Somalie : au moins 21 morts et 117 blessés après une attaque d’islamistes shebabs à Mogadiscio

Le nombre des victimes de l’attaque de l’hôtel Hayat à Mogadiscio, capitale de la Somalie, par des islamistes radicaux shebabs, qui s’est terminée samedi soir, est monté à 21 civils tués et 117 blessés, a annoncé, dimanche, le ministre de la Santé somalien.

Trente heures de combat

L’attaque s'est terminée après 30 heures de combats entre les shebabs, un groupe affilié à Al-Qaïda, et les forces de sécurité somaliennes.

Des opérations de ratissage se poursuivent, ce dimanche 21 août. La zone autour de l'établissement, en grande partie détruit, reste à sécuriser. La recherche d'explosifs se poursuit car, selon un militaire cité par l'agence Reuters, « ils ont été éparpillés dans l'hôtel, notamment dans des sacs en plastique ».

Un témoin s'exprime au micro de l'AFP : « Je peux vous dire que ce qui s'est passé ici est un désastre qui a touché notre peuple à tous les niveaux, qu'il s'agisse du bilan des morts ou de la destruction de biens. Le siège de l'hôtel a duré environ 32 heures. Les forces de sécurité et les shebabs se sont battus sous nos yeux. Comme vous pouvez le constater, il y a beaucoup de bâtiments détruits, ici. Ce genre d'incidents est répétitif et c’est nous, les jeunes, qui sommes toujours les cibles de telles attaques. »

Les autorités somaliennes ont tenté de rassurer la population, annonçant avoir libéré 106 otages, surtout des femmes et des enfants.

Une insurrection islamiste qui dure depuis 15 ans

Après cette attaque islamiste, beaucoup de questions se posent au sujet de la sécurité dans la capitale : comment cet hôtel très fréquenté par des ministres et des responsables gouvernementaux a-t-il pu être pris pour cible ? Pourquoi n'était-il pas mieux gardé ?

Les familles de personnes portées disparues se sont rassemblées dans la rue à proximité de l'hôtel, mais étaient tenues à distance par les forces de sécurité.

Cette attaque des shebabs est la plus grave à Mogadiscio depuis l’entrée en fonction du nouveau président Hassan Sheikh Mohamud en juin dernier, après des mois d’instabilité politique. Elle relance brutalement la question de l’insurrection islamiste, qui dure depuis 15 ans, face au gouvernement fédéral.

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