Les propos du pyromane ne pouvaient rester sans une intervention des services d'extinction de l'Élysée. Lors d'une interview sur France 3, le dangereux ministre de l'Économie avait jeté les mots « abus » et « dérives » sur les substances explosives de l'affaire McKinsey. Alerté par un voisin, fonce toutes sirènes hurlantes vers les studios de France Inter. doit informer ses auditeurs que les mots du gars Bruno ont dépassé sa pensée. Dans un premier temps, le pompier asperge la journaliste d'un rappel de la vraie problématique de l'affaire tel que définie par le capitaine de la caserne : « La question, c'est de savoir si des gens qui travaillaient chez McKinsey ont par ailleurs participé à une ou plusieurs élections. » Extrêmement désintéressés, ces braves travailleurs ont-ils « participé en leur nom propre, c'est-à-dire qu'ils ont fait du bénévolat comme beaucoup de gens issus de n'importe quelle entreprise ? », précise le porte-parole. Le procédé anti-feu déployé dans le studio est imposant. Somme toute, les juges devront estimer si la société McKinsey s'apparente à un camp scout constitué de petits jeunes « toujours prêts » à rendre service ou au fonctionnement plus complexe des centres Emmaüs.

Malgré cet important dispositif, brûle encore de savoir s'il y eut délits de favoritisme dans l'attribution de contrats. La journaliste persistant à mépriser le sacrifice de tous ces « Castor vaillants » sur l'autel du macronisme. Abus ? Dérive ? L'ex-ministre de la Santé avoue son incompétence linguistique : « Je ne sais pas ce qu'est une dérive ou un abus. » n'a laissé aucun dictionnaire ou manuel permettant de comprendre son patois. « Je ne sais pas ce que c'est qu'une dérive ou un abus, je sais que quand j'ai eu besoin de rattraper l' dans la campagne vaccinale, j'ai fait appel à une entreprise qui venait de conseiller l' dans l'élaboration des centres de vaccination. » Bénévoles le jour, stratèges vaccinaux la nuit.... Peut-être un abus d'heures supplémentaires ? Une dérive dans la consommation de café ?

En guise d'extinction définitive de cette atteinte à la solidarité gouvernementale, un dernier seau d'eau est jeté sur les cendres encore fumantes. Avec , les choses sont claires : « Ce n'est pas que je dis que je ne suis pas d'accord ou non. » Le pompier Véran repart vers son QG en laissant derrière lui un fagot de langue de bois. Les cols roulés ne sont plus indispensables.

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28 novembre 2022

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27 commentaires

  1. Non mais c’est pas possible je viens juste de sortir mon col roulé…faudrait savoir…Si ça continue je pousse le thermostat à 25….

  2. Véran explique qu’il a fait appel à un cabinet qui avait bien travaillé en Allemagne. Serait-ce à dire qu’il n’y a pas eu d’appel d’offres, pas de concurrence? Il faudrait ressortir les dossiers sur ce point-là.

  3. Le feu est allumé il peut dire ce qu’il veut il ne pourra pas l’éteindre ,espérons que la justice face son travail pour une fois .

  4.  » Notre gouvernement » est le même qu’il y a 5 ans.
    Les Français ont reconduit la même clique d’incompétents, méprisants et menteurs. Il faudra boire la coupe jusqu’à la lie. Et malheureusement aucun de ces fous qui prétendent gouverner n’aura la moindre sanction.  » Responsable mais pas coupable » dira ce qu’il nous reste de justice !

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