Pour se moquer des religions, le Spiegel allemand cible, de préférence, les catholiques !

C’est sur les médias non officiels ou, hélas, souvent confidentiels, là où le politiquement incorrect s’affiche, qu’on apprend qu’il n’y a manifestement pas de limites quant il s’agit de se moquer de la religion catholique ou d’exploiter sans vergogne ses images les plus sacrées. Ainsi ce week-end, dans le quotidien Présent, le journaliste Franck Deletraz nous a révélé la dernière une du Spiegel, l’équivalent allemand de L’Express.

Cet hebdomadaire, qui se veut être le miroir du monde et dont le tirage frôle le million d’exemplaires, n’a pas hésité, dans son numéro daté du 9 décembre, à mettre en couverture la célèbre Nativité de Lorenzo Lotto. Au premier regard, vous vous dites que l’hebdomadaire va souhaiter un “Joyeux Noël” à ses lecteurs. Puis vous vous penchez sur le berceau où l’Enfant tend les bras à la Vierge Marie. Non, vous ne rêvez pas, le petit Jésus repose dans le carton d’emballage d’une grande société de distribution, mondialement connue !

Mais ce n’est pas tout. Dans une bulle, saint Joseph s’exclame : “Mais je n’ai pas commandé ça !” et la Sainte Vierge de lui répondre : “On peut l’échanger.”

L’article concerné est titré “Comment le commerce en ligne révolutionne nos vies”. Ainsi, à deux semaines de Noël, le Spiegel n’a rien trouvé de mieux, pour illustrer en une son sujet, que détourner une image chrétienne. Pire, peut-être encore, la Sainte Vierge et saint Joseph sont réduits à l’état de vulgaires acheteurs de bébé. Un bébé dont on pourrait fort bien se débarrasser en l’échangeant contre, par exemple, un téléviseur.

Mais le Spiegel n’en est pas à sa première provocation à l’égard de la religion catholique. Déjà en 2010, pour illustrer sa supposée hypocrisie, l’hebdomadaire allemand avait choisi de photographier en studio un mannequin habillé d’une somptueuse soutane rouge de cardinal, cette couleur qui rappelle le sang des martyrs de l’Église. La main droite du mannequin tenait une Bible et la main gauche se glissait sous l’habit à la hauteur du sexe. On aura compris le message…

Autre couverture, de 2016 celle-là, sur l’abus des religions et leur dangereux retour. Vous pourriez imaginer que l’islam va être l’objet essentiel – ou tout du moins principal – de l’article. Eh bien, non. En gros plan, vous avez le Christ cloué sur sa croix puis, en arrière-plan, le patriarche russe aux côtés de Poutine, un hystérique brandissant un portrait de Jésus surmonté par une photo de Trump tenant une Bible et, à gauche, à peine visibles, des manifestants au look européen brandissant quelques drapeaux sinistres de l’État islamique.

Disons que le Spiegel met toutes les religions dans le même sac ou carton. Avec, cependant, il faut bien le reconnaître, une très légère préférence pour la religion chrétienne…

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