La démocratie vous permet de vous exprimer en totale liberté alors utilisez votre « droit de vote »…
Cela vous évitera de pleurnicher pendant cinq ans…
je suis en accord avec vous. mais pour faire comprendre aux électeurs que s’abstenir est donner une voix à ce type (puisque seuls ceux qui sont pour lui se déplacent en principe, dans ce cas) je n’y arrive pas, même si, mathématiquement c’est logique.
Sauf bien sûr s’il y a plus de 75% je crois, d’abstentionnistes, ce qui est difficile à avoir.
je viens de vérifier :
« La réponse est non : une élection ne peut pas être annulée, quel que soit le niveau de l’abstention. Ce cas de figure n’est présent dans aucun texte régissant la démocratie française. Dans la Constitution, il n’est en effet pas mentionné que l’abstention puisse contrevenir à l’élection du président de la République, ni à aucun autre scrutin, quelle que soit son importance. «
Quand des gens votent deux fois de suite pour un imposteur ce n’est pas l’élu qu’il faut condamner mais le peuple français pour son ignorance et son désintérêt de la politique et de l’avenir de son pays. Descendre toujours plus bas pour espérer un jour remonter.
Je pense que, malgré tout, il y a eu magouille, ne serait ce que parce que les votes, après remontée à Paris des résultats provinciaux ont été traités aux USA!
Les LR ne savent plus où ils se situent depuis des lustres, ils sont discrédités, qu’ils partent avec Macron.
Pourquoi démissionnerait-il ? Ce sont les autres qui ont tort pas lui !
N’oublions pas que malgré sa chute pendant les gilets jaunes, il a été élu une seconde fois ! Les Français peuvent être …. Je ne sais quel qualificatif noter … ( je vous laisse le choix !!! ) … quelquefois !!!
Il pourrait être Monsieur 2 % qu’il ne partirait pas. Seule solution changer de trottoir et aller le chercher et encore !
Les arroseurs arrosés. Que ce soit Macron, Darmanin, Attal, Philppe? ils ne méritent pas la confiance des français ,ils ont trahi le peuple français , à vouloir toujours changer de camp.
S’il n’y avait que changer de camp. Ce sont des incompétents bouffis par le pouvoir .
Quoi de plus normal, je suis même étonné qu’il soit encore à 15 %, il a tout raté. Il a divisé le pays comme jamais, l’économie, les finances, l’éducation national, la santé, la sécurité, l’agriculture…. plus rien ne va . il s’est fait complice d’une immigration non contrôlées, il nous entraine dans la guerre ukrainienne, il a versé des milliards à l’Ukraine sans l’avis de personne, il s’est vendu totalement à van der leyen, Il est la risée du monde entier. Il se ridiculise à chaque fois qu’il passe à la télé dans des déguisements ridicules etc …. incompréhensible qu’il soit encore à 15 %.. Vous appelez victimes collétérales, les darmanin, retailleau, attal, philippe, … mais ce ne sont pas des victimes ce sont des traitres et c’est normal qu’ils soient rejetés au même titre que leur maître auquel ils se sont soumis sans vergogne, Hier quand j’entendais les LR dire si c’est un socialiste qui entre à Matignon nous serons dans l’opposition, et pourquoi n’étaient ils pas dans l’opposition lorsque borne et et atta ont été premier ministre, au contraire ils se sont précipités pour être ministre, pourquoi n’étaient ils pas dans l’opposition lorsqu’ils ont du choisir entre un LFI ou un socialiste lors des dernières législatives etc.. Ils m’écœurent tous,
Mais qui sont ces 15% ????
Je me pose la question.
« Philippe, Attal et Darmanin sont devenus des « victimes collatérales de l’impopularité de Macron » ». Ces trois-là ne sont pas des victimes, non plus que toute la clique macroniste. Sentant le vent tourner, ils essaient de se démarquer un peu — si peu, en bons retourneurs de veste qu’ils sont.
Tout à fait d’accord, le Darmanin se réveille en essayant de prendre des mesures efficaces pour les narcotrafiquants, mesure purement électoraliste, il fait toujours partie de la même clique, n’oublions pas non plus que c’est un ancien LR, opportuniste, et un menteur invétéré (kevinmateo, etc)
Tous ceux qui ont déjà été au pouvoir sont à virer manu militari.