Disons-le tout net : la perte de la majorité absolue du clan macronien ne doit pas faire oublier la plaie béante laissée par la défaite des plus grands amuseurs qu'il comptait dans ses rangs. Dimanche soir, au fil de l'annonce des résultats, les Français amateurs de franche rigolade blêmissaient.

Christophe Castaner, d'abord. Le plus emblématique de l'indigence élyséenne, toujours prêt à intervenir, surtout quand il n'avait rien à dire : emporté dans la fleur de l'âge par un scrutin inique qui vient priver les amateurs de personnages fantoches de bons moments autour d'un barbecue. Emmanuel saura-t-il lui trouver un remplaçant ? Tous leurs espoirs étaient désormais tournés vers ce découvreur de talents. Faisant contre mauvaise fortune bon cœur, les orphelins du caïd de Manosque se consolaient tant bien que mal. Il leur restait quelques seconds couteaux de bonne facture.

Amélie de Montchalin, par exemple. Patatras ! Nommée ministre de la Transition écologique le 20 mai, elle révèle quatre jours plus tard, au micro de , qu'elle a « de fortes convictions sur le changement climatique ». La nouvelle révolutionne la météo. En signe de soutien, le dieu Jupiter déclenche une forte canicule. Erreur fatale. Les électeurs macroniens de la circonscription de l'Essonne où la croyante se présente ne supportent pas la montée des températures. Elle est battue par un NUPES socialiste rompu aux traversées du désert. Plus tard, dans la soirée, le moral des joyeux drilles descendait encore d'un cran.

Lætitia Avia. « Non, pas elle ! » Si. À défaut de chauffeur de taxi, la députée sortante a mordu la poussière. Celle qui rêvait de museler les s'est étalée lamentablement devant un ennemi du divertissement. Richard Ferrand, qui déclarait avoir des valeurs communes avec Mélenchon un jour, puis diamétralement opposées deux semaines plus tard, est battu, lui aussi.

C'est une hémorragie de boute-en-train ! Vers qui se tourner, désormais, pour oublier les délires du mondialisme ? Un soutien psychologique est dépêché auprès des plus désespérés. Il reste quelques beaux spécimens. Avec son sketch du Stade de France, a montré qu'il lorgnait le créneau occupé par son prédécesseur au ministère de l'Intérieur. Un de perdu, dix de retrouvés ! Allons... Et Lallement ! Il est pas rigolo, Lallement ? La photo du personnage déride la cohorte de déprimés par cette hécatombe de fantaisistes macroniens. Oui, il est bien. Et Lemaire qui promettait de terrasser économiquement la Russie ? Il compte pour du beurre ? À l'énoncé de ces émules de Castaner, des sourires réapparaissent sur les visages. Ils doivent en convenir, le réservoir de branquignols n'a pas été complètement siphonné par ce deuxième tour. Il reste de beaux spécimens. La promesse d'épisodes drolatiques requinque les troupes. En avant et haut les cœurs ! La coalition des agents d'ambiance garde la majorité absolue au sein du mouvement macronien.

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20 juin 2022

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8 commentaires

  1. Sibeth, Schiapa et tant d’autres, 2 nouvelles recrues pour le cirque itinérant des super marcheurs… ils doivent arriver au bout de leurs semelles !!!

  2. Oh la franche rigolade ! Une fois encore, merci Monsieur Leroy. Et comme vous dites ils reste quelques rigolos pour nous faire passer les5 prochaines années. Si Dieu le veut, bien sur.

  3. Les Français sont quand même un peuple bizarre. Ils élisent assez confortablement un pantin sur lequel ils tirent aux scrutins suivants!

  4. « c’est avec tristesse ….. » tweet du sieur Castaner …rassurez vous Mr .pas pour tout le monde (la tristesse) …castaner , castaner ..et ferrand et ferrand ..alouette je te plumerai la tête …(un peu d’humour , tellement ils sont pathétiques )

  5. « Qui ne saute pas n’est pas Macron », scandait Castaner.

    En maintenant, c’est qui qui saute, hein ?

  6. Ils ont affiché leur tristesse à l’énoncé des résultats, nous affichons notre plus grande joie à les voir disparaître du décor – hélas il reste encore quelques spéciments et pas les moindres.

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