Accueil Santé Coronavirus Romans-sur-Isère, un dégât collatéral du confinement ? Ça ressemblait pourtant vachement à du terrorisme islamiste !

Romans-sur-Isère, un dégât collatéral du confinement ? Ça ressemblait pourtant vachement à du terrorisme islamiste !

Évidemment, le canapé est plus confortable que les tranchées, mais cette drôle de guerre est déjà, pour notre temps, plus douillet, très pénible à supporter.

Puis, les beaux jours arrivant, le confinement se relâche. Et l’annonce du report du bac n’aide pas. En 2020, nous aurons le premier bac « contrôle continu », Jean-Michel Blanquer a tranché. Enfin, façon de parler. Une décision suppose une alternative. Dans la purée de pois générale, et attendu que nul ne sait quand ce confinement mené, faut de tests, au doigt mouillé et à la boule de cristal sera levé… que pouvait-il dire d’autre ?

On ne sait ce qu’il en sera pour les concours des grandes écoles, mais cela promet d’être folklorique : tirage à la courte paille pour Polytechnique et loto pour HEC ?

Déjà, les cris de joie juvéniles fusent sur les réseaux sociaux : « L’année est terminée ! » La vie de famille dans des appartements exigus avec des adolescents désœuvrés, assurés de leur année, promet…

Même les membres du gouvernement rongent leur frein en ce début de vacances scolaires. Brune Poirson s’est ainsi déplacée ce week-end dans le sud de la France pour des motifs qui relèvent « de la sphère familiale et privée » (Le Dauphiné). Son staff les a confiés dans le creux de l’oreille d’un ou deux journalistes bienveillants qui s’en portent garants même si (chut !) ils ne peuvent rien vous dire mais vous pouvez leur faire confiance, n’est-ce pas ? Que ses raisons « familiales et privées » soient honorables est possible, voire probable. Comme le sont celles de tant de Français que l’impossibilité de se déplacer plonge dans des difficultés inextricables et qui ont tenté, eux aussi, de chuchoter à l’oreille des gendarmes… mais les pandores ont la feuille et le cœur durs. Ils ne sont pas Brune, ils ont une prune.

Mais si le confinement excite les lycéens et donne des fourmis dans les jambes des politiques, il suscite aussi (plus problématique) des vocations d’assassin : « Attaque de Romans-sur-Isère : le suspect était très agité et inquiet en raison du coronavirus et du confinement » (Franceinfo). « Attaque de : l’assaillant était aigri à cause du confinement, selon des témoins » (20 Minutes, La Voix du Nord et La Dépêche). « Attaque au couteau de Romans-sur-Isère : le suspect se plaignait du confinement » (Le Parisien).La source de ces titres est la même : le témoignage d’un proche recueilli par l’AFP.

Au vu du pedigree du Soudanais, de son Allahu akbar au moment de passer à l’acte et de la prose en arabe, retrouvée chez lui, décrivant la France comme un pays de mécréants, nous aurions juré, esprits simples que nous sommes, qu’il s’agissait d’un attentat islamiste. Mais non, il se faisait du souci pour sa santé. Quand d’autres mettent du collutoire, un suppo de Doliprane et une bouillotte au fond du lit, il a tué deux personnes et fait cinq blessés. Mais dans cette crise sanitaire, tout est tellement incroyable, inédit et disproportionné que, vous savez, on ne s’étonne plus de rien ! D’ici à ce que le docteur Salomon rajoute ces pauvres gens, allez hop ! à son décompte macabre comme victimes collatérales…

Après la drôle de guerre et le drôle de bac, le drôle de journalisme. Qui ne fait plus tellement rire.

À lire aussi

Une femme pour succéder au cardinal Barbarin : de quoi se mêle Marlène Schiappa ?

Merci d’ôter vos pieds du bénitier et vos mains de la porte de la sacristie : vous violent…