[Satire à vue] Olivier Véran tente d’éteindre l’incendie allumé par Bruno Le Maire

Capture d’écran (1013)

Les propos du pyromane Bruno Le Maire ne pouvaient rester sans une intervention des services d'extinction de l'Élysée. Lors d'une interview sur France 3, le dangereux ministre de l'Économie avait jeté les mots « abus » et « dérives » sur les substances explosives de l'affaire McKinsey. Alerté par un voisin, Olivier Véran fonce toutes sirènes hurlantes vers les studios de France Inter. Léa Salamé doit informer ses auditeurs que les mots du gars Bruno ont dépassé sa pensée. Dans un premier temps, le pompier asperge la journaliste d'un rappel de la vraie problématique de l'affaire tel que définie par le capitaine de la caserne : « La question, c'est de savoir si des gens qui travaillaient chez McKinsey ont par ailleurs participé à une ou plusieurs élections. » Extrêmement désintéressés, ces braves travailleurs ont-ils « participé en leur nom propre, c'est-à-dire qu'ils ont fait du bénévolat comme beaucoup de gens issus de n'importe quelle entreprise ? », précise le porte-parole. Le procédé anti-feu déployé dans le studio est imposant. Somme toute, les juges devront estimer si la société McKinsey s'apparente à un camp scout constitué de petits jeunes « toujours prêts » à rendre service ou au fonctionnement plus complexe des centres Emmaüs.

Malgré cet important dispositif, Léa Salamé brûle encore de savoir s'il y eut délits de favoritisme dans l'attribution de contrats. La journaliste persistant à mépriser le sacrifice de tous ces « Castor vaillants » sur l'autel du macronisme. Abus ? Dérive ? L'ex-ministre de la Santé avoue son incompétence linguistique : « Je ne sais pas ce qu'est une dérive ou un abus. » Bruno Le Maire n'a laissé aucun dictionnaire ou manuel permettant de comprendre son patois. « Je ne sais pas ce que c'est qu'une dérive ou un abus, je sais que quand j'ai eu besoin de rattraper l'Allemagne dans la campagne vaccinale, j'ai fait appel à une entreprise qui venait de conseiller l'Allemagne dans l'élaboration des centres de vaccination. » Bénévoles le jour, stratèges vaccinaux la nuit.... Peut-être un abus d'heures supplémentaires ? Une dérive dans la consommation de café ?

En guise d'extinction définitive de cette atteinte à la solidarité gouvernementale, un dernier seau d'eau est jeté sur les cendres encore fumantes. Avec Bruno Le Maire, les choses sont claires : « Ce n'est pas que je dis que je ne suis pas d'accord ou non. » Le pompier Véran repart vers son QG en laissant derrière lui un fagot de langue de bois. Les cols roulés ne sont plus indispensables.

Jany Leroy
Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

27 commentaires

  1. Olivier Véran, le porte-parole qui a fait jusqu’ici le plus de mal au gouvernement. Il suffit qu’il apparaisse sur un écran pour déclencher le zapping. Le passe vaccinal ne lui a pas suffi et il veut apparaitre à tout prix comme le sauveur du macronisme. On n’a pas fini de le voir avec l’euthanasie et la GPA Européenne dont il est un farouche partisan.

  2. Il a été le porte-parole de l’ARS et de ses grands prêtres durant deux années et demi , à grands renforts de mensonges et de contre-vérités, alors il est bien dans son rôle actuel , insistant sur la nécessité de faire appel à ces sociétés conseils , avec un aveuglement éhonté , ne vous en déplaise M. Véran cela a coûté aux contribuables français 1 milliard d’€ , pas mal en matière de conseils . Peut-être serait-il bon d’insister sur les formations de tous nos hauts fonctionnaires grassement payés qui à part user leurs sièges en cuir ne servent pas à grand chose en définitive.
    J’exagère , que nenni !!! Essayez de joindre une seule administration sous couvert d’un ministère au hasard , et bien il vous faudra passer par la « case société privée » qui fait office de tampon entre le quidam et la « Cour des Miracles ».

  3. Voilà quelqu’un qui ignore ce que sont les dérives et les abus mais qui, dans le même souffle, explique qu’il n’en a contaté aucun dans son ministère de la santé ! Faudrait savoir, comment reconnaitre une dérive ou un abus lorsque l’on ignore de quoi il s’agit ? Ils mentent tellement qu’ils se prennent les pieds dans le tapis…

  4. Il n’y a pas à dire, mais ils sont forts, très forts même dans leur rôle de menteurs. Je les vois bien en marchand de cravates sur les marchés en plein été vous vanter l’avantage d’un tel article alors que vous n’aspirez qu’à aller vous baigner.

  5. Nous sommes en présence d’un régime exemplaire selon la volonté d’E.Macron. S’il ne l’était pas , à quelles affres serions-nous soumis ! Et s’il ne l’était pas ?

  6. Ce menteur magouilleur ferait bien de la fermer car son tour viendra. Quant à l’affaire macronkinsley elle est simple, corruption corruption corruption à tous les étages, Les campagnes de macronkinsley ont étés financées par l’impôts des Français et les milliards d’euros des rapports kinsley ne sont que les payements des factures pour les deux campagnes, attaquons nous maintenant aux rétro-commissions et enrichissement personnel du 1er corrompu de France.

  7. Cela prêterait vraiment à rire si au fond toutes ces volte faces n’étaient pas drôles mais usantes

  8. Pour la tactique vaccinale, Véran avait sous la main l’inspection générale de la santé où en tant qu’ancien chef de service des hôpitaux, je connais des gens très compétents et qui coûtent nettement moins cher que les Mac Kinsey boys.

    • En effet, à compétences égales les émoluments d’un fonctionnaire d’Etat coûtent bien moins cher aux contribuables que ceux de son homologue du privé. Le traitement d’un IASS est dérisoire au regard de la rémunération du chargé d’affaires Macronkinsey.

  9. Ce Tartuffe ne sait reconnaître un abus d’une dérive mais il promet de tout faire pour les rechercher. Comique.

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