[Satire à vue] JO de Paris : trop de monde aux balcons !

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Sécurité, bouquinistes, transports, accès au métro... L'organisation des Jeux olympiques se prépare dans la fièvre. Paris 2024, Anne Hidalgo bat le record de bureau à bureau. 1.000 mètres par jour effectués au pas de course d'un service à l'autre. Des tapis usés par les va-et-vient, des conseillers à cran. Un problème réglé que déjà un autre survient. Mais quoi, encore ?

Alors que tout semblait presque bouclé, quasi verrouillé et à moitié fin prêt, un trouble-fête survient. Dans l'antichambre du préfet se tient le président de la Fédération nationale de l'immobilier. Blanc comme un linge, il est venu alerter sur le danger qui plane sur la cérémonie d'ouverture. Envahis de spectateurs, des balcons donnant sur le parcours pourraient s'effondrer sous le poids du nombre. Immeubles haussmanniens, 200 ans d'âge, 800 kilos dessus. Patatras ! Et les garde-corps ? Supporteront-ils la poussée des personnes invitées par les riverains à profiter de la vue imprenable ?

Les vérifications au cas par cas s'annoncent coûteuses

Le président de la FNAIM, Olivier Princivalle, interpelle les instances parisiennes de l'olympisme : « Il faut vérifier que les balcons puissent tenir le choc. » Six kilomètres d'immeubles répartis de part et d'autre de la Seine. Des milliers de balcons. L'Ordre des architectes est invité à établir une note technique sur le sujet. Tiendront, tiendront pas ? Les vérifications au cas par cas s'annoncent coûteuses. L'État, les syndics, les particuliers ? Qui paiera la facture ?

L'idée d'Anne Hidalgo n'a pas été retenue. Fournir des parachutes aux riverains présente quelques risques. Un qui ne s'ouvre pas et c'est le drame. « Tu parles d'une cérémonie d'ouverture ! » a fait observer le président de la FNAIM. Déplacer tous les balcons au rez-de-chaussée, soutenir à bout de bras les structures les plus fragiles... Les conseillers gambergent et tournent en rond. D'un étage à l'autre, la rumeur s'est propagée. Sous le poids des responsabilités, madame le maire s'est effondrée. À six mois de l'événement, la catastrophe remet en question le déroulé de la cérémonie. Remise sur pied, tiendra-t-elle sous le poids de l'émotion ? Les architectes seront consultés.

Jany Leroy
Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

38 commentaires

  1. L’essentiel, c’est de prévenir tous les propriétaires de balcons et si malgré cela, ils prennent le risque d’y aller en nombre, Dieu fera le reste !

  2. Si les gens sont assez stupides pour s’ amasser sur des balcons en quoi cela concerne-t-il la mairie?
    Pourquoi ne pas aussi vérifier les étayages des infrastructures comme le RER où dans certains endroits des seaux recueillent les eaux qui se sont infiltrées,cela aussi peut être dangereux!

  3. Pourtant, d’habitude les Français aiment bien voir ´´ du monde au balcon ´´ !!!
    Faut bien sourire un peu ces temps-ci…

  4. Je vois que la dérision et l’humour se propagent! BRAVO!…J’espère que nous ne pleurerons pas au cours de ces JO qui auraient dû être annulés. Attendons-nous à quelques évènements tragiques!!!

    • Ma chère Maria William, ça me fait plaisir de vous avoir fait sourire… c’est inné, chez les ch’timis… j’espère que vous n’êtes pas francilienne… sinon on vous accueille chez nous en Creuse, calme et silence assuré… si vous saviez comme on s’en fiche de ces JO !!! N’hésitez pas à me répondre.

      • Merci pour votre réponse si chaleureuse. J’ai horreur de la ville mais suis obligée d’y vivre. Je rêve de forêts et prairies, de vergers et potagers. Au diable les JO et tout le reste. A 81 ans, il me reste les souvenirs..et heureusement car je vis dans une région qui n’est pas la mienne et ne le sera jamais. Profitez bien de cette belle campagne et… votez bien…

  5. De grâce, annulez ces jeux qui peuvent être un massacre des athlètes, des visiteurs et de la population. Des athlètes qui vont faire plouf avant de concourir, des hôpitaux et services d’urgence qui ne pourront pas sauver les gens…. ANNULEZ TOUT et tuez les « surmulots » plutôt que les gens.

  6. J’ai bien ri ! Certes je n’aurais pas dû, mais je n’ai ri qu’en imaginant la tête d’ Hidalgo confrontée à un problème insoluble ; pour le peu qu’il y ait 4 ou 5 nuisibles en trop sur les balcons… Quoique des nuisibles surtout Politiques il.y en aura pléthore !
    En tous cas, préparons-nous à donner au « denier des J.O »…

  7. On nous raconte tout un tas de choses plus ou moins comiques, en ce moment c’est bon pour le moral, mais moi je me pose la question dont personne ne parle, le coût de ces jeux et surtout celui payé par le contribuable !

    • Comment, vous ne savez pas ?
      C’est même un président de la République (heureusement retraité aujourd’hui) qui l’aurait dit :
      « … Ça ne coûte rien, c’est l’état qui
      paie ! »

  8. Réfléchir avant se n’est pas mieux que de se trouver au « pieds du mur » au sens propre si le balcon s’écroule !!

  9. Il faut interdire les balcons aux gros, sauf s’ils ont fait le régime « comme j’aime », peut-être que la mairie de Paris pourrait dans sa grande sagesse le subventionner.

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